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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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méthode de Maxwell, on se rend mieux compte des points où les erreurs sesont glissées dans son raisonnement. »

En dépit de l'opinion trop flatteuse exprimée par M. Liénard au sujetde notre méthode, nous avons pensé que celle-ci pouvait céder place à unprocédé plus sûr. L'erreur que nous avions commise avait pour origines lespropriétés complexes et délicates de la fonction potentielle magnétique;le plus sûr moyen d'éviter toute erreur de ce genre était d'écarter l'emploi decette fonction ; une transformation bien connue permet de lui substituer lesfonctions potentielles électrostatiques de distributions soit solides, soitsuperficielles, fonctions dont le maniement n'offre plus rien de scabreux. Parcette méthode, la formule que M. Liénard avait substituée à notre formuleincomplète a pu être justifiée avec une entière sécurité (23i).

Etablie ainsi par trois méthodes distinctes, la théorie correcte despressions dans les milieux magnétiques ou diélectriques est-elle parvenue àsupplanter la paradoxale et indéfendable théorie de Maxwell? Que l'on n'aillepas le penser. La théorie de Maxwell a continué d'être admise et enseignéesans discussion. On a tenté de la vérifier par l'expérience et, qui plus est, oncroit y avoir réussi. La mode a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Les méthodes qui ont permis d'étudier les pressions au sein d'un milieumagnétique ou diélectrique permettent également de déterminer l'influencequ'un aimant exerce sur une dissolution d'un sel magnétique (i46); cetteinfluence est régie par un théorème analogue à celui que MM. Gouy etChaperon ont établi touchant l'influence de la pesanteur.

Les méthodes par lesquelles l'Énergétique fixe la polarisation d'équilibresur les corps diélectriques ne bornent pas leur puissance aux corps isotropes ;elles s'appliquent aussi bien aux corps cristallisés; elles donnent alors unethéorie complète des phénomènes pyro-électriques et piézo-électriques ; sansinvoquer aucune hypothèse nouvelle, elles indiquent quelles dyssymétriessont requises pour que ces phénomènes se produisent, et quelles lois lesrégissent (3, t. II).

Au moment (1892) où nous publiions cette théorie générale des phéno-mènes pyro-électriques et piézo-électriques, M. W. Voigt venait, le 2 août 1890,de présenter à la Société des Sciences de Gcettingue, une théorie des mêmesphénomènes. Le mémoire de M. W. Voigt, dont nous n'avions pas eu connais-sance, admettait a titre de postulats immédiatement requis les conditions mêmesd'équilibre auxquelles nous avait conduit l'emploi des règles de l'Énergé-tique. En ses recherches ultérieures, au lieu de poser a priori ces conditions,