- D 7 -
ferait correspondre à la température et à la pression qui régnent en ce pointet à cet instant. »
Les équations qui régissent ces mouvements lents et ces variationslentes de densité sont toutes semblables k celles qui régissent un autre phé-nomène physique, en sorte que ce dernier phénomène peut être cité commeun modèle du premier. Voici quel est ce phénomène appelé à servir demodèle :
Dans un liquide incompressible et visqueux, un corps a été dissous; laconcentration a, pour les divers éléments matériels, des valeurs très diffé-rentes, et comme la densité est fonction de la concentration, il en est demême de la densité ; on suppose que le corps dissous se diffuse très lente-ment dans le liquide. Les quasi-équilibres qui se produisent en une tellesolution visqueuse et mal brassée sont régis par des équations toutes sem-blables à celles dont dépendent les quasi-équilibres d'un fluide au voisinagede l'état critique.
« Tous ceux qui ont observé, au sein d'un fluide, les stries et les traînéesqui se manifestent au voisinage de l'état critique, qui ont observé égalementles mouvements qui se produisent au sein d'une dissolution de concentrationtrès peu uniforme, ont pu remarquer l'extrême ressemblance de ces phéno-mènes. L'analyse précédente précise cette analogie. »
De nombreux observateurs ont fixé leur attention sur les phénomènesdont nous venons de parler; seul, à notre connaissance, M. Gouy en a nette-ment aperçu et mis en évidence le caractère de quasi-équilibres. Pour lesexpliquer, on a imaginé d'attribuer une constitution compliquée aux gazainsi qu'aux vapeurs ; ces suppositions étaient parfaitement inutiles ; il suffi-sait d'analyser d'assez près les équations, connues depuis longtemps, dumouvement des fluides visqueux.
L'aisance et la généralité avec lesquelles il est possible de le résoudrecomplètement distinguent, des autres problèmes d'Hydrodynamique, le pro-blème de la propagation des ondes au sein des fluides.
On sait comment Ghristoffel et Hugoniot ont donné un sens précis aumot onde, qui avait, avant eux, des significations multiples et mal définies;leurs procédés permettent de déterminer aisément, dans une foule de cas, lavitesse avec laquelle une onde se propage.
De bonne heure, la puissance de cette méthode avait attiré notre attention(2, t. I). Nous avions été amené à définir les ondes des divers ordres (285)et k en exprimer les vitesses de propagation k l'aide de formules où