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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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|| Fraternité d'armes, Alliance, association darmesde deux chevaliers qui sétaient juré réciproquementdètre toujours unis, et de sentraider envers et con-tre tous.

FRATRICIDE, s. m. (lat. fratricida, fratricide.)Celui qui tue son frère ou sa sœur. || Le crime quecommet celui qui tue son frère sa sœur.

FRAUDE, s. f. (lat. fraus, fraude.) Tromperie,action faite de mauvaise foi. Fraude grossière, sub-tile, pieuse. Trouver quelquun en fraude. || Lactionde soustraire des marchandises ou des denrées auxdroits de douanes, doctroi, etc. Faire, empêcher lafraude. || En fraude, loc. adv. Frauduleusement.

FRAUDER, v. a. Tromper, décevoir. Frauderquelqu'un. Dans ce sens, il vieillit. || Frustrer par quel-que fraude. Il a fraudé ses créanciers. IJ Frauder lesdroits, ou simplement, Frauder, Éluder par quelque'ruse le payement des droits imposes sur une marchan-dise, sur une denrée. ||Fraudé, ée. participe.

FRAUDEUR, EUSE. s. Qui fraude. Principale-ment, Celui, celle qui fait la fraude, la contrebande.

FRAUDULEUSEMENT, adv. Avec fraude.

FRAUDULEUX, EUSE. adj. Enclin à la fraude.|| Fait avec fraude. Contrat, traité frauduleux,ban-queroutier frauduleux, Celui qui fait ime banqueroutefrauduleuse.

FRAXINELLE. s. f. (lat. fraxinus, frêne.) t. debotan. Plante qui est ainsi nommée parce que sesfeuilles approchent de celles du frêne, et qui a lapropriété, lorsquelle est en pleine fleur, de rendrePair environnant inflammable.

FRAYER, v. a. (lat. fricare, frotter.) (Il se con-jugue comme Payer.) Marquer, tracer, pratiquer. Ilse dit en parlant Dun chemin, dune route. Frayerun chemin, un sentier. JJ Se frayer un passage, Sou-vrir un passage. || Fig., Se frayer le chemin à unedignité, à un emploi, Disposer les choses, se prépa-rer les voies pour parvenir à une dignité, à un em-ploi. On dit de même, Se frayer le chemin des hon-neurs. £fc.||Fig., Frayer la route , frayer le chemin,la voie à quelquun, Lui donner les moyens ou lexem-ple de faire quelque chose. || Frayer, Frôler, frottercontre quelque chose, toucher légèrement quelquechose en passant. Le cerf fraye sa tête aux arbres.La roue ma frayé la cuisse. Dans ce dernier exem-ple, on dit plus communément aujourdhui, frôlé. |Il se dit Des poissons, quand ils sapprochent pourla génération. Dans la saison les poissons frayent.|| Fig., Avoir habituellement des relations, ou Se con-venir, saccorder. Ces deux hommes ne frayent pasensemble. Fam. || Frayé, ée. participe. || T. dart-térin., Un cheval frayé aux ars, Qui a une inflam-mation , des gerçures au pli formé par la réunion desmembres antérieurs et de la poitrine.

FRAYEUR, s. fragor, bruit.) Peur, crainte,

émotion, agitation véhémente de lâme, causée parlimage dun mal véritable ou apparent Frayeur mor-telle. Trembler de frayeur. Les frayeurs de la mort.

FRAYOIR. s. m. t. de chasse. Marques qui restentsur les baliveaux contre lesquels le cerf a bruni sonbois nouveau, pour en détacher la peau velue qui lecouvre.

FREDAINE, s. f. Trait de libertinage, folie dejeunesse. Fam.

FREDON. s. f. ( onomatopée .) Roulement et trem-blement de voix dans le chant. Vieux.

FREDONNEMENT, s. m. Le chant de celui quifredonne.

FREDONNER, v. n. Faire des fredons. Vieux. |

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Clianter entre ses dents, et sans articuler dune ma-nière distincte.||Act. Fredonner un air, une chanson.

FRÉGATE, s. f. Bâtiment de guerre qui na quuneseule batterie couverte, et qui porte moins de soixantebouches à feu. Armer, équiper , monter une frégate.On appelle Corvettes les petites frégates qui nont quevingt à vingt-six canons. [| Frégate, en hist. natur.,Oiseau de mer dune très-grande envergure, et dontle vol est très-rapide.

FREIN, s. m. (lat. frenum, frein.) Mors, la partiede la bride quon met dans la bouche du cheval pourle gouverner. Un cheval qui se joue de son frein, quimâche, qui ronge son frein. Un cheval qui prend lefrein aux dents. Dans cette dernière phrase, on ditplus ordin., le mors. || Fig. et fam., Ronger son frein,Retenir son dépit, son ressentiment en soi-même, etnen rien laisser éclater au dehors. || Fig., Mettre unfrein à sa langue, La contenir, ménager ses paroles.jjProv., À vieille mule, frein doré, On pare une vieillebête pour la mieux vendre. Cela se dit, fig. et fam.,Dune vieille femme qui aime à se parer. || Frein , t.danat., Ce qui bride ou retient quelque partie. Lefrein ou filet de la langue, du prépuce. |J Fig., Toutce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.Le frein des lois. Mettre un frein à ses désirs, à sespassions.

FRELAMPIER. s. m. t. de mépris. Un hommede peu et qui nest bon à rien. Il est popul. et il avieilli,

FR.ELATAGE. s. m., ou FRELATERIE. s. f. (lat.translatas, changé.) Altération dans les liqueurs oudans les drogues, pour les faire paraître meilleures ouplus agréables.

FRELATER, v. a. Mêler quelque drogue dans uneboisson, pour en déguiser les mauvaises qualités, pourla faire paraître plus agréable à la vue et au goût. QFrelaté, ée. participe. || Fig. et fam., Cela nest pasfrelaté, se dit Dune chose quon na point cherchéà rendre plus belle en apparence quelle ne lest eneffet.

FRELATERIE. s. f. Voyez Frelatage.

FRFXATEUR. s. m. Celui qui frelate.

FRÊLE, adj. des 2 genres, (lat .fragilis, fragile.)Fragile, aisé à casser, à rompre. || Fig., Cest un frêleappui que le sien, Cest une bien faible protection quela sienne. || Fig., Une santé frêle, un corps frêle, Unesanté faible, un corps faible.

FRELON, s. m. Grosse mouche-guêpe. || En botan.,Houx-frelon. Voyez Houx.

FRELUCHË. s. f. Petite houppe de soie, sortantdun bouton, du bout dune ganse, ou de quelqueautre ouvrage.

FRELUQUET, s. m. Homme léger, frivole et sansmérite. Fam.

FRÉMIR, v. n. (la fremere, frémir.) Être émuavec quelque espèce de tremblement, par leffet dela crainte, de lhorreur, de la colère ou de quelqueautre passion. Ce récitfait frémir. Frémir dhorreur,deffroi, de crainte, de colère. Un coursier qui frémitau bruit du canon. || Cela fait frémir la nature, se ditDe ce qui inspire une horreur profonde. || Frémir,se dit, par analogie, Dune chose qui vibre, qui trem-ble rapidement et légèrement ; et De ce qui produit,en sagitant, un bruissement léger, un faible mur-mure. On lemploie souvent, en ce sens, dans le stylepoétique. Faire frémir les cordes dun instrument.Jentendais frémir le feuillage. Les flots se brisentcontre les rochers en frémissant. || U se dit De leauet de toute autre liqueur, lorsquelle chauffe, et quelle

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