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système a reçu une définition normale, pour élever la température de cesystème sans lui faire éprouver aucun changement d'état, il faut le contraindreà absorber de la chaleur.
« Cette proposition justifie (9, t. I), dans un cas particulier, la dénomi-nation de quantité de chaleur; jusqu'ici, en effet, la notion que ce nomdésigne se trouvait sans aucun lien avec celle que le mot chaleur désignedans le langage vulgaire; cette dernière notion trouve son équivalent théo-rique dans l'idée de température. La proposition précédente établit unrapprochement entre une élévation de température (échauffement) et uneabsorption positive de chaleur (chauffage) ,• elle montre que pour échaufferen tout ou en partie un système normalement défini, sans lui faire subiraucun changement d'état, il faut le chauffer.
» Helmholtz, qui a signalé le premier l'importance de la notion devariables normales, est aussi le premier qui ait explicitement formulé laproposition précédente; toutefois, il ne paraît pas qu'il l'ait regardée commeun postulat autonome; il semble avoir pensé qu'elle se pouvait déduire duprincipe de Carnot. »
C'est bien un postulat autonome que cette proposition; d'aucunemanière on ne la saurait déduire des autres hypothèses de l'Energétique ; ilest convenable, croyons-nous, de lui donner le nom de postulat de Helmholtz,encore que l'illustre physicien n'en ait pas pleinement reconnu le caractèreirréductible.
De ce postulat, d'ailleurs, le rôle est capital dans la constitution del'Energétique ; à chaque instant, on est conduit à l'invoquer.
Le principe de Carnot ne peut se justifier que l'on n'ait accompli quelquestâches préliminaires assez délicates; de ce nombre est la définition de laréversibilité d'une modification. Les fondateurs de la Thermodynamiqueavaient introdviit d'une manière fort sommaire la notion de modificationréversible; aussi, nombre de géomètres, épris de clarté et de rigueur, mis enméfiance par cette notion insolite, se sont-ils longtemps tenus à l'écart de lathéorie de la chaleur ; leurs scrupules étaient fort légitimes ; il était juste deleur donner satisfaction (i5a; 206; 5, t. I; 6; 7; 9, t. I).
Pour justifier le principe de Carnot, deux postulats ont été proposés,l'un par R. Clausius, l'autre par William Thomson. Ces deux postulats, onles a souvent regardés comme équivalents, comme également capables deconduire à la célèbre proposition de Sadi Carnot; la vérité est que chacund'eux, pris isolément, n'a pas entièrement ce pouvoir (i5a; 5, t. I; 9, t. 1);