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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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d'emblée, sans chercher d' elles étaient venues, comme des postulats,disons mieux, comme des définitions, puisque des grandeurs diverses quifigurent dans ces équations, ils ne donnaient pas d'autre définition que ceséquations elles-mêmes. Ainsi ont fait et proposé de faire Hertz, Cohn,Heaviside et, peut-être, Boltzmann.

Prises ainsi, cependant, non comme expressions de lois qui peuventêtre vraies approximativement et dans certaines circonstances, mais commefondements premiers et irréductibles de la doctrine, les équations de Maxwellse montrent en contradiction avec les faits les plus obvies (2/16, 3 e note).L'aimantation d'un corps isotrope s'y trouve, par définition, être un vecteurqui a même direction que le champ magnétique. Comment concevoir, dèslors, la possibilité de ce corps que nous nommons un aimant? Un tel corpsest impossible par définition.

Cette difficulté les acculait leur façon de traiter l'Electromagnétismen'a échappé ni à Hertz ni à Boltzmann ; ils l'ont signalée, encore qu'en destermes qui en palliaient la gravité.

« Dans l'étude de l'équilibre magnétique, dit Hertz ( I ), on doit tenirgrand compte de cette circonstance que les corps les plus importants aupoint de vue des effets de l'aimantation, savoir les diverses sortes de fer etd'acier, ne présentent avec la théorie qu'un accord grossièrement approché.Ces corps, en effet, présentent du magnétisme permanent et rémanent;en eux la polarisation de la matière pondérable est partiellement indépendantede la force agissante; un seul vecteur ne suffit plus à définir l'état magné-tique. En outre, les relations entre la force et les perturbations qu'elle produitne sont plus linéaires. Donc, pour deux raisons, les corps en question sonthors du cadre de la présente théorie. »

De même, Boltzmann écrivait ( 2 ), en terminant l'exposé de la théoriede Hertz :

« Au premier abord, il semble fort plausible que nos équations cessentd'être exactes à certains instants, de telle sorte que du magnétisme vraipuisse prendre naissance. En premier lieu, on doit remarquer qu'elles valentexclusivement pour les corps immobiles; mais, à la vérité, cette remarquene nous sert de rien, car nous verrons plus loin que les équations donnéespar Maxwell pour les corps en mouvement ne permettent pas davantagel'apparition de magnétisme vrai. D'autre part, on sait que ces équations

(') II. Hertz, Untersuchungen iiber die Ausbreilung der elektrischen Kraft, a" Aufl., p. a4o.

(') L. Boltzmann, Vorlesungen iiber die MaxweWs Théorie der Eleklricitàt and des Liehtes, a" Theil, p. 98.