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FRANC-MAÇONNERIE, s. f. Association secrètequi fait un emploi symbolique des instruments à l’usagede l’architecte et du maçon, et dont les membres seréunissent dans des lieux qu’ils appellent Loges. Lespratiques de cette association.
FRANCO, adv. t. de commerce, emprunté de l’ita-lien. Sans frais.
FRANCOLIN. s. m. t. d’hist. nat. Oiseau plus grosque la perdrix, et qui est bon à manger.
FRANC-QUARTIER, s. m. t. de Blason. Le pre-mier quartier de l’écii, qui est à la droite du côte duchef, et qui est moins grand qu’un vrai quartierd ecartelure, et d’un émail différent du reste de l’écu.
FRANC-RÉAL. s. m. Poire, dont il y a deux espè-ces, l’une et l’autre peu estimées, le Franc-réal d’hi-ver, et le Franc-réal d’été.
FRANC-SALÉ. s. m. Droit de prendre à la gabellecertaine quantité de sel sans payer.
FRANGE, s. f. Tissu de quelque fil que ce soit,d’où pendent des filets, et dont on se sert pour ornerles vêtements, les meubles, les draperies, etc.
FRANGER, v. a. Garnir de frange. || Frangé, ée.participe, ||Il se dit, en t. de blason, Des gonfanonsqui ont des franges d’un autre émail. || Enhist. nat.,De ce qui a un bord découpé en manière de frange.Pétales frangés .
FRANGER ou FRANGIER. s. ni. Artisan qui faitde la frange.
FRANGIPANE, s. f. Pièce de pâtisserie contenantune crème où il entre des amandes et d’autres ingré-dients. On dit de même, Tourte à la frangipane oude frangipane. Crème de frangipane. || Une espèce deparfum. Pommade à la frangipane.
FRANGIPANIER. s. m. t. de botan. Arbuste desîles d’Amérique, qui a des rapports avec le laurier-rose , et qui donne un suc laiteux, épais et très-caus-tique.
FRANQUE, adj. f. Voyez Franc.
FRANQUETTE, s. f. loc. pop. À la bonne fran-quette, Franchement, ingénument.
FRAPPANT, ANTE. adj. ( onomatopée .) Qui faitune impression vive sur les sens, sur l’esprit, surl àme. Un spectacle frappant. Ressemblance , véritéfrappante.
FRAPPE, s. f. Empreinte que le balancier fait surla monnaie. || Frappe, Assortiment complet de ma-trices pour fondre des caractères d’imprimerie. Unefrappe de romain 3 d’italique, de cicéro.
FRAPPEMENT, s. m. Action de frapper. II se ditde L’action de Moïse, frappant le rocher pour enfaire sortir de l’eau. Le Frappement du rocher est undes plus beaux tableaux du Poussin.
FRAPPER, v. a. Donner un ou plusieurs coups.Frapper quelqu’un avec la main, avec un bâton. Frap-per la terre au pied. || Neutr. Frapper dans la mainpour conclure un marché. Frapper comme un sourd.1/heure a frappé (a sonné ).§Frapper quelqu’un d’unpoignard, d’un couteau, etc., ou simplement, Frap-per quelqu’un, Le percer d’un ou de plusieurs coupsde poignard, etc.|| Frapper Pair de cris, de clameurs,etc., Pousser des cris, des clameurs qui retentissentau loin. || Fig. et fam., Frapper son coup, Produirel’effet qu’on se propose. [| Fig. et fam., Frapper lesgiands coups, Se servir de moyens décisifs pour lesuccès d’une affaire.BT. de chasse, Frapper à route,Faire retourner les chiens, pour qu’ils relancent lecerf. || Frapper, Donner une empreinte à quelquechose, au moyen d’une matrice ou autrement. Frap-per de la monnaie, des médailles. ||Frapper , par ext.,
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en parlant De la lumière, Se diriger vers, tomber sur.Les parties d’un objet que la lumière frappe, ou lalumière frappe. \ Il se dit, fig., De l’impression quise fait sur les sens, sur l’esprit, sur l’âme. Tout cequi frappe nos sens. Cet objet m’a frappé Pimagina-tion. Il fut frappé de sa beauté. [j Frapper d’étonne-ment, d’admiration, etc., Causer tout à coup un grandétonnement, etc. On dit en des sens analogues : Frap-per d’aveuglement. Frapper de mort. Etc. j| Frapperd'anathème, de réprobation, etc., Anathématiser,réprouver, etc. || Frapper de glace, Rafraîchir, rendreextrêmement frais par le moyen de la glace. || Frap-per, absol., dans le style élevé, Faire périr, exter-miner, ou Affliger par quelque grand malheur, parune calamité. Il frappa tous les premiers-nés. Dieu Pafrappé dans ce qtt il avait de plus cher. | Frapper ,en jurispr., Être établi, assigné sur. Son hypothèquefrappe sur tel immeuble. H Frapper, t. de marine,Attacher fortement et à demeure. Frapper une poulie,une manœuvre. I| Frapper, avec le ppon. pers., soitcomme v. réfléchi, soit comme v. récipr. Se frapperà la tête. Ils se sont frappés P un l’autre. [| Absol. etfam., Se remplir l’imagination de quelque pensée si-nistre. C’est un homme qui se frappe aisément. ||Frappé, ée. participe. ^Drap bien frappé, Drap fortet serré. |[ Fig., Un ouvrage frappé au bon coin, Unbon ouvrage. On dit dans un sens analogue, Cet ou-vrage est frappé au coin du génie. |] Fig., Vers bienfrappé, passage, endroit bien frappé, etc., Vers,passage, etc., où il y a beaucoup de force et d’éner-gie. || Fig., Être frappé de quelqtte chose, En être at-teint, attaqué, saisi. Être frappé d’une maladie. ||Etre frappé à mort , Être malade à n’en pouvoir ré-chapper. [| Fig., Avoir l'imagination frappée de quel-que chose, ou simplement, Avoir l'imagination frap-pée, et même, fam., Être frappé , Avoir l’imaginatiouremplie de quelque appréhension, de quelque idéesinistre, j] Fig., Avoir i esprit frappé d'une idée, êtrefrappé d’une idée, Être obsédé, préoccupé de celteidée, ne pouvoir l’écarter. || Frappé, t. de musique,subst., Le temps de la mesure où l’on baisse le piedou la main, pour la marquer. Le levé et le frappé.Adj., Temps frappé.
FRAPPEUR, EUSE. s. Qui frappe. Fam.
FRASQUE, s. f. (ital. frasca, sottise.) Action ex-travagante, imprévue, et faite avec éclat. Il m’a faitplusieurs frasques. Fam.
FRATER.s.m. (Mot lat.) (On prononce FR finale.)Autrefois Un garçon chirurgien. En plaisantant, etd’une manière ironique, Un mauvais chirurgien. C’estun pauvre frater. || U se dit, dans les troupes et surles vaisseaux, de Celui qui est chargé de raser leshommes d’une compagnie ou de l’équipage.
FRATERNEL, ELLE. adj. (lat. f aternus, frater-nel.) Qui est propre à des frères, tel qu’il conviententre des frères. Amour fraternel. Union fraternelle.
FRATERNELLEMENT, adv. En frère, d’une ma-nière fraternelle.
FRATERNISER, v. n. A ivre d’une manière fra-ternelle avec quelqu’un; ou Se promettre mutuelle-ment une amitié fraternelle.
FRATERNITÉ, s. f. Relation de frère à frère. Iln’est guère usité que dans le didactique. Vous avezbeau le renoncer pour votre frère, vous ne détruirezpas la fraternité qui est entre vous. || Union frater-nelle, amitié fralernelle.|[ Liaison étroite que contrac-tent ensemble ceux qui, sans être frères, ne laissentpas de se traiter réciproquement de frères. Il y a fra-ternité entre ces,deux kemmes, entre ces deux familles.