— io4 —
sur les oscillations électriques. Pour l'éprouver, nous l'avons appliquée (288)à l'examen de cette question : Lorsqu'un milieu diélectrique, qui confine àun corps conducteur, est le siège de flux de déplacement, le flux est-il, lelong de la surface de contact avec le conducteur, normal à cette surface ?H. Poincaré avait, par trois démonstrations différentes, essayé de répondre àcette question; il avait obtenu deux réponses affirmatives et une réponsenégative, et il était demeuré dans le doute. La méthode de Helmholtz indiqueavec précision dans quelles circonstances la réponse affirmative doit êtredonnée avec assurance, dans quels cas elle deviendrait illégitime.
Mais venons à la théorie de la réflexion et de la réfraction des flux élec-triques au contact de deux diélectriques (285).
Avant de la traiter, M. H. Lorentz avait introduit, dans les équations deHelmholtz, l'hypothèse de Faraday et de Mossotti, ce qui les réduit sensible-ment aux équations de Maxwell. Il est meilleur, semble-t-il, de traiter d'abordle problème d'une manière entièrement générale, et de n'introduire l'hypo-thèse de Faraday et de Mossotti que dans les résultats; on verra mieux, alors,quelle est la portée de cette hypothèse.
Nous parvenons de la sorte aux résultats suivants :
Un flux électrique longitudinal n'engendre par réflexion ou réfractionque .des flux longitudinaux.
Un flux électrique transversal et normal au plan d'incidence n'engendrepar réflexion et réfraction que des flux transversaux et normaux au pland'incidence; les lois qui régissent cette réflexion et cette réfraction sont cellesque Fresnel a assignées dans le cas où la lumière incidente est polarisée dansle plan dïncidence.
Un flux électrique transversal et situé dans le plan d'incidence donneun flux transversal réfléchi et un flux transversal réfracté, qui sont tous deuxdans le plan d'incidence; les formules qui déterminent ces flux sont cellesque Fresnel a données pour le cas où la lumière incidente est polariséeperpendiculairement au plan d'incidence. Mais il se forme, en outre, un fluxlongitudinal réfléchi et un flux longitudinal réfracté.
Ces deux flux longitudinaux disparaissent si l'on fait appel à l'hypothèsede Faraday et de Mossotti ; de même alors que ni par réflexion ni par réfrac-tion, un flux longitudinal ne peut engendrer un flux transversal, de mêmeun flux transversal ne peut donner naissance à un flux longitudinal; fluxtransversaux et flux longitudinaux, bien qu'ils coexistent, demeurent toujoursindépendants les uns des autres.