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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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des inégalités qui expriment la stabilité de l'équilibre et fixent le sens desdéplacements d'équilibre. A partir de ces inégalités, des discussions qui,parfois, sont assez délicates à mener jusqu'au bout, permettent de fixer l'allureet la disposition des diverses courbes d'équilibre. Cette allure et cette dispo-sition, le physicien habitué aux expériences de Mécanique chimique demandeordinairement à l'intuition de les lui donner. Peut-être est-il bon, cependantqu'une analyse précise, lors même qu'elle ne fournirait aucun résultat imprévu,apprenne à discerner ce qui est conséquence nécessaire de la stabilité del'équilibre de ce qui est enseignement imprévisible de l'expérience.

Laissant de côté la foule des problèmes particuliers, indiquons seulementles perfectionnements qui ont pu être apportés aux théorèmes les plusgénéraux de la Mécanique chimique.

Le célèbre mémoire de Gibbs est comme dominé par la règle des phasesqui constitue, peut-être, la découverte la plus féconde du physicien américain.Cependant, la démonstration habituellement donnée de cette règle est fortloin d'être générale ; elle suppose que chacune des phases contient tous lescomposants du système entier, et les contient en proportion variable. C'estlà une supposition qui, en une foule de cas, n'est pas vérifiée; dans le systèmeformé par le carbonate de calcium, la chaux et le gaz carbonique, deux desphases ne contiennent, chacune, qu'un des composants du système ; latroisième les contient tous deux, mais les contient en proportion déterminée.Il est clair qu'une démonstration correcte de la règle des phases ne doit pasfaire omission de ces conditions de liaison imposées par la Chimie.

Sans doute, Gibbs a indiqué (trad. H. Le Châtelier, p. 69) qu'il étaitpossible d'établir la règle des phases en tenant compte de ces conditions ;mais si fugitive est son indication qu'il n'est guère possible d'en deviner lesens à moins que l'on n'ait, par soi-même, trouvé la démonstration (372; 5,t. IV) à laquelle elle fait allusion et qu'elle n'a suggérée à aucun auteur.

Non content de rendre irréprochable la démonstration de la règle desphases, on peut chercher à la compléter. Cette règle fait, connaître à quellesconditions chaque phase du système a une composition déterminée ; maisde la masse de chacune de ces phases, elle ne nous apprend rien. Voici, à cetégard, les propositions qu'on y peut joindre, propositions où c désignele nombre des composants indépendants dont le système est formé et <p lenombre des phases entre lesquelles il est partagé :

i° Si c surpasse <?+ 2, aucun équilibre du système n'est possible engénéral.