1
maïs je ne voyois de toutes parts qu’unfpeélre ail lieu de fon image. J’étois entouréde freres , mais de freres ennemis dont lesvainqueurs difoient fans cc-lfe aux vaincus ,comme Polinice à Etéocle : & tu meurs , & moije vais régner. Enfin , la journée du 6 octobreacheva de déterminer mes incertitudes.
Je ne parlerai pas des fuites de cette jour-née , ni de la conduite de l’aflemblée natio-nale , ni de celle de la France entière ; icije retiens mon cœur pour le mettre à l’ordrede çet ouvrage. Mais je dois dire que c’eftalors que j’abandonnai toute forte d’efpé-rances , que c’eil alors que je connus lathéorie de tous les forfaits qui ont fouillé leroyaume ; que c’eft alors que je pus démêlerà mon aife , l’ivreffe de celui qui fe met enpoffeffion de fon crime , & la lâcheté de ceuxqui acceptent comme une bonne fortune lecrime d’un autre , & encore la foihleffe déplo-rable avec laquelle l’homme un peu honnêtefe contente d’en jouir: (i) de combien de fen-timens divers je fus alors agité! Les brigan-
(i) Céfar ri tût jamais été l’ajfajjîn de Pompée ?mais il tut un mouvement de joie à fa mort ,
À 3