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le langage ordin., Un petit souffle de vent.|| Haleine,La faculté de respirer. Perdre haleine. Courir à perted'haleine. || Fig., Faire des discours, tenir des dis-cours à perte d’haleine, Faire des discours vains etvagues, et d'une longueur importune. |j Reprendre, sonhaleine , Recommencer à'tvspirer après une interrup-tion accidentelle plus ou moins longue ; fig., Reprendrehaleine, Se reposer pour se mettre en état de recom-mencer à parler, à marcher, à travailler, etc. || Ha-leine , La faculté d’ètre un certain temps sans res-pirer. Cet orateur, ce cheval a beaucoup d’haleine.\\Boire un grand coup tout d'une haleine, Le boiretout d’un trait, sans reprendre haleine, jj Réciter,débiter une tirade, un discours, etc., tout d’une ha-leine, Sans se reposer, et sans que la mémoire bron-che. || Fig., Tout d’une haleine, Sans intermission.||Courte haleine, Essoufflement, respiration difficile etfréquente. On dit aussi, Avoir T haleine courte. ||Fig., Affaire, ouvrage de longue haleine, Affaire delongue discussion, ouvrage qui demande beaucoupde temps. || En haleine, loc. adv. En exercice, enhabitude de travailler, de faire bien et facilementquelque chose. Il se dit Des exercices du corps, etI)e ceux de l’esprit. Il faut tenir les soldats en ha-leine. Il jait quelques vers par-ci par-là, pour se teniren haleine. || Fig. et fam., Tenir quelqu’un en haleine,Tenir quelqu’un dans un état d’mcertiinde mêlé d'es-pérance et de crainte. || Être en haleine, Être en trainde faire quelque chose. Être en humeur, en disposi-tion de faire quelque chose.
HALENÉE. s. f. L’air qu’on souffle par la boucheen une seule respiration, lorsqu’il est accompagnéd’odeur. U se prend ordin. en mauvaise part. Il m’adonné une hatenée de vin, d'ail.
HALKNER. v. a. (H s’aspire.) Sentir l’halcine dequelqu’un. Il est pop. et il vieillit. || Il se dit Deschiens de chasse qui prennent l’odeur, le sentimentd’une bête. Dès que ses chiens eurent halené la bête.|| Fig. et fam., Découvrir ce qu’une personne a dansl’âme, reconnaître son faible. On dit maintenant,Flairer. j| Halené, ée. participe.
HALER. v. a. (H s’aspire.) t. de marine. Tirer àsoi avec force, et presque horizontalement, un cor-dage , ou un objet quelconque à l’aide d’un cordage.Râler un cordage, une manoeuvre. Râler des canonsdedans. JJ Se kaler dans le vent, Se diriger le plus
Î rès qu’il est possible vers l’endroit d’où vient le vent.
Haï.er, Exciter : il se dit Des chiens qu’on excitea se jeter sur quelque autre chien ou sur quelque per-sonne. Râler les chiens après quelqu’un. || Halé, ée.participe.
HÂLER. v. a. (lat .halare, exhaler.) (H s’aspire.)Faire impression sur le teint en le rendant brun felrougeâtre. U se dit De l’action du soleil et du grandair sur le teint. Le soleil haie en été ceux qui voya-gent. || Avec le pron. pers., Etre noirci par le tiàle.Les dames portaient autrefois des masques, de peurde se hàler. || Halé, ée. participe.
HALETANT, ANTE. adj. (lat. halitare, exhaler.)(H s’aspire.) Qui souffle comme quand on est horsd’haleine. Il arriva tout haletant.
HALETER, v. n. ( H s’aspire.) Respirer fréquem-ment , souffler comme quand oïl a couru, et qu’on esthors d’haleine.
HALEUR. s. m. (H s’aspire.) t. de rivière. Celuiqui haie un bateau.
HALITUEUX, EUSE. adj. (lat. halitus, haleine.)t. de médec. Il se dit De la peau lorsqu’elle est cou-verte d’une douce moiteur. Peau halitueuse. Chaleur
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halitueuse, Chaleur à la peau, accompagnée de moi-teur.
HALLAGE, s. m. (H s’aspire.) Droit levé sur le*marchandises qui s’étalent dans les halles et lesfoires.
HALLALI. Cri de chasse qui annonce que le cerfest sur ses fins.
HALLE, s. f. (allem. halle, halle.) (H s’aspire.)Place publique, ordinairement couverte, qui sert àtenir le marché ou la foire. Halle aux blés, aux draps,aux cuirs, etc. j| Langage des halles, Langage gros-sier, tel que celui qu’on parle communément dans lesmarchés de Paris.
HALLEBARDE. s. f. (allem. hellebarde, halle-barde.) ( H s’aspire.) Arme d’hast, garnie par en liantd’un fer long, large et pointu, traversé d’un autrefer en forme de croissant. La hampe d’une halle-barde.
HALLEBÀRDIER. s. m. (H s’aspire.) Garde àpied, qui portail la hallebarde.
HALLERREDA. s. f. (H s’aspire.) t. de mépris,qui se dit d’Une grande femme malbâtie. || Il se ditaussi d’Un homme. Il est pop. et vieux.
H ALLIER, s. m. (H s’aspire.) Réunion de buis-sons fort épais.
HALLIER. s. m. (H s’aspire.) Celui qui garde unehalle, qui en garde les marchandises. || Marchand quiétale aux halles.
HALLUCINATION, s. f. (lat. allucinari , s’abu-ser.) t. de médec. Erreur, illusion d’une personne quicroit avoir des perceptions qu’elle n’a pas réelle-ment.
HALO. s. m. (II s’aspire.) t. didactique. Couronnelumineuse que l’on voit quelquefois autour des astres,ei principalement du soleil et de la lune, lorsqu’ilsbrillent à travers une atmosphère vaporeuse. || Paranalogie, Le cercle rouge qui est autour du ma-melon.
HALOIR. s. m. (lat. halare, exhaler.) (H s’aspire.)Lieu où l’on sèche le chanvre par le moyen du feu,pour le disposer à être broyé ou lillé.
HALOT. s. m. (H s’aspire.) Trou dans une ga-renne, où se retirent les lapins.
HALOTECHNTE. s. f. (grec als , sel, tecknè, art.)(H s’aspire.) Partie de la chimie qui traite de la pré-paration des sels.
HALTE, s. f. (allem. halten , s’arrêter.) (H s’aspire.)Pause, station que font des gens de guerre dans leurmarche. Faire halte. || Par extens., Le lieu fixé pourla halte, ou Le repas que l’on fait pendant la halte.On ledit aussi Des chasseurs. Il a fait préparer unebonne halte. Halte de chasse. || Halte, t. milit., donton se sert pour commander à une troupe de s’arrêter.Peloton, halte. |) Halte-là, Arrêtez-vous là, n’avance*pas davantage. T. de guerre. Crier à une patrouille,halte-là. || Halte dà, s’emploie fam., Lorsqu’une per-sonne s’émancipe et va au delà de ce qui convient,et qu’on veut l’arrêter, ou lui imposer silence. Halte-là, de. telles libertés m’offensent.
HALURGIE. s. f. (grec als, sel, ergon, travail.)(H s’aspire.) Art d’extraire ou de fabriquer les sels.
HAMAC, s. m. (H s’aspire. On prononce le C.)Lit formé d’un morceau de toile ou d'un filet, suspenduhorizontalement à deux points fixes par ses extrémi-tés, de manière à pouvoir se balancer. Coucher dansun hamac.
HAMADRYADE. s. f. (grec amadryades, hama-dryades.) t. de mythol. Njmphe des bois qui naissaitet mourait avec l’arbre dont la garde lui était confiée,