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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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cette résistance têtue, la tradition parisienne trouva, hors des écoles aussibien que dans les Universités, des maîtres et des savants pour la mainteniret la développer. C'est de cette tradition parisienne que Galilée et ses émulesfurent les héritiers. Lorsque nous voyons la science d'un Galilée triompherdu Péripatétisme buté d'un Cremonini, nous croyons, mal informés de l'his-toire de la pensée humaine, que nous assistons à la victoire de la jeuneScience moderne sur la Philosophie médiévale, obstinée dans son psittacisme ;en vérité, nous contemplons le triomphe, longuement préparé, de la sciencequi est née à Paris au xiv 8 siècle sur les doctrines d'Aristote et d'Averroès,remises en honneur par la Renaissance italienne.

Nul mouvement ne peut durer s'il n'est entretenu par l'action conti-nuelle d'une puissance motrice, directement et immédiatement appliquée aumobile. Tel est l'axiome sur lequel repose toute la Dynamique d'Aristote,

Conformément à ce principe, le Stagirite veut, à la flèche qui continuede voler après avoir quitté l'arc, appliquer une puissance motrice qui latransporte ; cette puissance, il la croit trouver en l'air ébranlé ; c'est l'air,frappé par la main ou par la machine balistique, qui soutient et entraînele projectile.

Cette hypothèse, qui nous semble pousser l'invraisemblance jusqu'auridicule, paraît avoir été admise presque à l'unanimité par les physiciens del'Antiquité (35) ; un seul d'entre eux s'est clairement prononcé contre elle, etcelui-, que le temps place aux dernières années de la Philosophie grecque,se trouve, par sa foi chrétienne, presque séparé de cette Philosophie ; nousavons nommé Jean d'Alexandrie, surnommé Philopon. Après avoir montréce qu'a d'inadmissible la théorie péripatéticienne du mouvement des projec-tiles, Jean Philopon déclare que la flèche continue de se mouvoir sansqu'aucun moteur lui soit appliqué, parce que la corde de l'arc y a engendréune énergie qui joue le rôle de vertu motrice.

Les derniers penseurs de la Grèce, les philosophes arabes n'ont mêmepas accordé une mention à la doctrine de ce Jean le Chrétien, pour qui unSimplicius ou un Averroès n'ont eu que des sarcasmes. Le Moyen-Age chré-tien, pris par l'admiration naïve que lui inspira la science péripatéticiennelorsqu'elle lui fut révélée, partagea d'abord, à l'égard de l'hypothèse dePhilopon, le dédain des commentateurs grecs et arabes ; saint Thomasd'Aquin ne la mentionne que pour mettre en garde contre elle ceux qu'ellepourrait séduire.

Mais à la suite des condamnations portées, en 1277, par l'évêque de Paris,