SAL
était en même temps maison de correclion, et qui estaujourd’hui un hospice pour les femmes âgées et pourles femmes en démence.
SALSEPAREILLE, s. f. t. debotan. Plante d’Amé-rique dont la racine est souvent employée en méde-cine comme dépurative et sudorifique.
SALSIFIS, s. m. Plante à Heurs composées, dontla racine, qui porte le même nom, est bonne àmanger.
SALTATION, s. f. (lat. saltatïo, meme signif.) t.d’antiq. romaine. Il se dit de L’art qui comprenait ladanse, la pantomime, l’action théâtrale, l’action ora-toire, etc.
SALTIMBANQUE, s. m. Bateleur, charlatan. ]|Fig., Bouffon de société, et mauvais orateur qui dé-bite, avec des gestes outrés, des plaisanteries dépla-cées.
SALUADE. s. f. (lat. salutatio , salutation.) Actionde saluer en faisant la révérence. Vieux.
SALUBRE, adj. des 2 genres, (lat salubcr, salubre.)Qui contribue à la santé. Nourriture salubre.
SALUBRITE, s. f. Qualité de ce qui est salubre. ||Il se dit, particulièrement, en parlant Des soins queradministratiou prend de la santé publique. Mesuresde salubrité.
SALUER, v. a. (lat. salutare, saluer.) Donner àquelqu’un une marque extérieure de civilité ou derespect, en l’abordant, en le rencontrant, ou en quel-ques autres occasions. || J'ai l'honneur de vous saluer,se dit quelquefois, par civilité, À une personne quel’on aborde. || Prov., Nous nous saluons, mais nousne nous parlons pas, Nous sommes froidement en-semble. || Aller saluer quelqu'un , Aller lui faire visite,lui rendre ses devoirs. Les officiers de la garnison sontallés saluer le gouverneur. ]| Saluer, se dit aussi Desmarques de respect qu’on donne à de certaines choses.Saluer de loin le lieu de sa naissance. On le dit par-ticulièrement dans certaines occasions de cérémonie.Saluer l’autel. On disait de même autrefois : Saluerles armes. Saluer le lit du roi. || Saluer, quelquefois,Faire ses compliments par lettre. J’ai bien l’honneurde vous saluer. || Saluer , s’emploie aussi pour signifier Les marques de civilité, de déférence, de respectqui sont en usage dans les troupes de terre et dans lamarine. Les vaisseaux saluèrent la citadelle. j| En ma-rine, La mer salue la terre, Les vaisseaux qui mouil-lent devant une forteresse, doivent la saluer en tirantle canon. || Saluer, en parlant Des anciens Romainsqu’on élevait à l’empire, signifie, Proclamer. Il futsalué César. || Salué, ée. participe.
SALURE, s. f. (lat. salsedo, salaison.) Qualité quele sel communique.
SALUT, s. m. (lat. salus, salut.) Conservation ourétablissement dans un état heureux, dans un étatconvenable. Il y va de votre salut. || Cessation dedanger, recouvrement de sûreté. lia cherché son salutdans la fuite, jj Salut, La félicité éternelle. Le salutdes âmes. Faire son salut. || Fig., Point de salut, sedit quelquefois en parlant D’une condition indispen-sable pour obtenir un succès. Sans imagination, pointde salut dans les arts.
SALUT, s. m. Action de saluer. Profond salut. ||Saints de mer, Coups de canon que tire un vaisseaupour rendre honneur à un autre vaisseau, à une flotte,à une place, etc., ou pour en reconnaître la supério-rité. || Salut, Terme qu’on emploie dans le préambuledes lois et ordonnances, dans les lettres patentes duroi, dans les bulles des papes, dans les mandementsdes archevêques et évêques, etc., envers ceux aux-
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quels ils sont adressés. On termine quelquefois leslettres et les billets par des formules analogues. Salutet amitié. || Prov., A bon entendeur salut, se dit Quandon veut faire entendre quelque chose en ne s’expli-: quant qu'à demi. || Salut, s’emploie souvent, dans lestyle élevé ou poétique, comme une exclamation derespect ou d’admiration. Salut, jeune héros. || Salut,en t. de liturgie catholique, se dit Des prières qu’onchante le soir en de certains jours dans quelques églises,après l’office, et qui se terminent par la bénédictiondu saint sacrement.
SALUTAIRE, adj. des 2 genres. (Iat. salutaris,même signif.) Utile, avantageux pour la conservationde la vie, des biens, de l’honneur, de la santé, pourle salut de l’âme.
SALUTAIREMENT, adv. Utilement, avantageuse-ment pour la conservation de la vie, des biens, etc.
SALUTATION, s. f. (lat. salutare, saluer.) Actionde saluer. Il n’est guère usité, en ce sens, que dansla conversation familière et en parlant d’Une manièrede saluer un peu extraordinaire. Il m'a fait une pro-fonde salutation. || Salutation angélique, Les parolesque l’ange dit à la sainte Vierge, en lui annonçantqu’elle serait mère de Noire-Seigneur Jésus-Christ.
|| Recevez mes salutations , etc. Formules dont on scsert quelquefois pour terminer des lettres ou desbillets.
SALVAGE. s. m. (lat. salvare, sauver.) t. de marine.Il n’est usité que dans cette locution, Droit de salvage ,Le droit qui se perçoit sur ce qu’on a sauvé d’un bâ-timent naufragé. Il est vieux: on dit maintenant,Droit de sauvetage.
SALVANOS. s. m. (lat. salva nos, sauvez-nous.)t. de marine. (On fait sentir 1 S finale.) Bouée de sau-vetage. Voyez Bouée.
SALVAXIONS, s. f. pl. tl d’ancienne pratiq. Écri-tures par lesquelles on répondait aux réponses àgriefs.
SALVE, s. f. (lat. salve, salut.) Décharge d’ungrand nombre de canons ou de fusils tirés soit enl’honneur de quelqu’un, soit dans des occasions deréjouissance. || Par extens., Plusieurs coups de fusil oude canon, qui se tirent en même temps à l’exerciceou cb*ns le combat. |j Le canon tire en salve , se ditQuand plusieurs pièces de canon tirent en même temps.|| Une salve d'applaudissements, Le bruit que font ungrand nombre de personnes assemblées, en applau-dissant toutes à la fois.
SALVE, s. m. Prière que l’Église catholique chanteen rhonneur de la sainte Vierge, et que le peuplechantait autrefois à l’exécution d’un criminel.
SAMEDI, s. m. (lat. Saturaidies, jour de Saturne.)Le septième jour de la semaine. j| Samedi saint, Lesamedi qui précède le jour de Pâques.
SAMSCRIT, ITE. adj. et s. Voyez Sanscrit, ite.
SAN-BENITO, s. ni. (On prononce Bénito.) t. em-prunté de l’espagnol. Sorte de casaque de couleurjaune, que l’inquisition fait revêtir à ceux qu’elle acondamnés.
SANCIR. v. n. (allem. sinken, s’enfoncer.) t. demarine. Il se dit D’un navire qui coule bas eu plon-geant son avant le premier. Fam.
SANCTIFIANT, ANTE. adj. (Iat. sanctificare,sanctifier.) Qui sanctifie.
SANCTIFICATION, s. f. L’action et l’effet de lagrâce qui sanctifie. Opérer la sanctification dans lesâmes. || La sanctification des dimanches, des fêtes, Lucélébration des dimanches, des fêtes, suivant la loi $1l’intention de l'Église.