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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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|j Sinon, «ans quoi. Dites-lui qu il soit plus sage,qu autrement on le châtiera. |j Autrement, précédéde la négative pas, Guère. C'est un homme qui n'estpas autrement riche . Fam.

AUTRUCHE, s. m. (grec stroutkos, autruche.)Grand oiseau, fort haut sur jambes et à cou très-long, dont les ailes, ainsi que la queue, sont garniesde plumes molles et flexibles, qui ne peuvent servirau vol. [| Prov. et fig., Il a un estomac d'autruche ,il digérerait le fer, se dit D'un grand mangeur.

AUTRUI, s. m. qui na point de plur. (lai. alter ,autre.) Les autres personnes , le prochain. Juger dau-trui par soi-mtme. Parler par la bouche dautrui.Vivre, s'amuser aux dépens d'autrui, jj Prov., Mald'autrui n'est que songe, Le mal dautrui ne noustouche guère. |) Prov. et fig., Qui s'attend à lécuelled'autrui a souvent mal dîné, Quand on compte surautrui, on est souvent trompé dans ses espérances. ||En t. dancienne chancellerie, Sauf en autres chosesnotre droit, et F autrui en toutes, Et le droit dautruien toutes.

AUVENT, s. m. (lat. ad ventum, au vent.) Petittoit en saillie, attaché ordinairement au - dessus desboutiques, pour garantir de la pluie.

AUVERNAT. s. m. Nom quon donne à certainvin dOrléans.

AUXILIAIRE, adj. des 2 genres, (lat. auxiliaris,auxiliaire.) Qui aide, dont on lire du secours. U estprincipalement usité en parlant Des troupes quunprince, quun État envoie au secours dun autre prince,dun autre État. Armée auxiliaire. Troupes auxi-liaires. || Subst. Un corps dauxiliaires. || Auxiliaire ,en t. de gramm., se dit Des verbes qui servent à for-mer plusieurs temps des autres verbes. Avoir et Êtresont Us verbes auxiliaires de la langue française.Subst., L'auxiliaire Être, Vauxiliaire Avoir.

AVACHIR (S), v. pron. (lat. vacca, vache.) De-venir lâche, mou, sans vigueur. Pop., se dit surtoutDes femmes auxquelles un excès dembonpoint faitperdre la fraîcheur et la vivacité de la jeunesse. || Ilse dit aussi Des étoffes, du cuir, dun habit, lors-quils se déforment et saffaissent par lusage. || Ava-chi, ie. participe.

AVAL. s. m. t. de négoce. Souscription quon metau bas dun effet de commerce, et par laquelle onsoblige den payer le montant, sil nest pas acquittépar celui qui a souscrit ou accepté leffet.

AVAL. s. m. (Iat. ad, vers, vadis, vallée.) t. dela navigation des rivières. Il est lopposé d Amont,Le côté vers lequel descend la rivière. Ou l'emploiesurtout avec la préposition De, et toujours sans lar-ticle. Pays, vent daval. || En aval au pont, de laville, etc., se dit pour désigner Le côté de la rivièrequi est au-dessous du pont, de la ville, etc., dont onparle, jj Vent d'aval, se dit, sur les côtes, de Toutvent qui souffle de lun des points compris entre le,nord-ouest et le sud-ouest, passant par louest, sur-tout lorsque la terre est au levant. || Un des bateauxallait amont, l'autre aval, Lun montait, lautre des-cendait. Amont et Aval sont employés comme adv. ||À vaü-lkau. loc. adv. Suivant le courant de leau. Labarque allait à vau-leau. Jj Prov. et fig., L'affaire,l'entreprise est allée à vau-l'eau, Elle na pas réussi,on nen espère plus rien.

AVALAISQN ou AVALASSE, s. f. Chute deauimpétueuse qui vient des grosses pluies formées entorrents. Peu usités, j} Avalaîson , en t. de marine,Vent daval qui dure depuis huit jours et plus sansvarier.

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AVALANCHE, s. f. (Quelques-uns disent, Ava -lange.) Masse considérable de neige durcie qui se dé-tache du sommet glacé des hautes montagnes, et roulejusque dans les vallées, en détruisant ou renversanttout sur son passage.

AVALASSE- s. f. Voyez Ayalaison.

AVALER, v. a. ( ital. avvalare, avaler.) Faire passerpar le gosier dans lestomac quelque aliment, quelqueliqueur, ou autre chose. AvaUr un bouillon, un œufIl avaU les morceaux sans màcher.\ t Prov. et pop., Nefaire que tordre et avaler, Manger trop avidement, etavaler presque sans mâcher. |j Fam. et par exagér., Ilavalerait la mer et Us poissons , se dit Dun hommequi a une grande soif, ou qui a un appétit insatiable;fig., Dun homme extrêmement avide de richesses.|| Prov. et fig., AvaUr U calice, avaler le morceau,Se soumettre à quelque chose de fâcheux, malgré larépugnance quon y peut avoir. || Prov. et fig., Ava-Ur aes couleuvres, Recevoir des dégoûts, des cha-grins, des mortifications quon est obligé de dissimu-ler, dont on 11ose se plaindre. || Fig. et pop., On luifera avaler cela, On lui fera croire cela, ou On luifera endurer cela. || Avaler , Abaisser, faire descendre.AvaUr du vin dans la cave. Pop. j| En t. de jardi-nage, AvaUr une branche, La couper près du tronc,jj Sur les rivières, Ce bateau avale, ce bateau va enavalant, Il suit le courant de la rivière. Dans cesens, qui a vieilli, Avaler est neutre. || Avaler , avecle pron. pers., Pendre, descendre trop bas. Le ventrede cette jument savale. || Avalé, és. participe, jjAdj., Qui pend un peu. Avoir Us joues, Us épauUsavalées.

AVALEUR. s. m. Celui qui a lhabitude davalerquelque aliment, quelque liqueur. Fam., se dit parmoquerie, jj Prov. et fig., C'est un avaleur de char-rettes ferrées, Cest un fanfaron.

AVALOIRE. s. f. Gosier. Fam., se dit par plai-santerie, en parlant Dun homme qui mange et boitbeaucoup. Il a une belU avaloire. jj Avai.oire, Piècedu harnais des chevaux, qui leur descend derrièreles cuisses, un peu au-dessous de la queue.

AVANCE, s. f. (ital. avanzare, avancer.) Partie debâtiment qui anticipe sur une rue, sur une cour, et quisort de lalignement du reste du bâtiment. || Lespacede chemin quon a devant quelquun. Il a tant de lieuesd'avance sur nous. Prendre t avance. jJCe qui se trouvedéjà de fait ou de préparé dans une affaire, dans unouvrage. Cest une grande avance, quand on veut bâ-tir, que davoir des matériaux.^! sert, avec les prépo-sitions De et Par, à former des locutions adverbialesqui marquent Anticipation de temps, soit par rapportà lépoque lon fait ordinairement une chose, soitpar rapport à ce qui doit être fait ou dit postérieure-ment. Payer par avance. Je m'en réjouis davance, jjIl se dit aussi Des sommes que lon prête, dun paye-ment anticipé, dun déboursé que lon fait pour quel-quun. Paire une avance de mille écus. J'en serai pourmes avances, jj Être en avance, Avoir fait une avancede quelque somme. |J Avance, Premières recherches,premières démarches pour amener une réconciliation,un accommodement, un traité, pour former une liai-son damour ou damitié. Il se tient ferme, et ne veutfaire aucune avance. Ce n 'est pas lui qui a recherchécette femme, elle a fait Us avances. Mes avances ontété reçues froidement.

AVANCÉE, s. f. t. de guerre. Corps de gardeavancé, petit poste en avant de celui qui garde laporte dune place de guerre.

AVANCEMENT, s. m. IVogrès en quelque matière

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TOME I.