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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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SAL

était en même temps maison de correclion, et qui estaujourdhui un hospice pour les femmes âgées et pourles femmes en démence.

SALSEPAREILLE, s. f. t. debotan. Plante dAmé-rique dont la racine est souvent employée en méde-cine comme dépurative et sudorifique.

SALSIFIS, s. m. Plante à Heurs composées, dontla racine, qui porte le même nom, est bonne àmanger.

SALTATION, s. f. (lat. saltatïo, meme signif.) t.dantiq. romaine. Il se dit de Lart qui comprenait ladanse, la pantomime, laction théâtrale, laction ora-toire, etc.

SALTIMBANQUE, s. m. Bateleur, charlatan. ]|Fig., Bouffon de société, et mauvais orateur qui dé-bite, avec des gestes outrés, des plaisanteries dépla-cées.

SALUADE. s. f. (lat. salutatio , salutation.) Actionde saluer en faisant la révérence. Vieux.

SALUBRE, adj. des 2 genres, (lat salubcr, salubre.)Qui contribue à la santé. Nourriture salubre.

SALUBRITE, s. f. Qualité de ce qui est salubre. ||Il se dit, particulièrement, en parlant Des soins queradministratiou prend de la santé publique. Mesuresde salubrité.

SALUER, v. a. (lat. salutare, saluer.) Donner àquelquun une marque extérieure de civilité ou derespect, en labordant, en le rencontrant, ou en quel-ques autres occasions. || J'ai l'honneur de vous saluer,se dit quelquefois, par civilité, À une personne quelon aborde. || Prov., Nous nous saluons, mais nousne nous parlons pas, Nous sommes froidement en-semble. || Aller saluer quelqu'un , Aller lui faire visite,lui rendre ses devoirs. Les officiers de la garnison sontallés saluer le gouverneur. ]| Saluer, se dit aussi Desmarques de respect quon donne à de certaines choses.Saluer de loin le lieu de sa naissance. On le dit par-ticulièrement dans certaines occasions de cérémonie.Saluer lautel. On disait de même autrefois : Saluerles armes. Saluer le lit du roi. || Saluer, quelquefois,Faire ses compliments par lettre. Jai bien lhonneurde vous saluer. || Saluer , semploie aussi pour signifier Les marques de civilité, de déférence, de respectqui sont en usage dans les troupes de terre et dans lamarine. Les vaisseaux saluèrent la citadelle. j| En ma-rine, La mer salue la terre, Les vaisseaux qui mouil-lent devant une forteresse, doivent la saluer en tirantle canon. || Saluer, en parlant Des anciens Romainsquon élevait à lempire, signifie, Proclamer. Il futsalué César. || Salué, ée. participe.

SALURE, s. f. (lat. salsedo, salaison.) Qualité quele sel communique.

SALUT, s. m. (lat. salus, salut.) Conservation ourétablissement dans un état heureux, dans un étatconvenable. Il y va de votre salut. || Cessation dedanger, recouvrement de sûreté. lia cherché son salutdans la fuite, jj Salut, La félicité éternelle. Le salutdes âmes. Faire son salut. || Fig., Point de salut, sedit quelquefois en parlant Dune condition indispen-sable pour obtenir un succès. Sans imagination, pointde salut dans les arts.

SALUT, s. m. Action de saluer. Profond salut. ||Saints de mer, Coups de canon que tire un vaisseaupour rendre honneur à un autre vaisseau, à une flotte,à une place, etc., ou pour en reconnaître la supério-rité. || Salut, Terme quon emploie dans le préambuledes lois et ordonnances, dans les lettres patentes duroi, dans les bulles des papes, dans les mandementsdes archevêques et évêques, etc., envers ceux aux-

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quels ils sont adressés. On termine quelquefois leslettres et les billets par des formules analogues. Salutet amitié. || Prov., A bon entendeur salut, se dit Quandon veut faire entendre quelque chose en ne sexpli-: quant qu'à demi. || Salut, semploie souvent, dans lestyle élevé ou poétique, comme une exclamation derespect ou dadmiration. Salut, jeune héros. || Salut,en t. de liturgie catholique, se dit Des prières quonchante le soir en de certains jours dans quelques églises,après loffice, et qui se terminent par la bénédictiondu saint sacrement.

SALUTAIRE, adj. des 2 genres. (Iat. salutaris,même signif.) Utile, avantageux pour la conservationde la vie, des biens, de lhonneur, de la santé, pourle salut de lâme.

SALUTAIREMENT, adv. Utilement, avantageuse-ment pour la conservation de la vie, des biens, etc.

SALUTATION, s. f. (lat. salutare, saluer.) Actionde saluer. Il nest guère usité, en ce sens, que dansla conversation familière et en parlant dUne manièrede saluer un peu extraordinaire. Il m'a fait une pro-fonde salutation. || Salutation angélique, Les parolesque lange dit à la sainte Vierge, en lui annonçantquelle serait mère de Noire-Seigneur Jésus-Christ.

|| Recevez mes salutations , etc. Formules dont on scsert quelquefois pour terminer des lettres ou desbillets.

SALVAGE. s. m. (lat. salvare, sauver.) t. de marine.Il nest usité que dans cette locution, Droit de salvage ,Le droit qui se perçoit sur ce quon a sauvé dun bâ-timent naufragé. Il est vieux: on dit maintenant,Droit de sauvetage.

SALVANOS. s. m. (lat. salva nos, sauvez-nous.)t. de marine. (On fait sentir 1 S finale.) Bouée de sau-vetage. Voyez Bouée.

SALVAXIONS, s. f. pl. tl dancienne pratiq. Écri-tures par lesquelles on répondait aux réponses àgriefs.

SALVE, s. f. (lat. salve, salut.) Décharge dungrand nombre de canons ou de fusils tirés soit enlhonneur de quelquun, soit dans des occasions deréjouissance. || Par extens., Plusieurs coups de fusil oude canon, qui se tirent en même temps à lexerciceou cb*ns le combat. |j Le canon tire en salve , se ditQuand plusieurs pièces de canon tirent en même temps.|| Une salve d'applaudissements, Le bruit que font ungrand nombre de personnes assemblées, en applau-dissant toutes à la fois.

SALVE, s. m. Prière que lÉglise catholique chanteen rhonneur de la sainte Vierge, et que le peuplechantait autrefois à lexécution dun criminel.

SAMEDI, s. m. (lat. Saturaidies, jour de Saturne.)Le septième jour de la semaine. j| Samedi saint, Lesamedi qui précède le jour de Pâques.

SAMSCRIT, ITE. adj. et s. Voyez Sanscrit, ite.

SAN-BENITO, s. ni. (On prononce Bénito.) t. em-prunté de lespagnol. Sorte de casaque de couleurjaune, que linquisition fait revêtir à ceux quelle acondamnés.

SANCIR. v. n. (allem. sinken, senfoncer.) t. demarine. Il se dit Dun navire qui coule bas eu plon-geant son avant le premier. Fam.

SANCTIFIANT, ANTE. adj. (Iat. sanctificare,sanctifier.) Qui sanctifie.

SANCTIFICATION, s. f. Laction et leffet de lagrâce qui sanctifie. Opérer la sanctification dans lesâmes. || La sanctification des dimanches, des fêtes, Lucélébration des dimanches, des fêtes, suivant la loi $1lintention de l'Église.