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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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monts. |j Pop., Avoir de quoi, Avoir do Fargenl, cire Idans laisance. \\ En t. de palais, Quoi faisant, en quoi ]faisant, En faisant laquelle chose. || Je ne sais quoi,ou substantiv., Un je ne sais quoi , se dit dUne qua-lité, dun sentiment indéfinissable. Je ne sais quoimavertissait que je devais me défier de lui. jj Fam.,Comme quoi, Comment. Prouvez-lui comme quoi il setrompe. j] Quoi que, Quelque chose que. Quoi quil enarrive, jj Quoi, est aussi particule admirative, et sertà marquer l'étonnement, lindignation, etc. Quoi!vousavez fait cette imprudence ! On y ajoute quelquefoislinterjection Eh.

QUOIQUE, conjonction qui régit toujours le sub-jonctif. (lat. quanquam, quoique.) Encore que, bienque. Quoique peu riche, il est généreux.

QUOLIBET, s. ni. ( lat. quod lihct, la première chosevenue.) Façon de parler basse et triviale, qui renfermeordinairement une mauvaise plaisanterie.

QUOTE. adj. f. (lat. quot, combien.) Il nest usitéque dans cette locution, Quote-part, La part quechacun doit payer ou recevoir, dans la répartitiondune somme totale. Voyez Cote.

QUOTIDIEN, ENNÈ. adj. (lat. quotidianus, quo-tidien.) De chaque jour. Il ne semploie guère quedans les expressions suivantes : jj Journal quotidien,feuille quotidienne, Journal, gazette qui parait tousles jours. || Fièvre quotidienne, Fièvre qui revient tonsles jours. j| Dans lOraison dominicale, Notre pain quo-tidien, Notre nourriture de chaque jour, ou Ce quisuffit à nos besoins journaliers, jj Fig. et fam., Cestson pain quotidien , se dit Dune chose qui est ordi-naire à quelquun, dont il use tous les jours, quil faittous les jours ou très-souvent.

QUOTIENT, s. m. (lat. quoties, combien de fois.)t. darilhm. Nombre qui resuite de la division dunnombre par un autre.

QUOTITÉ, s. f. (lat. quot, combien.) La sommefixe à laquelle monte chaque quote part, jj Impôt dequotité, Celui par lequel on détermine immédiate-ment ce que chaque personne doit payer; par oppo-sition à Impôt de répartition. |[ En matière féodale,La quotité du cens, La somme à laquelle montait lecens par un vassal à son seigneur. Il se dit main-tenant en Matière électorale. La quotité du cens né-cessaire pour être électeur, pour être éligible. |j En t.de droit, Légataire dune quotité, Celui auquel undéfunt a légué un tiers, un quart, un dixième, enun mot, une partie aliquote de sa succession. Quotitédisponible ou Portion disponible, La portion de biensdont la loi permet de disposer par donation ou tes-tament.

R

ï\. s. f. et m. Lettre consonne, la dix-huitième delalphabet. Lorsquon la nomme Erre, suivant la pro-nonciation ancienne et usuelle, le nom de cette letlreest féminin. Une R {erre). Lorsquon lappelle Re,suivant la méthode moderne, ce nom est masculin.Un R {re). || R, ne se fait point sentir à la fin dessubstantifs et des adjectifs en ier, comme Officier,quon prononce Officié; excepté Fier. Elle ne seprononce pas non plus à la fin des verbes en er,comme A lier; excepté dans la lecture et le discourssoutenu, lorsque le mot suivant commence par unevoyelle : Aller au combat {Allé-r au combat). Elle estégalement nulle à la fin de quelques autres mots, telsque Berger, monsieur, etc. || R double, se prononcecomme si elle était simple, excepté dans Errer,

R AB

abhorrer, concurrent, interrègne , narration, terreur,torrent, et quelques autres; dans la plupart des motsqui commencent par irr : Irrégulier, irrévocable;ainsi que dans le futur et le conditionnel des verbesAcquérir, mourir, courir et ses dérivés.

RABÂCHAGE, s. m. Défaut de celui qui rabâche.Sujet au rabâchage, jj Ordinairement Discours de celuiqui rabâche. Fam dans les deux sens.

RABÂCHER, v. n. Revenir souvent et inutilementsur ce quon a dit. Fam. jj Àctiv. Il rabâche toujoursles mêmes choses. || Rabâché, er. participe.

RABÂCHERIE. s. f. Discours ou écrit plein din-utilités et de répétitions fatigantes. Fam., et semploiele plus ordinairement au pluriel.

RABÂCHEUR , EUSE. s. Celui, celle qui rabâche.Fam.

RABAIS, s. m. (ital. abbassare, abaisser.) Dimi-nution de prix et de valeur. j| Rabais des monnaies,La diminution que le gouvernement fait sur la va-leur pour laquelle la monnaie a cours, [j Rabais, Ladiminution du prix de toutes sortes de denrées et demarchandises. Livres vendus au rabais, j] Fig., Mettretrop au rabais quelquun, quelque chose, En parlertrop désavantageusement, jj Rabais, Mode dadjudi-cation publique, suivant lequel les ouvrages, les tra-vaux, les fournitures sont adjugés à celui des con-currents qui sen est chargé au moindre prix.

RABAISSEMENT, s. m. Action de rabaisser, dediminuer. Il ne semploie guère quen parlant De lavaleur des monnaies ou du montant des impôts. Peuusité.

RABAISSER, v. a. Mettre plus bas, placer unechose au-dessous du lieu elle était. JJ Rabaisser lavoix, Elever moins la voix. j| Cet oiseau a rabaisséson vol, Il est descendu de la hauteur il sétaitélevé, il vole plus bas. [j Fig., Rabaisser lorgueil dequelquun, Réprimer lorgueil, la vanité de quelquun.j| Prov. et fig., Rabaisser le caquet de quelquun , Con-fondre par ses raisons, ou faire taire par autorité,un homme qui parle mal à propos ou insolemment.Rabaisser, faire rabaisser le ton à quelquun. Jj Ra-baisser , Diminuer. Rabaisser le taux des denrées. ||Rabaisser, Déprécier, estimer une chose au-dessousde sa valeur. Vous rabaissez trop sa marchandise. j|En t. de manège, Rabaisser les hanches du cheval,Asseoir un cheval disposé à sélever sur les jarrets,ou à marcher et à travailler sur les épaules. || Ra-baissé , ke. participe.

RABAT, s. m. (ital. abbattere, abattre.) Partie del'habillement des ecclésiastiques et de certaines pro-fessions, consistant en un morceau de toile qui descendsur la poitrine, divisé en deux portions oblongues.H Rabat, Toit dun jeu de paume, qui sert à rejeterla halle. Il se dit, par extens., Du coup qui vient durabat. Jouer le rabat. || Rabat, au jeu de quilles, paropposition à Venue, Le coup que le joueur joue delendroit sa boule sest arretée. || Rabat, en t. dechasse, Laction de rabattre le gibier.

RABAT-JOIE. s. m. Sujet de chagrin qui vienttroubler létat de joie lon était. || Fam., Cest unrabat-joie, se dit Dune personne triste, ou ennemiede la joie des autres.

RABATTRE, v. a. (Il se conjugue comme Battre.)Rabaisser, faire descendre. Rabattre ses cheveux surson front. On le joint quelquefois au pron. pers. Lafumée se rabat. \\ Eu t. descrime, Rabattre un coup,Le détourner, le rompre en rabaissant le fer de sonennemi, [j Rabattre les plis, les coutures d'un habit,dune robe, Les aplatir, jj En t. de labourage, Rabattre