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Notice sur les titres et travaux scientifiques
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idée concrète ont, en réalité, dans l'esprit, une notion abslraite de la quantitéde chaleur à laquelle ils pensent nécessairement, mais inconsciemment, alorsqu'ils ne croient parler que de la grandeur mesurée par le calorimètre, quepeut être cette notion confuse, indécise, latente, sinon un résidu des théoriesque l'on croit avoir entièrement abandonnées, un reste de l'hypothèse dulluide calorifique ou des suppositions mécaniques? Aura-t-on vraiment chasséde la science ces hypothèses, tant qu'on n'aura pas donné, de la notion dequantité de chaleur, une définition claire et générale qui ne fasse aucunappel implicite et inaperçu à des suppositions aujourd'hui douteuses oucondamnées? »

La quantité de chaleur est définie par la nouvelle Energétique de tellemanière que la loi d'équivalence entre la chaleur et le travail soit une consé-quence immédiate de cette définition. Aussitôt, d'ailleurs, que cette définitiona été posée, on en voit aisément apparaître d'importants usages; elle montretout de suite comment une étroite particularisation de la Science qui seconstruit redonnera l'ancienne Mécanique rationnelle;cette Mécanique, ce seral'Kncrgétiquc de systèmes ne se produit aucun changement qui ne seréduise au mouvement local, et nulle modification réelle ne peut dégagerde chaleur.

Aussitôt qu'on voudra franchir les bornes si resserrées de la Mécaniqueîationnelle, on verra la notion de température apparaître et se distinguer,par le rôle qu'elle joue, de toutes les autres propriétés physiques. Voici, eneffet, les postulats que l'Energétique est contrainte de réclamer :

On peut définir l'état d'un système en se donnant, d'une part, l'étatabstraction faite des températures, et, d'autre part, la température en chaquepoint; on peut, en outre, effectuer ce départ de telle manière qu'un change-ment de distribution des températures, lorsqu'aucun autre changementd'état ne l'accompagne, n'entraîne aucun travail des actions extérieures, quelsque soient les corps en présence desquels le système est placé.

La possibilité d'une telle définition normale de l'état d'un système faitdéjà jouer à la température un rôle exceptionnel. A la définition normaled'un système correspond une certaine capacité calorifique, la capacité calo-rifique normale.

Nous devrons alors introduire (207 ; 5, t.I; 9, t. I) en notre Energétiquele principe que voici : Toute capacité calorifique normale est essentiellementpositive.

Ce principe équivaut évidemment à la proposition suivante : Si un