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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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il laisse échapper un cas exceptionnel; mais ils se complètent l'un l'autre et,par leur ensemble, forment une base solide au principe de Carnot.

Par le théorème de Carnot, par la notion de température absolue qui lecomplète, l'Energétique est en possession de tous les principes qui lui sontnécessaires pour développer la Statique générale. Sans peine, les équationsde cette Statique s'établissent (1^7 ; 207; 5, t. I; 9, t. I), assez complètes-pour contenir, a titre de corollaires, toutes les relations que les physiciensavaient rencontrées jusqu'alors en étudiant divers cas particuliers. Les fonc-tions caractérisliques, dont F. Massieu avait donné les premiers exemples,fournissent, par des procédés réguliers, toutes ces équations.

De ces équations nous ne dirons qu'un mot : S'il faut n variables, horsla température, pour définir normalement un système, la Thermodynamiquenous apprend à former n équations d'équilibre de ce système ; il en résulteque, pour déterminer l'état d'équilibre de ce système, il ne suffit pas, engénéral, de donner les actions extérieures qui le sollicitent; il faut encore enconnaître la température ou posséder quelque condition qui équivaillc à cetteconnaissance. Cette remarque qui passerait presque inaperçue si l'on ne trai-tait que de Statique, entraîne, en Dynamique, les plus graves conséquences.

L'Energétique, en effet, ne se propose pas de gouverner seulement leséquilibres des systèmes divers, mais encore leur mouvement. Une fois enpossession de la Statique générale, il lui faut édifier une Dynamique générale.

Pour passer de la Statique générale à la Dynamique générale, il sem-blerait naturel d'user du théorème de Dalembert; partout, en Statique,figurait le travail virtuel des actions extérieures, on ajouterait, en Dynamique,le travail virtuel des actions d'inertie. La Dynamique que l'on construiraitainsi trouverait bientôt, dans l'observation des mouvements auxquels onprétend l'appliquer, de flagrants démentis. La méthode de Dalembert doitelre complétée; au travail virtuel des actions d'inertie, il faut joindre le travailvirtuel des résistances passives ou actions de viscosité (207; 194 ; 9, t. II).Ces actions ne dépendent pas simplement de l'état du système ; elles dépen-dent encore de ses vitesses, et non seulement des vitesses des mouvementslocaux par lesquels se déplacent les masses qui le composent, mais encoredes vitesses avec lesquelles varient ses propriétés les plus diverses, propriétéschimiques, électrisation, aimantation etc. Une proposition les caractérise :en aucune modification réelle, le travail qu'elles effectuent n'est positif.Ce que Navier et ses continuateurs ont dit des fluides visqueux, ce queW. Thomson, P. G. Tait et, surtout, Lord Rayleigh ont écrit touchant les