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-Si Ton excepte cette tentative, rien n'avait été fait pour déterminer, au seind'un milieu élastique en mouvement, les lois des actions de viscosité. Lesprincipes de l'Energétique permettent de poser ces lois; elles en fixent, enparticulier, la forme dans le cas où le milieu étudié est vitreux, c'est-à-diredans le cas où, avant déformation, il était isotrope (87, 88, 20).
Les équations du mouvement d'un milieu vitreux et visqueux étantobtenues d'une manière générale, on peut les particulariser par la suppo-sition que les mouvements sont très petits; on trouve ainsi des équations(90, 21) dont celles de O. E. Meyer se déduisent par une particularisation,contestable d'ailleurs, des coefficients.
Les équations du mouvement d'un milieu vitreux peu déformé permet-tent d'étudier, par la méthode d'Hugoniot, la propagation des ondes au seind'un tel milieu (91, 21). C'est ainsi que l'on obtient le résultat suivant,semblable à celui que nous avons trouvé dans le cas des fluides :
Il est impossible qu'une onde d'ordre n (n> 1) par rapport aux compo-santes u, v, w de la vitesse persiste au sein d'un milieu vitreux, doué deviscosité, très peu écarté de l'état initial et animé de mouvements très petits,si cette onde ne sépare pas constamment les deux mêmes parties du milieu.
En un milieu dénué de viscosité, les ondes se propagent; en un milieuvitreux, non visqueux et très peu déformé, une onde persistante correspondsoit à une perturbation exclusivement longitudinale, soit à une perturbationexclusivement transversale; la vitesse de propagation d'une onde longi-tudinale n'est pas la môme que la vitesse de propagation d'une ondetransversale; de plus, tandis qu'au sein d'un milieu non conducteur de lachaleur, cette dernière vitesse a même expression qu'au sein d'un milieuconducteur, la vitesse de propagation d'une onde longitudinale s'évaluediversement en ces deux sortes de milieux.
Au sein des milieux vitreux peu déformés, les lois de la propagation desondes se trouvent ainsi établies d'une manière aussi complète qu'au seindes fluides.
Mais revenons aux équations des mouvements finis des corps élastiqueset voyons ce qu'elles peuvent nous enseigner au sujet de la stabilité del'équilibre de tels milieux (263, 265, 97, 22).
Il est naturel de limiter l'étude de l'élasticité aux milieux qui possèdentla propriété suivante :
Si, à une température T 0> une portion homogène d'un tel milieu est enéquilibre dans un état où aucune force extérieure ne la sollicite, cet état