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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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apparente, il ne resterait probablement pas grancl'chose; mais les périodesgéologiques même paraissent insuffisantes pour l'établissement, en ces cas,de la stabilité réelle. »

Une aussi étrange affirmation se comprendrait si la supposition qu'ilexiste des faux-équilibres réels ruinait toute la Statique chimique édifiée parGibbs, par Van't Hoff et par leurs disciples ; mais cela n'est pas ; rien nedisparaît de ce qui, en cette Statique, s'accordait avec l'expérience; elle setrouve seulement impliquée dans une doctrine plus complète qui embrasse,en outre, une foule de faits par lesquels elle se trouvait contredite.

Van't Hoff lui-même, d'ailleurs, n'a pas toujours déclaré aussi résolu-ment que tous les faux-équilibres n'étaient qu'apparence; il en a souventreconnu la possibilité.

La doctrine des faux-équilibres était appelée à rencontrer une précieuseadhésion, celle de M. Tammann, et voici à quel propos.

Lorsque en abaissant la température sous pression constante, on atteintle point de congélation ï d'un liquide isotrope, il peut passer brusquementà l'état cristallin; il peut aussi demeurer en surfusion. Ce liquide en surfu-sion, lorsqu'on le refroidit, devient de plus en plus visqueux; graduellement,il passe à l'état pâteux, puis, enfin, k l'état de verre solide.

A une température t qui est au-dessous du point de congélation T sanslui être trop inférieure, on peut provoquer la cristallisation du corpsisotrope, et cette cristallisation progresse avec une vitesse qui caractérise latempérature t. Au fur et à mesure que cette dernière température s'abaisse,la vitesse croît d'abord, passe par un maximum, puis diminue et finit pars'annuler. Au-dessous d'une certaine température T', on ne peut plus pro-voquer la cristallisation du corps pâteux ou vitreux.

Faut-il admettre que la température ï' soit, en quelque sorte, l'im'ersed'un point de fusion? Qu'aux températures inférieures à T', le corps cristal-lisé se transforme, à son tour, en corps isotrope? C'est la supposition quiavait, tout d'abord, séduit M. Tammann.

De ses expériences, nous avons proposé (286) une interprétation diffé-rente : Aux températures inférieures à T', il n'y aurait pas transformation ducorps cristallisé en corps isotrope ; les deux formes, forme isotrope et formecristallisée, demeureraient à l'état de faux-équilibre et pourraient être indé-finiment observées au contact l'une de l'autre.

Il nous a été donné non seulement de voir M. Tammann admettrecette opinion, mais . encore de la lui voir étayer par une confirmation