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le defpoiifme, parce qu’ils s’en font empa-rés ? ils croyent avoir brifé leurs fers, parcequ’ils ont bnfé leurs loix , fans fonger quedes hommes fans loix ne font mie des fu-
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rieitx auxquels il faut bientôt des fers. Queleurs mains viennent après cela nous pré-fenter les myrthes de la paix , leurs mainsqui ont enfoncé le poignard dans des coeursinnocens , & qui ont répandu le fang del’homme juiîe fur la terre.
Non, non, il n’eft point de paix entr’eux &nous,!! n’eft peint d’accord, il n’eft point de com-pofition entre l’honneur & la déloyauté. Il fautqu’ils demeurent ci jamais fur des lignes différen-tes. Oh! mes bons & refpectables amis, vous fe.rez facrifiés, n’en doutez pas, la haine publiquevous défgne comme une proie qui lui eft due;mais il faut que vous mourriez purs, il fautque vous oppofiéz jufqu’au dernier moment lecourage du bien à l’audace du vice. Et quevous importent après cela les violences &les attentats, ils peuvent vous faire mourir;mais ils ne peuvent vous faire du mal. Occider epoffimt , lœdere non pojjunt. Telles furent lesdernieres paroles de Socrate , telle fut la fi-tuation de tous les grands hommes. Voyezle jufte' Arifîide immolé par les Grecs ; voyez