ii* AUT
Action par laquelle on autorise, on accorde la faculté,la permission de faire quelque chose. Demander, ob-tenir , accorder une autorisation.
AUTORISER, v. a. Donner autorité à..., etc. C'estle roi qui autorise les magistrats. Dans ce sens, il avieilli. || Accorder le pouvoir, la faculté, la permissionde faire quelque chose. Une femme ne peut contracter,si son mari ne l'autorise. Vous m'avez autorisé à fairecette démarche. || Par ext., Mettre en droit de faireune chose, en fournir un motif, un prétexte. La con-fiance que vous m accordez m'autorise à vous direque... Par vos propos indiscrets, vous autorisez cetenfant à oublier ses devoirs. || Il s’emploie en parlantDes choses. Autoriser une démarche, des abus, desexcès. || Avec le pron. pers, Acquérir de l’autorité.Les coutumes s'autorisent par le tempséh Prendre droitou prétexte de faire quelque chose. Il s'autorise devotre exemple, pour agir de la $orte.||A utorisé , ée.participe.
AUTORITÉ, s. f. Pouvoir ou droit de commander,d’obliger à quelque chose. L'autorité des magistrats,des lois. L'autorité spirituelle y temporelle, paternelle.Abuser de son autorité. Interposer, perdre, conser-ver, étendre son autorité. || Il veut tout emporter d'au-torité , se dit D’un homme accoutumé à parler, à agird'une manière impérieuse. || Faire une chose de sonautorité privée, La faire sans en avoir le droit, ousans observer les formes accoutumées. || Autorité,absol., L’administration, le gouvernement considéréprincipalement dans ses rapports avec les citoyens.Les agents de l'autorité. Recourir, s'adresser à l'au-torité. || Les autorités constituées, ou simplement, Lesautorités, Les magistrats, les hauts fonctionnaires char-gés d’une partie quelconque de l’administration pu-blique. || Autorité , Crédit, considération, influence.Il a bien de ! autorité dans ce corps, dans sa famille.\\U s’applique Aux choses, dans le même sens. Ces opi-nions ont acquis beaucoup d'autorité. || Le sentimentdkm auteur, ou d’un personnage important, que l’onrapporte pour confirmer ce que l’on dit. Alléguer desautorités. |j Faire autorité, Faire loi, servir de règleen quelque matière.
AUTOUR. Préposition qui sert à marquer La si-tuation de ce qui environne un objet, ou Le mouve-ment de ce qui en fait le tour. Ils se rangèrent autourde lui. Rôder tout autour d’une maison. || U se dit fig.,tant au sens physique qu’au sens moral. Ce prince aautour de lui des gens qui le trompent. Vous tournezautour de la question. || Prov. et lig., Tourner autourdu pot, Biaiser, user de détours au lieu d’aller aufait. || Autour , Auprès, marque une idée d’Attache-ment, d’assiduité. Il est toujours autour d’elle. || Ad-verbial. et sans régime. Il regardait tout autour si onle suivait. || Ici autottr, dans le voisinage.
AUTOUR, s. m. Oiseau de proie, du genre deceux qu’on nomme, en fauconnerie, Oiseaux depoing. Autour de passage. Tiercelet d'autour. Fairevoler, paître, dresser un autour.
AUTOURSERIE. s. f. L’ai t d’élever et de dresserdes autours.
AUTOURSIER. s. m. Celui qui fait professiond’élever et de dresser des autours.
AUTRE, adj. des i genres, (lat. alter, autre.) Quimaroue Distinction, différence entre les personnes oules choses, et qu’on emploie ordinairement avec el-lipse du nom auquel il se rapporte, lorsque ce nomest déjà exprimé dans la phrase. Connaissez-vous monautre sœur? Tel homme recherche ce que tel autreméprise. Entre autres choses. Autre est promettre,
AUT
autre est donner. D'une et d’autre manière. Aller decôté et d'autre. Nous nous reverrons autre part.Voyez Part. || Il s’emploie dans le même sens avecl’article, comme une sorte de relatif, et s’oppose àL'un, les uns, ou à quelque autre terme analogue.Ils sont morts l'un et l’autre. Ni l'un ni l'autre neviendra. Je prends les miens, et je laisse tous les au-tres. Se louer l’un l'autre. À l'envi l’un de l'autre.Ils sont dupes les uns des autres. j| C'est un autrehomme , tout un autre homme, ou mieux un toutautre homme; il est devenu tout autre, je le trouvetout autre, se dit D’un homme qui a changé en bienou en mal. Le plus ordinairement en bonne part. ||Fam., Parler de choses et d'autres, S’entretenir, par-ler de diverses choses. || Il dit d'une façon et il faitd'une autre, Ses discours et ses actions ne s’accordentpas. || Fain., L'autre jour, désigne indéterminémentUn des derniers jours qui ont précédé celui où l’onparle. |{ Prov., Autres temps, autres soins, D’autrescirconstances demandent une conduite différente.Autres temps, autres mœurs, Les mœurs, les usageschangent avec le temps. || Fam., Nous autres, vousautres, Nous, vous. ]| Fam., L’un vaut Vautre; ilssont aussi bons et aussi mauvais l'un que Vautre; quivoit l'un voit Vautre, Il n’y a pas de différence del’un à l’autre. On dit aussi, Il y en a d’uns et d’au-tres , Il y en a de bons et de mauvais. || Fam., C'esttout un ou tout autre, Il n’y a point de milieu, il n’ya point à choisir entre les deux propositions qui sontfaites, jj Vun dans Vautre, l'un portant Vautre, Encompensant l’un avec l’autre. || Fam., Il n'en fait pasd'autres , se dit D’un homme qui fait quelque sottiseou commet quelque étourderie, et signifie, qu’il luiarrive souvent d’en faire de pareilles. || Fam., J’enai vu bien d'autres, J’ai vu des choses bien plus ex-traordinaires que celle-là. ]| Fam., En voici bien d'unautre ou d'une autre, Voici une chose encore plussurprenante ; Voici une chose à laquelle on ne s’atten-dait pas. || Autre, Supérieur en mérite, plus impor-tant , de plus grande conséquence. Vhomme que vousme citez est habile, mais celui dont je vous parle estbien un autre homme. Vous loger, passe; mais vousnourrir, c'est une autre affaire. |j Prov. et fig., C'estune autre paire de manches, voici bien une autrepaire de manches, C’est une autre affaire, voici bienune autre affaire. |j Autre, dans le sens de Second,exprime la ressemblance, l’égalité, la conformité qu’ily a entre deux personnes ou entre deux choses. C’estun autre Alexandre. Cette ville est un autre Paris.|| Absol., Une autre personne, en général*, sans endésigner aucune en particulier. J’aime mieux quevous l'appreniez d'un autre que de moi. Tout autreque lui ne s'en serait pas si bien tiré. || Les autres,Les autres personnes en général, autrui. Il se méfietoujours des autres. || Fam., Etre toujours chez Vtutou chez Vautre, Être souvent en visite chez les di-verses personnes que l'on connaît. || Pop., Comme ditVautre, comme dit cet autre, Comme ou dit. j| Pop.,Ah! cet autre! Écoutez ce que nous dit cet autre!s’emploient Pour faire entendre que l’on ne croitpas aux paroles de quelqu’un, et pour lui témoignerune sorte de mépris. [| Fam., À d’autres! Allez con-ter ces histoires à d’autres, je n’y crois point.
AUTREFOIS, adv. Anciennement, jadis, au tempspassé. C'était autrefois la coutume. Les hommes d'au*trefois.
AUTREMENT, adv. D’une autre façon. Faisonsautrement . Il agît autrement qu'il ne parle. Ceci esttout autrement important , Est bien plus important.