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SANCTIFIER, v. a. Rendre saint. La grâce nqussanctifie. || Ce prélat sanctifie tous ses diocésains parson exemple , Il les met dans la voie du salut et de lasanctification par les bons exemples qu’il leur donne.
|| Dans rOraison dominicale, Votre nom soit sanc-tifié, Que votre nom soit loué, soit lionové dignement.^Sanctifier le jour du dimanche, Le célébrer suivantla loi, suivant l'intention de l’Église. || Sanctifié, ée.participe.
SANCTION, s. f. (lat. sanctio , sanction.) Acte parlequel le roi, exerçant une partie de l’autorité légis-lative, donne à une loi l'approbation, la confirmationsans laquelle elle ne serait point exécutoire. La sanc-tion royale. || Par exions., La simple approbation quel'on donne à une chose. Le public n a pas donné sasanction à cet établissement. || Sanction, La peine oula récompense qu'une loi porte, décerne pour assurerson exécution. |j Sanction, Constitution, ordonnancesur les matières ecclésiastiques; et il ne se dit guèrequ’avec le mot de Pragmatique, La pragmatique sanc-tion de saint Louis. Absol., La pragmatique sanc-tion, L’ordonnance faite «à Bourges en 1438 parCharles VII, pour adopter ou modifier quelques dé-crets du concile de Bâle, et qui fut remplacée par leconcordat entre Léon X et François I er .
SANCTIONNER, v. a. Donner la sanction, ap-prouver, confirmer. j| Sanctionné, f.e. participe.
SANCTUAIRE, s. m. (lat. sanctuarium, meme si-gnif.) On appelait ainsi, chez les Juifs, Le lieu le pltissaint du temple, où reposait l’arcbe, et qu’on nom-mait autrement Le Saint des Saints. j| Parmi les chré-tiens, L’endroit d’une église, où est le maître-autel, etqui est ordinairement enfermé d’une balustrade. || Il sedit, dans un sens analogue, en parlant Des templesconsacrés aux divinités du paganisme, aux idoles. ||Fig., Les prérogatives du sanctuaire, Les prérogativesde l’Eglise, du sacerdoce. || Fig., Le sanctuaire deslois, se dit d’Un tribunal où l’on rend la justice. ||Fig., Cette maison est le sanctuaire de l’honneur, des<vertus , L’honneur l’habite, les vertus y sont prati-quées.
SANDAL ou SANTAL, s. m. Bois des Indes, donton fait de petits meubles, et dont on se sert pourfaire une couleur, une teinture rougeâtre, qui portele même nom. Il y a aussi du Sandal jaune et duSandal blanc, qui ont l’un et l’autre une odeur fortagréable.
SANDALE, s. f. (grec sandallon, sandale.) Espèceparlictiliène de chaussure qui ne couvre qu’en partiele dessus du pied, et dont se servent principalementcertains religieux.
SANDALIER. s. m. Celui qui fait des sandales. Peuusité.
SANDÀRÀQUE. s. £ ( grec sandarahé, même si-gnif.) Résine odorante qui coule d’une espèce dethuya, par les incisions que l’on y fait en été.
SANDJIAK. s. m. Voyez Sangiac.
SANDJIAKAT. s. m. Voyez Sangiacat.
SANG. s. m. (lat. sanguis, sang.) Liqueur rougequi circule dans les veines et dans les artères del’homme et des animaux vertébrés. Coup de sang.Flux de sang. Bouillonnement du sang. Larmes desang. Nager dans son sang. || Il y a eu beaucoup desang répandu dans cette guerre, Beaucoup d’hommesy ont péri. Faire couler le sang, Être cause d’uneguerre, ou d’une rixe sanglante. On dit de même, jLe sang a coulé, a été répandu, Il y a eu des per-sonnes blessées dans cet engagement, dans cette rixe.Dans un sens analogue, et par exagérai., Inonder de
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sang une ville, un pays. |] Se battre au premier sang,Se battre en duel, avec l’intention de cesser le com-bat aussitôt qu’un des deux adversaires aura été blessé.|| Mettre un pays à feu et à sang, Y commettre toutessortes de cruautés. |j Mettre quelqu’un en sang, touten sang, Blesser quelqu’un de manière qu’il soit toutcouvert de son sang. || Fouetter, pincer jusqu’au sang,Jusqu’à entamer la chair et en faire sortir le sang. ||Fig. et fam., Suer sang et eau, Faire de grands ef-forts, se donner beaucoup de peines, souffrir beau-coup. || Fig., Il est altéré de sang, il se plaît dans lesang, se dit D’un homme cruel qui aime à répandrele sang. On dit de meme, Se baigner dans le sang,Faire mourir beaucoup de monde, par cruauté. || Fig.,Verser le sang, tremper ses mains dans le sang, Don-ner la mort à un homme, à des hommes. Épargnerle sang, Épargner la vie des hommes. || Fig., Le sangde cet homme crie vengeance, Il faut que le meurtrede cet homme soit vengé. || Fig., Payer une chose deson sang, Être mis à mort pour l’avoir faite ou dite.|| Fig., Laver son injure dans le sang, Se venger dequelque insulte flétrissante, en tuant ou blessant celuide qui on l’a reçue. \\ Fig., Je donnerais le plus purde mon sang, jusqu’à la dernière goutte de mon sangpour..., se dit Quand on veut exprimer la grande affec-tion qu’on a pour quelque personne, ou pour quel-que chose. |j Je le signerais de mon sang, se dit quel-quefois Pour assurer la vérité d’une chose. || Fig., Celacalme le sang, met du baume dans le sang, se dit Dece qui arrive d’agréable. Cela fait faire du mauvaissang, se dit De ce qui arrive de fâcheux. || Fig., Celafait bouillir le sang, se dit De ce qui cause beaucoupd’impatience; Cela glace le sang, De ce qui cause ungrand effroi; et, Cela allume le sang, De ce qui irrite,de ce qui anime excessivement. || Fig., Le sang luibout dans les veines, se dit D’un jeune homme a 1*7dent, fougueux, qui est dans la première vigueur del’âge. || Fig., Le sang lui monte à la tête, Il est prèsde se lâcher, de se mettre en colère. || Fig., Sucer lesang du peuple, s'engraisser du sang du peuple, sedit Des gens en place qui font des concussions, quipillent le peuple. || Prov. et fig., Cet homme a du sangdans les veines, Il est sensible à l’injure, il sait la re-pousser avec vigueur; et, Il a le sang chaud, Il estprompt et colère. || Fig., Sang-froid, L’état de l’âmelorsqu’elle est calme, lorsqu’elle se maîtrise. || Tuerquelqu’un de sang-froid, Le tuer de dessein prémé-dité, et sans être emporté par aucun de ces mouve-ments de colère qui peuvent diminuer l’atrocité ducrime. || En termes d’hist. nat., Animaux à sangblanc, Les mollusques et autres animaux dont lesang est blanc; par opposition aux Animaux à sangrouge, Les quadrupèdes, les oiseaux , les reptiles etles poissons. || Sang, en t. de l’Écriture sainte, si-gnifie, La nature corrompue; et dans cette acceptionil est ordinairement joint au mot Chair. || Baptêmede sang, Le martyre souffert sans avoir reçu le bap-tême. || Sang , Race, extraction, famille. Être denoble sang , d’un sang abject. || Il se dit quelquefois,dans un sens moins étendu, Des enfants par rapportà leur père. Je reconnais mon sang à cette noble ré-solution. H En France, Princes du sang, Les princesqui sont de la maison royale. || Droit du sang, Ledroit que la naissance donne. || La force du sang, lavoix au sang, Les sentiments secrets qu’on prétendque la nature donne quelquefois pour une personnede même sang, quoiqu’on 11e la connaisse pas. || Prov.et fam., Bon sang ne peut mentir, Les personnes néesd’honnêtes parents ne dégénèrent point. I! se dit quelr