BAL
commence à balbutier. La confusion, la honte le fitrougir et balbutier. || Actif. Balbutier un compliment,des excuses. || Fig., Parler sur quelque sujet confusé-ment et sans connaissance suffisante. || Balbutié, ée.participe.
BALCON, s. m. (ital. balcone, balcon.) Saillie con-struite en pierre ou en bois sur la façade d’un bâti-ment, soutenue ordinairement par des colonnes oudes consoles,et entourée d’une nalustrade. j| Ouvragede serrurerie, qu’on met à une fenêtre, pour servird’ornement et d’appui. J| Balcon , dans les salles despectacle, Petite galerie placée près du théâtre, dechaque côté de l’avant-scène.
BALDAQUIN, s.m. (ital. baldacchino, baldaquin.)Ouvrage de sculpture ou d’architecture, en formede dais, qui sert de couronnement à un trône, à unautel. || Dais, ordinairement garni d’étoffe, qu’on sus-pend au-dessus d’un lit, et auquel tiennent les rideaux.Dans un sens analogue, Le baldaquin d'un catafalque.
BÂLE. s. f. t. de botan. Voyez Balle.
BALEINE, s. f. (grec phalaina, baleine.) Mammi-fère de l'ordre des Cétacés, le plus grand des ani-maux, qui a la forme extérieure d’un poisson, et qu’onpèche dans les mers du Nord : sa mâchoire supérieureest garnie de lames cornées et fibreuses, appeléesBarbes ou Fanons. Côtes, huile de baleine . || Blanc debaleine , Matière grasse, concrète, blanche et cristal-line, que l’on retire du tissu cellulaire interposé entreles membranes du cerveau de certaines espèces de ca-chalots. On l’appelle abusivement, Sperma ceti ouSperme de baleine. || Baleine, Fanons de la baleine,dont on fait la monture des parapluies, dont on garnitles corsets des femmes, etc. || En astron., La Baleine,Constellation de l’hémisphère austral.
BALEINÉ, ÉE. adj. Garni de baleine. Il se dit Descorsets et des cols.
BALEINEAU, s. m. Le petit de la baleine.
BALEINIER, s. m. t. de marine. Navire équipé]H>ur faire la pêche de la baleine. || Adj. Un navirebaleinier.
BALENAS. s. m. Le membre génital de la baleinemâle.
BALÈVRE. s. f. (grec bathus, bas, lal. labrum,lèvre.) Lèvre inférieure. Vieux et inusité. || En archit.,L’excédant d’une pierre sur une autre, près d’un joint,dans la douelle d’une voûte ou dans le parement d’unmur. Un éclat près d’un joint, occasionné dans lapieire par une trop grande pression.
BÂLI. s. m. Voyez Pixi.
BALISAGE, s. m. t. de marine. Action de baliser,de placer des balises.
BALISE, s. f. Nom que l’on donne au fruit du ba-lisier.
BALISE, s. f. t. de marine. Perche, mâtereau, oubarre de fer, surmontée d’un petit baril ou de quelqueautre objet fort visible, qu’on plante à l’entrée desports, à l’embouchure des rivières, et en d’autreslieux, pour indiquer les endroits où il y a du péril. ||Balise, L’espace qu’on est obligé de laisser le longdes rivières pour le lialage des bateaux. Plus ordinai-rement, Chemin de halage.
BALISER, v. a. t. de marine. Indiquer par des ba-lises les hauts-fonds et les passes. || Balisé, ée. par-ticipe.
BALISEUR. s. m. Celui qui veille à ce que les ri-verains laissent un certain espace sur le bord des ri-vières, pour le chemin de halage. || Gens préposés pourfaire le balisage des ports maritimes et des rivières.
BALISTER. s. m. t. de botan. Plantes, originaires
BAL ii'j
des Indes, dont plusieurs espèces sont cultivées àcause de la beauté de leurs feuilles et de leurs fleurs.
BALISTE. s. f. (grec ballo , jeter.) Machine deguerre, en usage chez les anciens, qui servait à lancerdes traits, des javelots, et souvent aussi des pierres,des torches allumées, etc. || Baliste , en hist. nat.,Poissons remarquables par la vivacité de leurs cou-leurs, par leur extrême agilité, et par l’espèce de cui-rasse à compartiments dont leur corps est revêtu.
BALISTIQUE, s. f. Art de calculer le jet des pro-jectiles, et particulièrement celui des bombes.
BALIVAGE, s. m. t. d’administration forestière.Choix et marque des baliveaux qui doivent être con-servés dans les coupes.
BALIVEAU, s. m. t. d’administration forestière.Il se dit Des arbres qu’on réserve, lors de la couped’un bois taillis, afin qu’ils puissent devenir arbres dehaute futaie. Baliveaux modernes. Baliveaux anciens.Voyez Ancien.
BALIVERNE, s. f. Sornette, propos frivole, occu-pation futile, passe-temps puéril. Fam.
BALIVERNER. v. n. S’occuper de balivernes. Fam.
BALLADE, s. f. (ital. ballata , ballade.)(Onne pro-nonce qu’une L dans ce mot et les suivants.) Anciennepoésie française, composée de couplets faits sur lesmêmes rimes, et se terminant tous par le môme vers.|| Le refrain de la ballade, Le vers intercalaire quirevient à la fin de chaque couplet. || Prov. et fig., C'estle refrain de la ballade, se dit De ce qu’une personneramène sans cesse dans ses discours.
BALLANT, adj. m. (grec pallô, ballotter.) Fam.,Aller les bras ballants, Marcher en laissant aller sesbras suivant le mouvement de son corps.
BALLE, s. f. Petite pelote ronde, faite de rognuresd’étoffe, de liège, ou de toute autre matière élasti-que, recouverte de drap ou de peau, et servant àjouer à la paume. Prendre la balle au bond, à la volée.Renvoyer la balle. || Juger la balle, Prévoir où la balledoit tomber. Fig. et fam., Prévoir quel tour une affaireprendra.|| Couper la balle, La frapper avec la raquetteinclinée. [| La balle la perd, la balle la gagne, se ditLorsque celui qui a joué la balle a perdu ou gagné laballe. || Jouer à la balle, Se renvoyer une balle l’unà l’autre à l’aide seulement de la main. || Fig. et fam.,Prendre la balle au bond, Saisir vivement et à proposune occasion favorable. || Fig. et fam., À vous la balle.C’est à vous à dire ou à faire telle chose; c’est vousque cela regarde. Il a tout dit, à vous la balle, Cf està votre tour. || Fig. et fam., Quand la balle me vien-dra, Quand je serai en position favorable pour agir,pour parler. || Fig. et fam., Renvoyer la balle , Se dé-charger sur quelqu’un d’un soin, d’un embarras, d : uneaffaire ; Répliquer avec vivacité. On dit dans le mêmesens, Se renvoyer la balle, Soutenir la conversationpar des traits vifs, animés. || Fig. et pop., Enfant dela balle, Enfant d’un maître de jeu de paume; et,par extens., Toute personne élevée dans la professionde son père. || Balle, Petites boules, ordinairementde plomb, dont on charge certaines armes à feu,comme fusils, mousquets, carabines, pistolets. Ballede fusil, de pistolet. Moule à balles. || Balle de calUbre, Celle qui est d’une grosseur correspondante aucalibre de l’arme. |] Balles ramées , Deux ou trois ballesde plomb jointes ensemble par un fil d’archal tortillé.|| Fig. et fam., Ce sont balles perdues, Ce sont desefforts inutiles. || Ce canon est de huit, de douze, devingt-quatre livres de balle , etc., Le boulet de soncalibre doit peser huit, douze, vingt-quatre livres, etc.
BALLE, s. f. Gros paquet de marchandises, lié do