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lorfque tous les événemens, qui en ont plusou moins altéré la forme , n’ont jamais faitqu’ajouter de nouvelles inflitutions fans abro-ger les anciennes? Avec cette accumulationprogreffive de chofes étrangères & difcordantes,comment s’attendre à une grande habituded’attention de la part d’un peuple placé fansceffe au milieu d’un fyftême politique devenuun véritable cahos ?
La nobleffe fans ceffe retranchée dans lescoutumes des fiefs, le prince dans le droitromain, le clergé dans les inflitutions hébraï-ques , le peuple dans les principes de l’égaliténaturelle, une foule de loix antiques tombéesen défuétude , mais dont l’aélion impérativefubfiftoit toujours pour immoler d’un momentà l’autre, des citoyens qui les ignoroient, untas d’ordonnances bonnes, mauvaifes, obfcliresou contradictoires , empilées avec les pré-ceptions des Commode & des Caracalla , letout mêlé avec les loix romaines , leurs com-mentaires , les décrétales des papes , les ufagesdes fiefs, les droits, les coutumes des diffé-rentes provinces , la jurifprudence des diffé-rentes cours ; ajoutez à cela un langage con-venu de defpotifme dans la bouche du prince& un langage convenu de liberté dans la
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