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naturels. Les effets qu'annonce la théorie présentent, comme ceux querévèle l'expérience, un enchevêtrement inextricable.
C'est seulement dans certaines circonstances qu'il est possible dedébrouiller quelque peu cet enchevêtrement; ainsi en est-il, par exemple,lorsque l'hystérésis qui affecte une des deux variables est notablement plusfaible que celle dont l'autre variable est atteinte (180, 235); on obtient alorscertains théorèmes approchés dont la démonstration et l'emploi sontégalement délicats.
Ces théorèmes, cependant, ne doivent pas être tenus pour inutiles; desservices qu'ils peuvent rendre, l'important travail de M. Marchis Sur lesmodifications permanentes du verre et le déplacement du \èro des thermo-mètres donne un saisissant exemple ; privées du procédé de classification queleur fournit la théorie des modifications permanentes, les expériences deM. Marcbis éveilleraient, sans aucun doute, la pensée du chaos.
L'hypothèse théorique que nous formulions tout d'abord n'est pas seule-ment insuffisante parce qu'elle ne considère qu'une grandeur variable, horsla température; elle l'est encore parce qu'elle est une Statique. Ses équationsrégissent seulement des déplacements d'équilibre ; elles ne s'appliquent qu'àdes modifications accomplies avec une lenteur infinie. A cette Statique il fautévidemment adjoindre une Dynamique, et c'est, comme toujours, le principede Dalembert qui permettra de le faire.
Ici encore le principe de Dalembert ne nous donnerait pas une Dyna-mique acceptable si nous le prenions sous sa forme historique, où lesactions d'inertie figurent seules ; aux actions d'inertie, il est nécessaired'adjoindre les actions de viscosité. On obtient (237, 100-10G, 295) alors leslois du mouvement d'un système affecté d'hystérésis et, dans le cas où lesystème est normalement défini par une seule variable hors la température,ces lois se prêtent a des représentations géométriques très simples.
La Dynamique ainsi constituée paraît propre à représenter d'une manièrefort détaillée les modifications qu'éprouve un aimant lorsqu'on le soumet àl'action de courants électriques très rapidement variables. Elle paraît égale-ment capable de rendre compte, d'une manière qualitative, des particularitésdiverses que présente l'allongement d'un fil, selon que la charge supportéevarie avec le temps suivant telle ou telle loi. M. Bouasse, à qui l'on doit lesrecherches les plus méthodiques qui aient été faites sur les déformationsélastiques permanentes, s'est attaché, en particulier, à changer avec le temps,suivant une loi bien déterminée, l'action appliquée à la pièce déformée,