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sans prétendre les réduire à la figure et au mouvement lorsque ni les sensni les instruments qui les. aident n'ont effectue cette réduction; ce sont cesdonnées immédiates de l'observation et de l'expérience qui seraient saisiespar ses formules.
11 faudrait, pour cela, qu'elle fût construite avec des notions beaucoupplus générales que celles dont use la Mécanique; il faudrait que ses principeseussent beaucoup plus d'ampleur que ceux dont se contentent la Statique et laDynamique. Ces principes se devraient évidemment formuler en combinantentre eux, après les avoir convenablement généralisés, les axiomes de l'an-cienne Mécanique et les axiomes de la plus récente Thermodynamique.
La construction d'une telle science nous apparut bientôt comme un objetdigne que notre vie fût consacrée à le poursuivre, dussions-nous ne l'atteindreque d'une manière fort imparfaite.
Voici les paroles (207, p. 285) par lesquelles nous terminions, il y après de vingt ans, notre première tentative (2o5, 206, 207) pour tracer leplan de cette nouvelle doctrine :
« Les physiciens qui ont traité de la Thermodynamique ont placé cettescience, vis-à-vis de la Dynamique, dans deux positions distinctes.
» Les fondateurs de la Thermodynamique ont presque tous inclinéà faire de cette science une application de la Dynamique ; regardantla chaleur comme un mouvement très petit et très rapide des particulesqui constituent les corps, la température comme la force vive moyennede ce mouvement, les changements d'état physique comme des modificationsdans les éléments caractéristiques de ce mouvement, ils ont tenté de déduireles théorèmes de la Thermodynamique des théorèmes de la Mécaniquerationnelle; leurs tentatives ont été aisément couronnées de succès dans ledomaine du principe de la conservation de l'énergie ; elles ont été moinsheureuses lorsqu'elles ont abordé le principe de Carnot ; malgré les essaisaudacieux de Clausius, de M. Bollzmann et de M. IL von Helmholtz, leprincipe de Carnot n'a pu, jusqu'ici, être déduit d'une manière pleinementsatisfaisante des propositions de la Dynamique.
» Beaucoup de physiciens ont cherché à rendre la Thermodynamiqueindépendante de toute hypothèse sur la nature de la chaleur ; ils ont essayéde l'établir non sur des théorèmes empruntés à la Mécanique rationnelle,mais sur des principes qui lui soient propres; Clausius avait déjà été guidé,dans la rédaction de ses plus beaux mémoires, par le désir de faire de laThermodynamique une science indépendante ; G. Kirchhoff, comme en