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et à mettre en évidence l'influence de cette loi; tant que notre théorieétait réduite à sa partie statique, elle était hors d'état de représenter cetteinfluence, et M. Bouasse s'en était fait le très ardent adversaire; transforméeen théorie dynamique par l'emploi du principe de Dalembcrt généralisé, ilsemble que non seulement elle échappe à nombre de critiques de M. Bouasse,mais qu'elle soit propre à exprimer sous forme précise certaines des penséesque l'expérience a suggérées à cet habile physicien.
Hàtons-nous toutefois de le déclarer : L'accord entre la théorie et l'expé-rience es,t un accord purement qualitatif, qui se manifeste dans les grandeslignes, qu'on ne retrouverait plus dans nombre de détails et qui, en parti-culier, ne saurait se transformer en accord numérique. Il ne semble pasqu'aucune théorie des modifications permanentes puisse attendre de l'expé-rience plus que ces confirmations qualitatives et un peu vagues. D'un corpssujet à des altérations permanentes, chaque élément est, en général, définipar plusieurs variables dont chacune peut être affectée de telles altérations;mais, de plus, des éléments très voisins sont, la plupart du temps, dans desétats très différents; les propriétés globables de ces corps, les seules quel'expérimentateur puisse atteindre, sont des sortes de moyennes très grossièresde propriétés élémentaires extrêmement disparates. Pour obtenir des déter-minations quantitatives qui eussent un sens précis, il faudrait pouvoir saisirles propriétés élémentaires elles-mêmes en opérant sur des corps dont,sûrement, tous les éléments seraient, à la fois, dans le même état.
Si, toutefois, sans attribuer à la matière brute aucune propriété mysté-rieuse, telle que l'accommodation, l'hérédité,le souvenir des états parcourus;si, en imitant les méthodes de l'Energétique générale et en pratiquant avecrigueur ses modes de raisonnement, nous avons pu construire une théoriedes modifications permanentes dont les conséquences soient qualitativementanalogues à ce que l'expérience manifeste, nous croirons avoir beaucoup fait.
VIII. Galvanisme. — Aimants et corps diélectriques.
La théorie du frottement et des faux-équilibres d'une part, la théoriedes modifications permanentes d'autre part, se détachent du tronc principalde l'Energétique au moment où cette science va aborder l'examen du principede Carnot. La séparation de la théorie des phénomènes électromagnétiquesa lieu beaucoup plus tôt; elle se fait dès le début de la science, dès le