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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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1 14 CAP

que chose, Il nest pas en disposition, en humeur, enétat dentendre raison, découter ce quon a à lui dire.|| Capable, se dit aussi en parlant De la capacité lé-gale. Être, capable de recevoir, de disposer entre-vifs,ou par testament. Il est capable dexercer cet emploi.|| Capable, ahsol., Habile, intelligent. Cest un hommecapable , très-capable. || Fam., Prendre, avoir laircapable, Prendre, avoir lair dun homme qui pré-sume trop de son habileté. Subst., Faire le capable,Faire lhabile homme. || Capable, Qui peut produiretel ou tel effet, amener tel ou tel résultat. Il ne se ditque Des choses. Cette maladie est capable de le tuer .Cette démarche est capable de vous nuire.

CAPACITÉ, s. f. La profondeur et la largeur dunechose, considérée comme contenant, ou pouvant con-tenir. La capacité d'un vaisseau, du cerveau, delestomac. || En parlant Des personnes, Habileté, apti-tude. Avoir beaucoup de capacité. Manquer de capa-cité. Juger de la capacité dun homme par ses ouvrages.|| La capacité de lesprit, Létendue et la portée delesprit. || Capacité, t. de jurispr., La faculté quunepersonne a de contracter, de disposer, de donner oude recevoir, soit par actes entre-vifs, soit par testa-ment, etc. || En matière bénéficiale, Les titres et ca-pacités dun ecclésiastique, Les actes et pièces quiservent à montrer quil est capable de posséder le bé-néfice quil demande.

CAPARAÇON, s. m. Couverture quon met sur leschevaux.

CAPARAÇONNER, v. a. Mettre un caparaçon. ||Caparaçonné, ée. participe.

CAPE. s. f. (lat. caput, tète.) Manteau à capuchonqui était fort en usage autrefois. || Prov. et fig., Navoirque la cape et lépée, se disait autrefois Dun gentil-homme, dun cadet de bonne maison qui navait pointde bien. || Prov. et fig., Rire sous cape , Éprouver unesatisfaction maligne, qnon cherche à dissimuler. ||Cape , Couverture de tète dont les femmes se serventen quelques provinces, contre le vent et la pluie. ||Cape, t. de marine, Situation dun bâtiment qui a labarre du gouvernail sous le vent, et qui ne conserveque très-peu de voiles, afin de présenter le côté et dene plus faire de route. Mettre à la cape. Être à lacape.

CAPELAN. s. m. ( ital. cappellano, chapelain.) Parmépris, Un prêtre pauvre ou cagot, qui ne sattire pasle respect à son caractère. U a vieilli. || Capelan ,Petit poisson de mer, dont la chair est douce, tendreet de bon goût. Quelques-uns écrivent, Caplan.

CAPELF.T. s. m. t. dart vétérinaire. Loupe, tu-meur qui vient au train de derrière du cheval, à lex-trémité du jarret.

CAPELINE, s. f. ( ital. cappello, chapeau.) Chapeaudont les femmes se servaient coutre le soleil.

CAPENDU. s. m. Espèce de pomme rouge.

CAPERON. s, m. Voyez Capron.

CAPILLAIRE, adj. des i genres. (Iat. capillus,cheveu.) (On prononce les L sans les mouiller.) Déliécomme des cheveux. Il se dit, en t. de botan., De cer-taines parties des plantes. Racines, feuilles capillaires.|| En t. de physique et danat., Des tubes, des vais-seaux qui sont dun très-petit calibre. Tubes, veines,vaisseaux capillaires. || Plantes capillaires, ou simple-ment et mieux, Capillaires, se dit de Certaines fou-gères, dont on fait usage en médecine. Capillaire noir,du Canada, de Montpellier. Sirop.de capillaire.

CAPILOTADE, s. f. Ragoût fait de plusieurs mor-ceaux de viandes déjà cuites. || Fig. et fam., Mettre

CAP

quelquun en capilotade , Laccabler de coups; et, ausens moral, Médire de quelquun sans aucun ména-gement, le déchirer par des médisances outrées.

CAPISCOL. s. m. Dignité de chapitre, dans quel-ques provinces, qui répond au titre de doyen.

CAPITAINE, s. m. (lat. caput, tête.) Chef dunecompagnie de gens de guerre, soit à pied, soit à cheval.Capitaine réformé, en pied. || Capitaine-lieutenant,dans la maison du roi ou des princes, Celui qui com-mandait une compagnie dont le roi, la reine, ou unprince était censé capitaine; Le lieutenant de la com-pagnie colonelle dun régiment dinfanterie. || Capi-taine, Celui qui commande un bâtiment de guerre oude commerce. Capitaine de vaisseau, de frégate. Ca-pitaine en second. Capitaine marchand. Capitaine aulong cours. || Capitaine de pavillon, Celui qui com-mande le vaisseau monté par un contre-amiral ou parun vice-amiral. || Capitaine darmes. Voyez Armes. ||Capitaine de port, Officier préposé à la police mari-tinie dun port de commerce. || Capitaine, autrefois,Celui qui commandait dans certaines maisons royales.Capitaine de Fontainebleau, de Saint-Germain , deVincennes. On dit aujourdhui, Gouverneur. || Capi-taine des chasses, Celui qui avait le soin de ce quiregarde la chasse dans une certaine étendue de pays.Dans un sens analogue, Capitaine de lonveterie. |j Ca-pitaine de voleurs , Le chef dune troupe de voleurs,etc. || Capitaine , Un général darmée, par rapport auxqualités nécessaires pour le commandement. Ce roiétait un grand capitaine. Sage, vaillant, vieux ca-pitaine.

CAPITAINERIE, s. f. Charge de capitaine dunemaison royale, dun château, etc., ou de capitaine deschasses. Voyez Capitaine. || Capitainerie des chasses,Létendue de la juridiction dun capitaine des chasses.|| Capitainerie, dans quelques maisons royales, Lieuaffecté au logement du capitaine du château et deschasses.

CAPITAL, ALE. adj. Principal. Affaire capitale.Défaut capital. || T. de peinture, Tableau capital,Tableau dun peintre célèbre, qui se distingue desautres productions du même artiste par son étendue,sa perfection ou son prix, jj Les sept péchés capitaux,Les sept péchés mortels. || Ennemi capital, Ennemijuré, ennemi mortel. || En matière criminelle, Crimecapital, Crime qui mérite le dernier supplice. Peinecapitale , Toute peine qui entraîne la mort naturelleou la mort civile. Condamner quelquun à la peint,capitale, Le condamner à mort. || Ville capitale, ousubst., Capitale, La ville principale dun État, duneprovince. Le roi est rentré dans sa capitale. || Lettrecapitale, ou subst., Capitale, Grande lettre, lettremajuscule. T. dimpr., Petites, grandes capitales. ||Capital, subst., Le principal dune dette, dune rente.Il a payé les intérêts, mais il doit encore le capital.|| Fonds commercial, sommes que lon fait valoir dansquelque entreprise. Augmenter, doubler son capital.Il Capitaux, plur., t. de finances, Sommes en circu-lation, quantités considérables dargent, valeurs dis->ponibles. Les capitaux sont rares. || Capital, lig., Cequil y a de principal, de plus imporlant. Le capitalest de travailler sérieusement à son salut.

* Capitaliser, v. a. Convertir en capital.

CAPITALISTE, s. des 2 genres. Qui a des capitaux,des sommes dargent considérables, et qui les faitvaloir dans les entreprises de commerce, dagricul-ture , de manufacture et de finance.

CAPITAN. s. m. t. de mépris. Rodomont, fanfa-ron qui se vante dune bravoure quil na point.