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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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magnétique est établi sur un corps diamagnétique placé en présenced'aimants permanents, le potentiel thermodynamique du système n'est pas-un minimum; nous avions attiré l'attention sur quelques conséquencesétranges qui paraissaient découler de cette proposition.

En 1889, M. J. Parker montrait qu'à l'aide d'un corps diamagnétique,on peut réaliser un cycle isothermique durant lequel les actions extérieures-effectuent un travail négatif, tandis qu'une proposition bien connue deClausius exigerait que ce travail fût nul ou positif.

En 1889, à la suite du travail de M. Parker, nous reprenions (60, 199;3, t. II) la proposition que nous avions établie l'année précédente, et nousen tirions ce corollaire que, sur un corps diamagnétique, l'équilibre magné-tique pourrait être instable ; nous étions amené, par, à penser quel'existence de corps diamagnétiques est une impossibilité physique; nousproposions de reprendre une supposition due à Faraday et à EdmondBecquerel ; le diamagnétisme serait une apparence qu'offrent certains corpsmagnétiques plongés dans un milieu plus magnétique qu'eux-mêmes.

Quelques semaines avant la publication de notre note, dans une lettre àE. Cesàro, lettre dont, à ce moment, nous ignorions l'existence, E. Beltramiformulait cette proposition, qui n'est d'ailleurs pas exacte : L'équilibre-d'aimantation sur un corps diamagnétique correspond toujours à unmaximum du potentiel. De celte proposition, il déduisait, au sujet del'instabilité de l'équilibre diamagnétique et de l'impossibilité du diamagné-tisme véritable, des conséquences semblables de tout point à celles que nousallions formuler peu de jours après.

Ces diverses recherches paraissaient concourir à cette conséquence,importante au point de vue de la Physique générale : Le diamagnétisme vraine peut se rencontrer dans la nature; pour expliquer le diamagnétismeapparent, il est nécessaire de recourir à l'hypothèse de Faraday et d'EdmondBecquerel; partant l'éther doit être magnétique, plus fortement magnétiqueque le bismuth ne paraît diamagnétique.

Sauf le raisonnement de M. Parker, dont nous reparlerons dans uninstant, tous les arguments qui aboutissent à cette conclusion supposent lavérité de la proposition que voici : Lorsque le potentiel thermodynamiqued'un système n'est pas minimum, et qu'on le peut reconnaître à la seuleinspection de la variation seconde, le système n'est sûrement pas en équilibrestable. Or, si les belles démonstrations de M. Liapounoff et de M. Hadamardont établi cette proposition pour les systèmes mécaniques dénués de viscosité