5o6 SAL
de ce dieu. || Il s’emploie aussi comme subst., en par-lant Des prêtres saliens.
SALIÈRE. s. f. (lat. sal, sel.) Pièce de vaissellepour mettre le sel qu’on sert sur la table. || Ustensilede cuisine, ordinairement de bois, où Ton met le sel,et qu’on pend à la cheminée pour le tenir sèchement.
|| Salière, se dit, par analogie, de Certains creux quise forment au-dessus des yeux des chevaux quand ilsvieillissent. Il se dit quelquefois en parlant Des per-sonnes. || Pop., Certains creux que les femmes ontquelquefois vers les clavicules.
SALIFIABLE. adj, des 2 genres, (lat. —fieri , deve-nir.) t. de chimie. Il se dit Des substances qui jouis-sent de la propriété de former des sels en se combi-nant avec les acides.
SALIGAUD, AUDE. s. ( lat. squalidus, sale.) Celui,celle qui est sale, malpropre. Pop.
SALIGNON. s. m. (lat. sal, sel.) Pain de sel faitd’eau de fontaine salée.
SALIN, INE. adj. Qui contient du sel, qui est dela nature du sel. Substance saline. || Salin, subst., si-gnilie, Une saline. Les salins de Peccais. || Le produitbrut qu’on obtient en faisant évaporer jusqu’à sicciléla lessive des cendres végétales. La potasse est le salincalciné.
SALINE, s. f. Chair salée, poisson salé. Dans cesens, il est peu usité. || Plus particulièrement, Lepoisson salé, comme morues, harengs, etc. || Saline,Lieux où l’on fabrique le sel en évaporant l’eau despuits ou des marais salants, ou celle des sources, desfontaines salées, soit par la chaleur du soleil, soit parle moyen du feu. || Rochers, mines de sel gemme.
SALIQüE. adj. des 2 genres. U ne s’emploie guèreque dans ces expressions : Terres saliques, Terres quifurent distribuées aux guerriers francs après la con-quête de la Gaule; et, La loi salique, Ancienne loiqui, entre autres dispositions, déclarait les femmesincapables de posséder les terres saliques.
SALIR, v. a. (lat. squalere, être sale.) Rendre sale.|| Avec le pron. pers. Cet enfant s'est sali. || Fig., Ils'est sali , se dit D’un homme qui a fait quelque ac-tion fort nuisible à sa réputation. |J Fig., Salir Vima-gination , Présenter à l’imagination des idées obscènes.|| Fig. et fam., Salir la réputation de quelqu’un, Y porteratteinte par des discours, par des calomnies. || Sali,ie. participe.
SALISSANT, ANTE. adj. Qui salit. || Qui se salitaisément.
SALISSON. s. f. Il se dit d’Cne petite fille mal-propre. Pop.
SALISSURE, s. f. Ordure, souillure, ce qui rendune chose sale.
SALIVAIRE, adj. des 2 genres, (lat. saliva, sa-live.) t. d’anat. Qui a rapport à la salive.
SALIVATION, s. f. t. de médec. Ecoulement de lasalive, provoqué par quelque remède ou occasionnépar quelque maladie.
SALIVE, s. f. Humeur aqueuse et un peu visqueusequi coule dans la bouche.
SALIVER, v. n. Rendre beaucoup de salive.
SALLE, s. f. (all.iaa/, salle.) Grande pièce dans unappariement. || Salle d’audience, de réception, Le lieuoù les princes, les ministres, les personnes constituéesen dignité donnent audience. Salle à manger, La pièced’un appartement dans laquelle on mange, on prend lesrepas. Salle de billard, Pièce où l’on joue au billard.Salle de bal, Grande pièce où l’on donne des bals. Salled'armes, Espèce de galerie qui renferme des armesrangées en bon ordre et bien entretenues. Salle d'ar-
SAL
mes, ou Salle d'escrime, Lieu où l’on enseigne publi-quement à faire des armes; et, Prévôt de salle, Celuiqui donne leçon aux écoliers, sous le maître d’armes.
|| Chez le roi, Salle du trône , I.e lieu où est placé letrône. Salle des gardes, Le lieu où se tiennent lesgardes du corps. || Ce garde est de salle aujourd'hui,Il est aujourd’hui de garde à la salle. || Salle, se ditencore de Certains lieux couverts, destinés pour l’usageet pour le service, ou pour le plaisir public. Lagrand'salle du palais. Salle de spectacle. Dans un sensanalogue : Les salles d'un musée, etc. || Dans les hôpi-taux , Dortoirs où sont les lits des malades. Il est danstelle salle. || Salle, se dit aussi d’Un lieu planté d’ar-bres qui forment un couvert, une espèce de salle dansun jardiu. || Salle de verdure, Réduit particulier en-touré de charmilles épaisses ou d’arbrisseaux serrés,et dont la grandeur et la forme sont ordinairementcelles d'un salon de compagnie.
SALMIGONDIS, s. m. Ragoût de plusieurs sortesde viandes réchauffées. || Fig. et fam., Conversation,discours, écrit mêlé confusément de toutes sortes dechoses disparates. Ce livre est un salmigondis .
SALMIS, s. m. Ragoût de certaines pièces de gibierdéjà cuites à la broche.
SALOIR, s. m. ( lat. sal, sel.) Vaisseau de bois danslequel onmet lesel. || Vaisseau, communément de bois,destiné à recevoir les viandes qu’on veut saler.
SALON, s. m (all.^aa/, salle.) Pièce, dans un appar-tement, ordinairement plus grande et plus ornée queles autres, et qui sert à recevoir compagnie. || Il s’em-ploie fig., surtout au pluriel, pour désigner, La bonnecompagnie, les gens du beau monde. Des nouvelles desalon. Un poète de salon. || Salon , absol., La galerie duLouvre, où se fait l’exposition périodique des ouvragesde peinture, sculpture, gravure, etc., des artistes vi-vants. || Quelquefois, par exlens., L’exposition meme.Il a exposé ce tableau au dernier salon.
SALOPE, adj. des 2 genres, (lat. squalidus, sale.)Qui est sale et malpropre. Fam. et peu usité. || Ils’emploie plus ordinairement comme subst. fém. C'estune vraie salope. || Fig. et par injure, Une salope ,Une femme de mauvaise vie. || En t. de marine, Ma-rie-salope, Petit bâtiment d'une construction particu-lière, destiné à porter, à une certaine distance desports, les vases et les sables qu’on en retire.
SALOPEMENT. adv. D’une manière salope. Fam.et peu usité.
SALOPERIE, s. f. Saleté, grande malpropreté. JDiscours, propos ordurier. Dire des saloperies. Fam.dans les deux acceptions.
SALORGE. s. in. (lat. sal, sel.) t. de commerce.Amas de sel.
SALPÊTRE, s. m. (lat. — petra, pierre.) Sel neutreformé de potasse et d’acide nitrique. || Prov. et fig.,Faire péter le salpêtre, faire beaucoup de déchargesde canons, de fusils et autres armes à feu. || Fig. etfam., Il est pétri de salpêtre, se dit D’un homme, d’unenfant extrêmement vif et prompt.
SALPÈTRER. v. a. Mettre du salpêtre sur un es-pace de terrain, le mêler avec la terre, qu’on frappeensuite fortement, pour rendre ce mélange dur et im-pénétrable à la pluie.|| Faire naître du salpêtre. L’hu-midité commence à salpêtrer ce mur. j| Avec le prou,pers. Ces vieilles démolitions se salpétrent j| Salpêtre,êe. participe.
SALPÈTRIER. s. ni. Ouvrier qui travaille à fairedu salpêtre.
SALPÊTRIÈRE, s. f. Lieu où l’on fait le salpêtre.|| À Paris, La Salpétrière, Hôpital de femmes, qui
î
;