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Ces systèmes-là sont ceux que marque ce caractère thermodynamique :Toute modification à température constante est, pour eux, une modificationà entropie constante, et inversement; d'où le nom de systèmes isothermo-isentropiques qui leur a été donné ; un solide dont la compressibilité et ladilatation seraient négligeables, mais dont la température serait variable, enfournirait un exemple approché. Les systèmes isothermo-isentropiques serencontrent à chaque instant, en Energétique, à titre d'exceptions aux théo-rèmes généraux.
Pour tout système qui n'est pas isothermo-isentropique, la détermina-tion de la loi suivant laquelle varient les températures ne se sépare pas de ladétermination de la loi suivant laquelle varie l'état abstraction faite des tem-pératures; les deux problèmes sont enchevêtrés l'un dans l'autre de tellemanière qu'ils n'en font plus qu'un ; ce problème, qui est la déterminationdu mouvement complet du système, il faudra, pour l'aborder, adjoindre unerelation supplémentaire aux équations fournies par l'Energétique ; ou mieuxil faudra donner autant de relations supplémentaires qu'il y a, sur lesystème, de températures variables indépendamment les unes des autres.
Ces relations suplémentaires, on les tirera de postulais étrangers à ceuxqui portent l'Energétique générale, par exemple de ceux qui servent à con-stituer la théorie de la conductibilité thermique. Par. là, la théorie de laconductibilité, qui demeurait, pour ainsi dire, bannie du domaine de l'Ener-gétique, se trouve maintenant appelée par celle-ci, à titre d'auxiliaire indis-pensable, qui la suppléera en une tâche dont elle n'est pas capable.
Les conclusions auxquelles aboutira la Dynamique générale dépendrontà un haut degré, cela va de soi, de la forme qui aura été attribuée aux rela-tions supplémentaires ; de là des problèmes, de là des discussions dont laDynamique classique n'avait pas à se soucier.
En Dynamique classique, l'accroissement que la force vive d'un systèmeéprouve au cours d'une modification, diminué du travail accompli par lesforces extérieures, égale la diminution éprouvée par le potentiel des forcesintérieures. En Dynamique générale, peut-on, à chaque élat d'un système,faire correspondre une grandeur, une énergie utilisable, dont la diminution,en une modification réelle, sera au moins égale à l'accroissement de la forcevive, diminué du travail externe? La réponse qu'il convient de faire à celtequestion dépend de la façon dont les relations supplémentaires auront étéchoisies (212; 9, t. II).
S'agit-il, par exemple, d'un système dont la température est, à chaque