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monts. |j Pop., Avoir de quoi, Avoir do Fargenl, cire Idans l’aisance. \\ En t. de palais, Quoi faisant, en quoi ]faisant, En faisant laquelle chose. || Je ne sais quoi,ou substantiv., Un je ne sais quoi , se dit d’Une qua-lité, d’un sentiment indéfinissable. Je ne sais quoim’avertissait que je devais me défier de lui. jj Fam.,Comme quoi, Comment. Prouvez-lui comme quoi il setrompe. j] Quoi que, Quelque chose que. Quoi quil enarrive, jj Quoi, est aussi particule admirative, et sertà marquer l'étonnement, l’indignation, etc. Quoi!vousavez fait cette imprudence ! On y ajoute quelquefoisl’interjection Eh.
QUOIQUE, conjonction qui régit toujours le sub-jonctif. (lat. quanquam, quoique.) Encore que, bienque. Quoique peu riche, il est généreux.
QUOLIBET, s. ni. ( lat. quod lihct, la première chosevenue.) Façon de parler basse et triviale, qui renfermeordinairement une mauvaise plaisanterie.
QUOTE. adj. f. (lat. quot, combien.) Il n’est usitéque dans cette locution, Quote-part, La part quechacun doit payer ou recevoir, dans la répartitiond’une somme totale. Voyez Cote.
QUOTIDIEN, ENNÈ. adj. (lat. quotidianus, quo-tidien.) De chaque jour. Il ne s’emploie guère quedans les expressions suivantes : jj Journal quotidien,feuille quotidienne, Journal, gazette qui parait tousles jours. || Fièvre quotidienne, Fièvre qui revient tonsles jours. j| Dans l’Oraison dominicale, Notre pain quo-tidien, Notre nourriture de chaque jour, ou Ce quisuffit à nos besoins journaliers, jj Fig. et fam., C’estson pain quotidien , se dit D’une chose qui est ordi-naire à quelqu’un, dont il use tous les jours, qu’il faittous les jours ou très-souvent.
QUOTIENT, s. m. (lat. quoties, combien de fois.)t. d’arilhm. Nombre qui resuite de la division d’unnombre par un autre.
QUOTITÉ, s. f. (lat. quot, combien.) La sommefixe à laquelle monte chaque quote part, jj Impôt dequotité, Celui par lequel on détermine immédiate-ment ce que chaque personne doit payer; par oppo-sition à Impôt de répartition. |[ En matière féodale,La quotité du cens, La somme à laquelle montait lecens dû par un vassal à son seigneur. Il se dit main-tenant en Matière électorale. La quotité du cens né-cessaire pour être électeur, pour être éligible. |j En t.de droit, Légataire d’une quotité, Celui auquel undéfunt a légué un tiers, un quart, un dixième, enun mot, une partie aliquote de sa succession. Quotitédisponible ou Portion disponible, La portion de biensdont la loi permet de disposer par donation ou tes-tament.
R
ï\. s. f. et m. Lettre consonne, la dix-huitième del’alphabet. Lorsqu’on la nomme Erre, suivant la pro-nonciation ancienne et usuelle, le nom de cette letlreest féminin. Une R {erre). Lorsqu’on l’appelle Re,suivant la méthode moderne, ce nom est masculin.Un R {re). || R, ne se fait point sentir à la fin dessubstantifs et des adjectifs en ier, comme Officier,qu’on prononce Officié; excepté Fier. Elle ne seprononce pas non plus à la fin des verbes en er,comme A lier; excepté dans la lecture et le discourssoutenu, lorsque le mot suivant commence par unevoyelle : Aller au combat {Allé-r au combat). Elle estégalement nulle à la fin de quelques autres mots, telsque Berger, monsieur, etc. || R double, se prononcecomme si elle était simple, excepté dans Errer,
R AB
abhorrer, concurrent, interrègne , narration, terreur,torrent, et quelques autres; dans la plupart des motsqui commencent par irr : Irrégulier, irrévocable;ainsi que dans le futur et le conditionnel des verbesAcquérir, mourir, courir et ses dérivés.
RABÂCHAGE, s. m. Défaut de celui qui rabâche.Sujet au rabâchage, jj Ordinairement Discours de celuiqui rabâche. Fam dans les deux sens.
RABÂCHER, v. n. Revenir souvent et inutilementsur ce qu’on a dit. Fam. jj Àctiv. Il rabâche toujoursles mêmes choses. || Rabâché, er. participe.
RABÂCHERIE. s. f. Discours ou écrit plein d’in-utilités et de répétitions fatigantes. Fam., et s’emploiele plus ordinairement au pluriel.
RABÂCHEUR , EUSE. s. Celui, celle qui rabâche.Fam.
RABAIS, s. m. (ital. abbassare, abaisser.) Dimi-nution de prix et de valeur. j| Rabais des monnaies,La diminution que le gouvernement fait sur la va-leur pour laquelle la monnaie a cours, [j Rabais, Ladiminution du prix de toutes sortes de denrées et demarchandises. Livres vendus au rabais, j] Fig., Mettretrop au rabais quelqu’un, quelque chose, En parlertrop désavantageusement, jj Rabais, Mode d’adjudi-cation publique, suivant lequel les ouvrages, les tra-vaux, les fournitures sont adjugés à celui des con-currents qui s’en est chargé au moindre prix.
RABAISSEMENT, s. m. Action de rabaisser, dediminuer. Il ne s’emploie guère qu’en parlant De lavaleur des monnaies ou du montant des impôts. Peuusité.
RABAISSER, v. a. Mettre plus bas, placer unechose au-dessous du lieu où elle était. JJ Rabaisser lavoix, Elever moins la voix. j| Cet oiseau a rabaisséson vol, Il est descendu de la hauteur où il s’étaitélevé, il vole plus bas. [j Fig., Rabaisser l’orgueil dequelqu’un, Réprimer l’orgueil, la vanité de quelqu’un.j| Prov. et fig., Rabaisser le caquet de quelqu’un , Con-fondre par ses raisons, ou faire taire par autorité,un homme qui parle mal à propos ou insolemment.Rabaisser, faire rabaisser le ton à quelqu’un. Jj Ra-baisser , Diminuer. Rabaisser le taux des denrées. ||Rabaisser, Déprécier, estimer une chose au-dessousde sa valeur. Vous rabaissez trop sa marchandise. j|En t. de manège, Rabaisser les hanches du cheval,Asseoir un cheval disposé à s’élever sur les jarrets,ou à marcher et à travailler sur les épaules. || Ra-baissé , ke. participe.
RABAT, s. m. (ital. abbattere, abattre.) Partie del'habillement des ecclésiastiques et de certaines pro-fessions, consistant en un morceau de toile qui descendsur la poitrine, divisé en deux portions oblongues.H Rabat, Toit d’un jeu de paume, qui sert à rejeterla halle. Il se dit, par extens., Du coup qui vient durabat. Jouer le rabat. || Rabat, au jeu de quilles, paropposition à Venue, Le coup que le joueur joue del’endroit où sa boule s’est arretée. || Rabat, en t. dechasse, L’action de rabattre le gibier.
RABAT-JOIE. s. m. Sujet de chagrin qui vienttroubler l’état de joie où l’on était. || Fam., C’est unrabat-joie, se dit D’une personne triste, ou ennemiede la joie des autres.
RABATTRE, v. a. (Il se conjugue comme Battre.)Rabaisser, faire descendre. Rabattre ses cheveux surson front. On le joint quelquefois au pron. pers. Lafumée se rabat. \\ Eu t. d’escrime, Rabattre un coup,Le détourner, le rompre en rabaissant le fer de sonennemi, [j Rabattre les plis, les coutures d'un habit,d’une robe, Les aplatir, jj En t. de labourage, Rabattre