EFF
en t. de fleuriste, signifie, Ôter les fleurs. Effleurer unrosier. || Effleuré, ée. participe.
EFFLEURIR (SM. v. pron. (lat. efflorere, fleu-rir.) t. de chimie et de minéralogie. Tomber en efflo-rescence. Un minéral qui s’effleurit, c’est-à-dire, Quiperd son eau de cristallisation et tombe en poudre.On dit neutral., Effleurir. || Effleuri, ie. participe.
EFFLORESCENCE, s, f. t. de chimie et de miné-ralogie. Changement qui arrive à une substance miné-rale, quand, exposée à l’air, elle se recouvre d’unematière pulvérulente. |J ïn médec., Avoir des efflo-rescences sur la peau y Y avoir des élevures.
EFFLORESCENT, ENTE. atlj. t. de chimie et deminéralogie. Qui tombe en efflorescence.
EFFLUENCE, s. f. (lat. effluere , couler.) t. de phy-sique. Émanation réelle ou supposée d’un fluide oude corpuscules invisibles. Il se dit surtout en parlantDu fluide électrique.
EFFLUENT, ENTE. adj. t. de physique. U n’estguère usité que dans cette locution, Matière effluente,Les émanations invisibles qui sortent ou qui sontsupposées sortir d’un corps.
* Effluves, s. f. pl. T. de méd. Évaporation deseaux stagnantes. Effluves de marais.
EFFONDREMENT, s. m. (lat. ex, de, fundus,fond.) t. d’agricult. Action d’effondrer, de fouiller desterres à la profondeur de plusieurs pieds.
EFFONDRER, v. a. t. d’agricult. Remuer, fouillerdes terres profondément, en y mêlant de l’engrais. |JEffondrer, dans le langage ordinaire, Enfoncer,Rompre, briser. Effondrer un coffre. || Il s’emploieavec le pron. pers., dans ce dernier sens. Le feu ayantgagné la chambre à coucher, le plancher s’effondra.|j Effondré, ée. participe.
EFFONDRILLES. s. f. pl. Les parties grossièresqui restent au fond d’un vase dans lequel on a faitcuire ou infuser quelque chose.
EFFORCER (S’), v. pron. (lat. fortis, fort.) Em-ployer toute sa force à faire quelque chose; ne pasassez ménager ses forces en faisant quelque chose.S’efforcer de soulever un fardeau, jj Fig., Employerson industrie ou faire tout ce qu’on peut pour venirà bout de quelque chose, pour arriver à un but.S'efforcer de parvenir. Il s'efforçait de paraître calme.
EFFORT, s. m. Emploi plus qu’ordinaire des forcesphysiques ou morales. Faire beaucoup d’efforts. Il fittous ses efforts pour mériter cette récompense. Lesuccès couronna leurs efforts. Effort desprit, de mé-moire. || Il se dit quelquefois, dans un sens analogue,en parlant Des choses. Cet arbre n’a pu résister auxefforts du 'vent. |j Fig. Tout l’effort de la guerre xase porter sur cette province. H lise dit, par extens.,d’Un ouvrage produit par une action où l’on s’estefforcé de faire tout ce qu’on, pouvait. Ce sens n’estguère usité qu’en parlant des productions de l’espritou de l'art. Cette statue est un effort de l’art. \\Faireun effort sur soi-même, Se déterminer à faire quelquechose, malgré l’extrême répugnance qu’on éprouve. ||Effort, Hernie produite par quelque effort violent,ou Tiraillement douloureux de quelque muscle, pro-duit par une cause semblable. La première de ces ac-ceptions n’appartient qu’au langage vulgaire ; la se-conde s’applique tant Aux personnes qu’à certainsanimaux et particulièrement aux chevaux.
EFFRACTION, s. f. (lat. effractura, effraction.)t. de jurispr. criminelle. Fracture, rupture que faitun voleur pour dérober.
EFFRAIE, s. f. Voyez Fresjue.
TOME. I.
ÉGA 497
EFFRAYANT, ANTE. adj. ( lat. efferare, effarou-cher.) Qui donne de la frayeur.
EFFRAYER, v. a. ( Il se conjugue comme Payer.)Donner de la frayeur, épouvanter. Effrayer un enfant.|| Avec le pron. pers., S’étonner, être saisi de frayeur.Il s’effraye de peu de chose. || Effrayé, ée. participe.
EFFRÉNÉ, ÉE. adj. (lat. effrenatus , effréné.) Quiest sans frein, sans retenue. Il ne se dit qu’au figuré.Licence effrénée. Passion effrénée.
EFFRITER, v. a. (lat. effricare, user.) t. d’agri-cult. User, épuiser une terre. || Avec le pron pers. Laterre s’effrite. ]| Effrité, ée. participe.
EFFROI, s. m. ( lat. efferare, effaroucher.) Grandefrayeur, terreur, épouvante. Répandre l’effroi. Pâlird'effroi.
EFFRONTÉ, ÉE. adj. (lat. effrons, effronté.) Im-pudent, qui n’a honte de rien. Il est bien effronté.Un homme effronté. Une femme effrontée. || 11 se ditquelquefois de l’air, du regard, etc. Un air effronté.|| Prov., Effronté comme un page de cour , comme unpage , Hardi jusqu’à l’impudence. |j Effronté , ék,est aussi substantif.
EFFRONTÉMENT, adv. D’une manière effrontée,impudemment. Il est entré effrontément.
EFFRONTERIE, s. f. Impudence.
EFFROYABLE, adj. des 2 genres, (lat. efferare,effaroucher.) Qui cause de l’effroi, de l’horreur.{jParexagérât., Éxtrêmement difforme, laid. Cette femmeest effroyable. ]j Excessif, étonnant, prodigieux. Elleest d’une laideur effroyable. Il y avait un mondeeffroyable à leur assemblée.
EFFROYABLEMENT, adv. D’une manière exces-sive et prodigieuse.
EFFUSION, s. f. (lat. effusio , effusion.) Épanche-ment. || Fig., Effusion de cœur, Vive et sincère dé-monstration de confiance et d’amitié. Parler aveceffusion de cœur, ou simplement , Parler avec effu-sion. De même, Effusion de tendresse.
ÉFOURCEAU, s. m.( lat. furca, fourche.) Machinecomposée d’un essieu, de deux roues et d’un timon,qui sert à transporter des fardeaux très-pesants, telsque troncs d’arbres, etc.
ÉGAL, ALE. adj. (lat. cequaVis, égal.) Pareil,semblable, le même, soit en nature, soit en quan-tité , soit en qualité. Deux personnes d’égale condi-tion. Toutes choses égales d’ailleurs. ^Faire tout égal,Tenir la même conduite entre deux ou plusieurs per-sonnes, ne pas favoriser l’une plus que l’autre. Fig.et plus ordinairement, dans le même sens, Tenir labalance égale. || Fam., Tout lui est égal, Tout luiest indifférent, peu lui importe que les choses soient,se passent de telle manière ou de telle autre. On dit,Cela m’est égal , pour exprimer que, Des deux cho-ses en question, des deux partis proposés, on n’aimepas plus l’un que l’autre.|| Égal, Uni, qui n’est pointraboteux, qui est de niveau. Un chemin bien égal. ||Qui est toujours le même, qui ne varie point, uni-forme. Esprit égal. Style égal. j| Égal , est subst^ dansle premier sens seulement, et surtout en parlant Despersonnes. Vivre avec ses égaux. D’égal à égal, jj Àl'égal de, Autant que, de même que.
ÉGALEMENT, s. m. t. de jurispr. ancienne. Dis-tribution préalable faite avant partage entre des en-fants héritiers de leur père ou de leur mère, qui avaitdonné en avancement d’hoirie aux uns plus qu’auxautres.
ÉGALEMENT, adv.D’une manière égale.|| Autant,pareillement. Il est chéri et respecté également.
ÉGALER, v. a. Rendre égal. || Être égal à. La re-
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