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|| Fraternité d'armes, Alliance, association d’armesde deux chevaliers qui s’étaient juré réciproquementd’ètre toujours unis, et de s’entr’aider envers et con-tre tous.
FRATRICIDE, s. m. (lat. fratricida, fratricide.)Celui qui tue son frère ou sa sœur. || Le crime quecommet celui qui tue son frère oû sa sœur.
FRAUDE, s. f. (lat. fraus, fraude.) Tromperie,action faite de mauvaise foi. Fraude grossière, sub-tile, pieuse. Trouver quelqu’un en fraude. || L’actionde soustraire des marchandises ou des denrées auxdroits de douanes, d’octroi, etc. Faire, empêcher lafraude. || En fraude, loc. adv. Frauduleusement.
FRAUDER, v. a. Tromper, décevoir. Frauderquelqu'un. Dans ce sens, il vieillit. || Frustrer par quel-que fraude. Il a fraudé ses créanciers. IJ Frauder lesdroits, ou simplement, Frauder, Éluder par quelque'ruse le payement des droits imposes sur une marchan-dise, sur une denrée. ||Fraudé, ée. participe.
FRAUDEUR, EUSE. s. Qui fraude. Principale-ment, Celui, celle qui fait la fraude, la contrebande.
FRAUDULEUSEMENT, adv. Avec fraude.
FRAUDULEUX, EUSE. adj. Enclin à la fraude.|| Fait avec fraude. Contrat, traité frauduleux,ban-queroutier frauduleux, Celui qui fait ime banqueroutefrauduleuse.
FRAXINELLE. s. f. (lat. fraxinus, frêne.) t. debotan. Plante qui est ainsi nommée parce que sesfeuilles approchent de celles du frêne, et qui a lapropriété, lorsqu’elle est en pleine fleur, de rendrePair environnant inflammable.
FRAYER, v. a. (lat. fricare, frotter.) (Il se con-jugue comme Payer.) Marquer, tracer, pratiquer. Ilse dit en parlant D’un chemin, d’une route. Frayerun chemin, un sentier. JJ Se frayer un passage, S’ou-vrir un passage. || Fig., Se frayer le chemin à unedignité, à un emploi, Disposer les choses, se prépa-rer les voies pour parvenir à une dignité, à un em-ploi. On dit de même, Se frayer le chemin des hon-neurs. £fc.||Fig., Frayer la route , frayer le chemin,la voie à quelqu’un, Lui donner les moyens ou l’exem-ple de faire quelque chose. || Frayer, Frôler, frottercontre quelque chose, toucher légèrement quelquechose en passant. Le cerf fraye sa tête aux arbres.La roue ma frayé la cuisse. Dans ce dernier exem-ple, on dit plus communément aujourd’hui, frôlé. |Il se dit Des poissons, quand ils s’approchent pourla génération. Dans la saison où les poissons frayent.|| Fig., Avoir habituellement des relations, ou Se con-venir, s’accorder. Ces deux hommes ne frayent pasensemble. Fam. || Frayé, ée. participe. || T. d’art vé-térin., Un cheval frayé aux ars, Qui a une inflam-mation , des gerçures au pli formé par la réunion desmembres antérieurs et de la poitrine.
FRAYEUR, s. fragor, bruit.) Peur, crainte,
émotion, agitation véhémente de l’âme, causée parl’image d’un mal véritable ou apparent Frayeur mor-telle. Trembler de frayeur. Les frayeurs de la mort.
FRAYOIR. s. m. t. de chasse. Marques qui restentsur les baliveaux contre lesquels le cerf a bruni sonbois nouveau, pour en détacher la peau velue qui lecouvre.
FREDAINE, s. f. Trait de libertinage, folie dejeunesse. Fam.
FREDON. s. f. ( onomatopée .) Roulement et trem-blement de voix dans le chant. Vieux.
FREDONNEMENT, s. m. Le chant de celui quifredonne.
FREDONNER, v. n. Faire des fredons. Vieux. |
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Clianter entre ses dents, et sans articuler d’une ma-nière distincte.||Act. Fredonner un air, une chanson.
FRÉGATE, s. f. Bâtiment de guerre qui n’a qu’uneseule batterie couverte, et qui porte moins de soixantebouches à feu. Armer, équiper , monter une frégate.On appelle Corvettes les petites frégates qui n’ont quevingt à vingt-six canons. [| Frégate, en hist. natur.,Oiseau de mer d’une très-grande envergure, et dontle vol est très-rapide.
FREIN, s. m. (lat. frenum, frein.) Mors, la partiede la bride qu’on met dans la bouche du cheval pourle gouverner. Un cheval qui se joue de son frein, quimâche, qui ronge son frein. Un cheval qui prend lefrein aux dents. Dans cette dernière phrase, on ditplus ordin., le mors. || Fig. et fam., Ronger son frein,Retenir son dépit, son ressentiment en soi-même, etn’en rien laisser éclater au dehors. || Fig., Mettre unfrein à sa langue, La contenir, ménager ses paroles.jjProv., À vieille mule, frein doré, On pare une vieillebête pour la mieux vendre. Cela se dit, fig. et fam.,D’une vieille femme qui aime à se parer. || Frein , t.d’anat., Ce qui bride ou retient quelque partie. Lefrein ou filet de la langue, du prépuce. |J Fig., Toutce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.Le frein des lois. Mettre un frein à ses désirs, à sespassions.
FRELAMPIER. s. m. t. de mépris. Un hommede peu et qui n’est bon à rien. Il est popul. et il avieilli,
FR.ELATAGE. s. m., ou FRELATERIE. s. f. (lat.translatas, changé.) Altération dans les liqueurs oudans les drogues, pour les faire paraître meilleures ouplus agréables.
FRELATER, v. a. Mêler quelque drogue dans uneboisson, pour en déguiser les mauvaises qualités, pourla faire paraître plus agréable à la vue et au goût. QFrelaté, ée. participe. || Fig. et fam., Cela n’est pasfrelaté, se dit D’une chose qu’on n’a point cherchéà rendre plus belle en apparence qu’elle ne l’est eneffet.
FRELATERIE. s. f. Voyez Frelatage.
FRFXATEUR. s. m. Celui qui frelate.
FRÊLE, adj. des 2 genres, (lat .fragilis, fragile.)Fragile, aisé à casser, à rompre. || Fig., C’est un frêleappui que le sien, C’est une bien faible protection quela sienne. || Fig., Une santé frêle, un corps frêle, Unesanté faible, un corps faible.
FRELON, s. m. Grosse mouche-guêpe. || En botan.,Houx-frelon. Voyez Houx.
FRELUCHË. s. f. Petite houppe de soie, sortantd’un bouton, du bout d’une ganse, ou de quelqueautre ouvrage.
FRELUQUET, s. m. Homme léger, frivole et sansmérite. Fam.
FRÉMIR, v. n. (la fremere, frémir.) Être émuavec quelque espèce de tremblement, par l’effet dela crainte, de l’horreur, de la colère ou de quelqueautre passion. Ce récitfait frémir. Frémir d’horreur,d’effroi, de crainte, de colère. Un coursier qui frémitau bruit du canon. || Cela fait frémir la nature, se ditDe ce qui inspire une horreur profonde. || Frémir,se dit, par analogie, D’une chose qui vibre, qui trem-ble rapidement et légèrement ; et De ce qui produit,en s’agitant, un bruissement léger, un faible mur-mure. On l’emploie souvent, en ce sens, dans le stylepoétique. Faire frémir les cordes d’un instrument.J’entendais frémir le feuillage. Les flots se brisentcontre les rochers en frémissant. || U se dit De l’eauet de toute autre liqueur, lorsqu’elle chauffe, et qu’elle
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