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témoignent ses Leçons récemment publiées, avait montré, dans son enseigne-ment, que ce désir pouvait être réalisé; élève de G. Kirchhoff, M. G. Lippmanna préconisé, en France, cette tendance qui domine aujourd'hui dansl'enseignement de nos Facultés.
» Nous avons essayé, dans le présent travail, d'indiquer une troisièmeposition de la Dynamique par rapport à la Thermodynamique; nous avonsfait de la Dynamique un cas particulier de la Thermodynamique, ou plutôt,nous avons constitué, sous le nom de Thermodynamique, une sciencequi embrasse dans des principes communs tous les changements d'état descorps, aussi bien les changements de lieu que les changements de qualitésphysiques.
» Les principes de cette science sont les lois expérimentales que SadiCarnot, Mayer, Joule, Clausius, W. Thomson, Helmholtz ont établies ouéclaircies. Sa mise en équations, ébauchée par Clausius, perfectionnée parMassieu, Gibbs et Helmholtz, nous ramène à une forme analytique semblableà celle que Lagrange a donnée à la Mécanique; ainsi se trouve maintenue,au travers des évolutions de la Science, cette continuité de tradition qui enassure le progrès.
» Il nous semble qu'une conclusion générale se dégage de cette étude : Sila science des mouvements cesse d'être, dans l'ordre logique, la première dessciences physiques, pour devenir seulement un cas particulier d'une scienceplus générale qui embrasse dans ses formules toutes les modifications descorps, la tentation sera moindre, pensons-nous, de ramener l'étude de tousles phénomènes physiques à l'étude du mouvement; on comprendra mieuxque le changement de lieu dans l'espace n'est pas une modification plussimple que le changement de température ou de quelque autre qualité phy-sique; on fuira, dès lors, plus volontiers ce qui a été jusqu'ici le plusdangereux écueil de la Physique théorique, la recherche d'une explicationmécanique de l'Univers. »
Cette science que nous voulions construire sous le titre de Thermody-namique générale, elle avait déjà reçu un autre nom; dès i855, dans unmémoire génial que nous ignorions, comme l'ignoraient la plupart de noscontemporains, J. Marquorn Rankine avait nettement défini le domainequ'elle était appelée à gouverner; la Thermodynamique était alors trop peuavancée pour que le grand physicien écossais y trouvât des fondementspropres à porter la doctrine dont il annonçait l'avènement ; du moins lais-sait-elle deviner le rôle essentiel que la notion d'énergie jouerait en cette