Certains auteurs, parlant de leurs ou-vrages, disent : Mon livre, mon commen-taire, mon histoire, etc. Ils sentent leursbourgeois qui ont pignon sur rue, et tou-jours un « chez moi » à la bouche. Ilsferaient mieux de dire : Notre livre, notrecommentaire, notre histoire, etc., vu qued'ordinaire il y a plus en cela du bien d'au-trui que du leur.
Pascal, Pensées.
Nous n'entreprendrons pas de résumer, même d'une manière trèssuccincte, les trop nombreuses publications qui viennent d'être énumérées.Nous nous contenterons de les rassembler sous quelcpies chefs principaux;d'un groupe à l'autre, nous ferons courir un fil conducteur qui s'accrocheraaux saillies les plus marquées et franchira, sans s'y appuyer, tout ce qui auramoins de relief. Peut-être parviendrons-nous, de la sorte, à mettre quelqueordre et quelque unité dans cette confuse multiplicité. En taillant les unsaprès les autres tous ces fragments, nous avions sans cesse présente à l'espritl'idée d'une doctrine simple et harmonieuse que notre grossière mosaïquetentait de réaliser. De cette idée qui, depuis trente ans, guide nos efforts,nous voudrions tracer au moins une légère esquisse.