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les actions élastiques au sein d'un milieu parfaitement doux polarise, que lapolarisation soit magnétique ou bien diélectrique.
De cette règle, Maxwell avait donné un énoncé qui avait fort étonné lesphysiciens. Au sein d'un milieu polarisé, un élément normal aux lignes deforce supporte une pression normale, tandis qu'un élément parallèle auxlignes de force supporte une traction (pression négative) normale, de mêmegrandeur que la pression précédente.
On avait été surpris de cette proposition, mais on en avait admis lavérité. Elle était obtenue par des calculs algébriquement exacts; nul nesongeait à se demander si ces calculs étaient légitimes au point de vue de laMécanique, s'ils usaient comme il convient de la notion de pression, s'ilsobtenaient correctement les conditions d'équilibre du système. Cependant,devant le caractère paradoxal de la solution obtenue, il y avait lieu, semble-t-il, de reprendre le problème en usant le plus exactement possible desméthodes justifiées par l'Energétique, en appliquant avec rigueur le principedes déplacements virtuels.
C'est cette tâche que nous avons abordée (3, t. II). Nous avons montréque la théorie de Maxwell était insoutenable; une Mécanique exacte nepouvait tolérer les déductions dont elle s'autorisait. Nous avons indiqué, enoutre, par quelle voie se devait résoudre correctement le problème posé.
Malheureusement, dans la détermination de la véritable solution, uneerreur s'est giissée; un raisonnement trop hâtivement conduit nous a faitregarder comme négligeable un terme qui ne l'était pas.
Cette inexactitude a été relevée et corrigée en 189/î, par M. A. Liénard ( r ).« Dans l'application de la théorie du potentiel thermodynamique à l'étudedu magnétisme, écrivait M. Liénard, M. Duhem a évité ces deux dernièreserreurs et a donné les vrais principes que l'on doit suivre dans l'étude deeette question. Malheureusement, la première lui a échappé par suite d'unefaute de calcul...
» Nous aurions pu nous contenter de rectifier les formules de M. Duhem,car son mode de calcul permet de faire la détermination complète despressions dans tous les cas, et est certainement le meilleur, mais nous avonseru préférable de ne pas nous borner là. D'abord, au point de vue historique,c'est par la suite de calculs que nous avons exposée que nous nous sommesaperçu de l'existence du terme correctif. De plus, en suivant pas à pas la
(') A. Liénard, Pressions à t'intérieur des aimants et des diélectriques. (La Lumière électrique, t. LU,p, 7 et p. 67.)