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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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celte restriction peut, à son tour, être levée. La théorie de la conductibilitérepose sur ce postulat, que l'on peut regarder comme un des aspectsdo celui que Clausius avait énoncé sous une forme trop vague : Qu'une massesoit terminée par une surface isotherme et qu'en cette masse les pointsinfiniment voisins de la surface soient tous plus chauds que les points mêmesde la surface; cette masse, assurément, dégage de la chaleur. Or, il se trouve(122, 123) que ce postulat suffit directement à justifier les inégalités dontdécoulent celles de Clausius, sans qu'il soit besoin d'emprunter l'intermédiairede la théorie de la conductibilité.

Nous venons de citer le nom de M. Jouguet; qu'on nous laisse dire quelssecours les travaux de ce physicien ont apportés aux nôtres, au cours de cettelaborieuse construction de la Dynamique générale; ils nous ont donné enabondance les suggestions fructueuses et les critiques profitables ; nousn'essayerons pas, en cette rapide analyse, de démêler ce que nous leurdevons; mais ce n'est point que nous l'ayons oublié.

Le principe de Dalembert généralisé permet d'écrire les équations dumouvement d'un système, ou mieux toutes celles de ces équations que four-nit l'Énergétique générale

L'Energétique, en effet, ne fournit pas toutes les équations qui sontnécessaires pour l'étude du mouvement d'un système. La Statique généraledonnait une équation de moins qu'il n'en fallait pour déterminer l'étatd'équilibre pris par un système sous des actions extérieures données ;une hypothèse particulière devait fixer la valeur de la température. Enappliquant le principe de Dalembert généralisé, on ne fait pas disparaîtrece caractère (2, t. I). « On obtient ainsi des équations qui définissent lesvariations de tous les paramètres dont dépend l'état du système, sauf dela température; les variations de. la température devront, dans chacundes cas que nous étudierons, être fixées au moyen de quelque hypothèseparticulière. »

On peut concevoir (266; 9, t. H), il est vrai, des systèmes doués de lapropriété que voici : Le changement d'état de ces systèmes peut être étudiésans qu'on ait à se soucier de la loi selon laquelle varie la température dechacune de leurs parties, sans qu'on ait, par conséquent, à invoquer aucuneéquation de mouvement étrangère a l'Energétique générale ; c'est seulementaprès que l'on aura étudié le changement de l'état, abstraction faite destempératures, et si l'on veut savoir, en outre, comment varient ces tempé-ratures, que l'on aura à invoquer quelque hypothèse nouvelle.