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|j Sinon, «ans quoi. Dites-lui qu il soit plus sage,qu autrement on le châtiera. |j Autrement, précédéde la négative pas, Guère. C'est un homme qui n'estpas autrement riche . Fam.
AUTRUCHE, s. m. (grec stroutkos, autruche.)Grand oiseau, fort haut sur jambes et à cou très-long, dont les ailes, ainsi que la queue, sont garniesde plumes molles et flexibles, qui ne peuvent servirau vol. [| Prov. et fig., Il a un estomac d'autruche ,il digérerait le fer, se dit D'un grand mangeur.
AUTRUI, s. m. qui n’a point de plur. (lai. alter ,autre.) Les autres personnes , le prochain. Juger d’au-trui par soi-mtme. Parler par la bouche d’autrui.Vivre, s'amuser aux dépens d'autrui, jj Prov., Mald'autrui n'est que songe, Le mal d’autrui ne noustouche guère. |) Prov. et fig., Qui s'attend à l’écuelled'autrui a souvent mal dîné, Quand on compte surautrui, on est souvent trompé dans ses espérances. ||En t. d’ancienne chancellerie, Sauf en autres chosesnotre droit, et F autrui en toutes, Et le droit d’autruien toutes.
AUVENT, s. m. (lat. ad ventum, au vent.) Petittoit en saillie, attaché ordinairement au - dessus desboutiques, pour garantir de la pluie.
AUVERNAT. s. m. Nom qu’on donne à certainvin d’Orléans.
AUXILIAIRE, adj. des 2 genres, (lat. auxiliaris,auxiliaire.) Qui aide, dont on lire du secours. U estprincipalement usité en parlant Des troupes qu’unprince, qu’un État envoie au secours d’un autre prince,d’un autre État. Armée auxiliaire. Troupes auxi-liaires. || Subst. Un corps d’auxiliaires. || Auxiliaire ,en t. de gramm., se dit Des verbes qui servent à for-mer plusieurs temps des autres verbes. Avoir et Êtresont Us verbes auxiliaires de la langue française.Subst., L'auxiliaire Être, Vauxiliaire Avoir.
AVACHIR (S’), v. pron. (lat. vacca, vache.) De-venir lâche, mou, sans vigueur. Pop., se dit surtoutDes femmes auxquelles un excès d’embonpoint faitperdre la fraîcheur et la vivacité de la jeunesse. || Ilse dit aussi Des étoffes, du cuir, d’un habit, lors-qu’ils se déforment et s’affaissent par l’usage. || Ava-chi, ie. participe.
AVAL. s. m. t. de négoce. Souscription qu’on metau bas d’un effet de commerce, et par laquelle ons’oblige d’en payer le montant, s’il n’est pas acquittépar celui qui a souscrit ou accepté l’effet.
AVAL. s. m. (Iat. ad, vers, vadis, vallée.) t. dela navigation des rivières. Il est l’opposé d’ Amont,Le côté vers lequel descend la rivière. Ou l'emploiesurtout avec la préposition De, et toujours sans l’ar-ticle. Pays, vent d’aval. || En aval au pont, de laville, etc., se dit pour désigner Le côté de la rivièrequi est au-dessous du pont, de la ville, etc., dont onparle, jj Vent d'aval, se dit, sur les côtes, de Toutvent qui souffle de l’un des points compris entre le,nord-ouest et le sud-ouest, passant par l’ouest, sur-tout lorsque la terre est au levant. || Un des bateauxallait amont, l'autre aval, L’un montait, l’autre des-cendait. Amont et Aval sont employés comme adv. ||À vaü-l’kau. loc. adv. Suivant le courant de l’eau. Labarque allait à vau-l’eau. Jj Prov. et fig., L'affaire,l'entreprise est allée à vau-l'eau, Elle n’a pas réussi,on n’en espère plus rien.
AVALAISQN ou AVALASSE, s. f. Chute d’eauimpétueuse qui vient des grosses pluies formées entorrents. Peu usités, j} Avalaîson , en t. de marine,Vent d’aval qui dure depuis huit jours et plus sansvarier.
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AVALANCHE, s. f. (Quelques-uns disent, Ava -lange.) Masse considérable de neige durcie qui se dé-tache du sommet glacé des hautes montagnes, et roulejusque dans les vallées, en détruisant ou renversanttout sur son passage.
AVALASSE- s. f. Voyez Ayalaison.
AVALER, v. a. ( ital. avvalare, avaler.) Faire passerpar le gosier dans l’estomac quelque aliment, quelqueliqueur, ou autre chose. AvaUr un bouillon, un œufIl avaU les morceaux sans màcher.\ t Prov. et pop., Nefaire que tordre et avaler, Manger trop avidement, etavaler presque sans mâcher. |j Fam. et par exagér., Ilavalerait la mer et Us poissons , se dit D’un hommequi a une grande soif, ou qui a un appétit insatiable;fig., D’un homme extrêmement avide de richesses.|| Prov. et fig., AvaUr U calice, avaler le morceau,Se soumettre à quelque chose de fâcheux, malgré larépugnance qu’on y peut avoir. || Prov. et fig., Ava-Ur aes couleuvres, Recevoir des dégoûts, des cha-grins, des mortifications qu’on est obligé de dissimu-ler, dont on 11’ose se plaindre. || Fig. et pop., On luifera avaler cela, On lui fera croire cela, ou On luifera endurer cela. || Avaler , Abaisser, faire descendre.AvaUr du vin dans la cave. Pop. j| En t. de jardi-nage, AvaUr une branche, La couper près du tronc,jj Sur les rivières, Ce bateau avale, ce bateau va enavalant, Il suit le courant de la rivière. Dans cesens, qui a vieilli, Avaler est neutre. || Avaler , avecle pron. pers., Pendre, descendre trop bas. Le ventrede cette jument s’avale. || Avalé, és. participe, jjAdj., Qui pend un peu. Avoir Us joues, Us épauUsavalées.
AVALEUR. s. m. Celui qui a l’habitude d’avalerquelque aliment, quelque liqueur. Fam., se dit parmoquerie, jj Prov. et fig., C'est un avaleur de char-rettes ferrées, C’est un fanfaron.
AVALOIRE. s. f. Gosier. Fam., se dit par plai-santerie, en parlant D’un homme qui mange et boitbeaucoup. Il a une belU avaloire. jj Avai.oire, Piècedu harnais des chevaux, qui leur descend derrièreles cuisses, un peu au-dessous de la queue.
AVANCE, s. f. (ital. avanzare, avancer.) Partie debâtiment qui anticipe sur une rue, sur une cour, et quisort de l’alignement du reste du bâtiment. || L’espacede chemin qu’on a devant quelqu’un. Il a tant de lieuesd'avance sur nous. Prendre t avance. jJCe qui se trouvedéjà de fait ou de préparé dans une affaire, dans unouvrage. C’est une grande avance, quand on veut bâ-tir, que d’avoir des matériaux.^! sert, avec les prépo-sitions De et Par, à former des locutions adverbialesqui marquent Anticipation de temps, soit par rapportà l’époque où l’on fait ordinairement une chose, soitpar rapport à ce qui doit être fait ou dit postérieure-ment. Payer par avance. Je m'en réjouis d’avance, jjIl se dit aussi Des sommes que l’on prête, d’un paye-ment anticipé, d’un déboursé que l’on fait pour quel-qu’un. Paire une avance de mille écus. J'en serai pourmes avances, jj Être en avance, Avoir fait une avancede quelque somme. |J Avance, Premières recherches,premières démarches pour amener une réconciliation,un accommodement, un traité, pour former une liai-son d’amour ou d’amitié. Il se tient ferme, et ne veutfaire aucune avance. Ce n 'est pas lui qui a recherchécette femme, elle a fait Us avances. Mes avances ontété reçues froidement.
AVANCÉE, s. f. t. de guerre. Corps de gardeavancé, petit poste en avant de celui qui garde laporte d’une place de guerre.
AVANCEMENT, s. m. IVogrès en quelque matière
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TOME I.