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étoit inévitable dès - lors , que la foibleffe Ssl’aveuglement d’un feul ne fuffent remplacéspar la fureur 6c l’aveuglement de tous ; onavoit beau appeller conftitution une deftitu-tion générale , il étoit clair qu’à un ordrevicieux en quelques points alloit fuccéderbientôt un défordre parfait. Enfin je voyois ,& les coryphées du parti populaire le voyoientalors avec moi , que c’étoit une véritableconvention permanente qu’on inftituoit aulieu d’une conflitution.
Cependant je ne pouvois m’empêcher denourrir encore quelques efpérances ,je fondoispour cela tous les partis, j’interrogeois toutesles difpofltions , je mettois mon âme danstoutes les fituations , elle n’ofoit s’y fixer :je ne favois oh me ranger. L’intolérance desminiftres de la religion d’un côté , & de l’autre,l’ancienne puiflance des hommes de courm’effrayoient ; mais je les voyois abattus ,tandis que leurs adverfaires plus arrogans ,plus perfécuteurs que ceux-ci, ne l’avoient ja-mais été dans leur faveur , ne me paroiffoientleur avoir ravi leur domination près du trône,que pour s’en emparer eux - mêmes près dupeuple. Mon cœur me portoit vers l’infortune ,mon cœur me portoit aufli vers la liberté ;