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qui exiftoit, il étoit impoffible que les meil-leures opérations en ce genre euffent du luc-cès , & malheureufement encore , l’afïembléenationale n’en faifoit que de mauvaifes.
Enfin , c’eft au milieu de cette anarchie ,de cette diffolution complette , que j’ai vule défefpoir entrer dans tous les cœurs : j’aivu tous les bons efprits abattus de laflitude ,s’abandonnant au hafard des deftinées, fansefpérance & fans courage : j’ai vu des hommeshonnêtes s’en prendre à la liberté même detous nos malheurs , tandis que d’autres accu-foient le caraôere français, & alloient cher-cher jufques dans l’hiftoire des anciens Gau-lois , des preuves de l’impoflibilité de fairejamais de nous une nation libre & délibé-rante. Le danger m’a paru preffant , il m’afemblé que le defpotifme fe montroit déjàde loin derrière le tableau de nos infortunées ,& c’eft alors que j’ai cru devoir recueillirtoutes mes forces, & rappeller tous les amisdu bien & de la liberté autour des feuls princi-pes qui peuvent la fauver &C fauver la patrie.
Et en effet, fi dédaignant de s’embarrafferde la perfeûion d’un ordre nouveau , ons’imaginoit avoir fait beaucoup pour le bon-heur public en détruifant & les privilège 5
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