yoG YUC
XIPHIAS. s. m. ( grec xiphias, même signif.) (Onprononce l’S.) t. d’hist. nat. Poissons qui ont la mâ-choire supérieure prolongée en forme de lame Oud’épée. |j XimiAS, t. d’astron. Constellation de l’hé-misphère austral, qui n’est point visible dans nosclimats.
XIPHOÏDE. adj. m. (grec xiphos, épée, eidos,forment, d’anat. Il se dit D’un prolongement qui ter-mine la partie inférieure du sternum.
XYLOPHAGE, s. m. ( grec xylon, bois, phagéin,manger.) t. d’entomologie. Famille d’insectes coléo-ptères qui, à l’état de larve, vivent presque tous dansles vieux bois: elle comprend les plus grands insectesconnus.
XYSTE. s. m. ( grec xyston, xyste.) t. d’antiq. Lieucouvert destiné chez les anciens à divers genres d’exer-cices.
YUC
Y. s. m. On l’appelle ordinairement 1 grec; mais,selon la méthode moderne, on dit simplement /. C’estla vingt-quatrième lettre de l’alphabet français, tantôtcaractère simple, tantôt caractère double. || Caractèresimple, il n’a pas d’autre valeur que celle de l’I voyelle,et il n’est plus admis dans notre orthographe, pourles mots purement français, que dans le très-petitnombre de ceux qui seront rapportés ci-dessous; maisnous continuons à l’employer pour marquer l’originede plusieurs mots dérives du grec, Hymen, étymolo-gie, etc. On le conserve aussi dans les noms propres,et dans quelques mots empruntés des langues étran-gères, York, yacht, etc. || Caractère double, il vautdeux I accouplés, dont le premier fait partie d’unesyllabe, et le second en commence une autre, commedans Citoyen, royal, etc., qui se prononcent commes’il y avait Citoi-ien, roi-ial, etc. C’est mal à proposque quelques auteurs ou imprimeurs écrivent Citoïen,moïen, etc., avec un ï tréma.
Y. adv. relatif. En cet endroit-là. Foulez-vous yaller ?
Y, dans celte acception, n’est quelquefois qu’Uneespèce de particule explélive. Il y a des gens. || Il si-gnifie aussi, À cela, à cette personne-là. C’est unhomme équivoque, ne vous y fiez pas. Fiez-vous-y.Cette dernière locution s’emploie souvent par anti-phrase, et signifie, Ne vous y fiez pas. || Quand Y estplacé immédiatement après la seconde personne sing.de l’impér., on ajoute à cette seconde personne uneS euphonique, comme dans: Vas-y.
YACHT, s. m. (Mot anglais.) (Onprononce laque,et l’Y est aspiré.) Bâtiment qui va à voiles et à ra-mes, et qui sert ordinairement pour la promenade.
YATAGAN, s. m. (L’Y est aspiré.) Poignard turc,• coutelas dont la lame est oblique, et dont le tran-chant forme, vers la pointe, une courbe rentrante.
YËBLE. s. m. Plante. Voyez Hcèble.
YEUSE, s. f. (lat. ilex, chêne.) Chêne qui con-serve ses feuilles vertes en toute saison, et qu’onnomme aussi Chêne vert.
YEUX. s. m. Pluriel d’OEil. Voyez Œil.
YOLE. s. f. (L’Y est aspiré.) Petit canot léger quiqui va à la voile et à l’aviron.
YPRÉAU, s. m. Orme à larges feuilles, qui nousest venu des environs de la ville d’Ypres.
YUCCA, s. m. (L’Y est aspiré.) t. de botan. Planleexotique de la famille des Liliacées, qui a l’aspect del’aloès et qui porte une touffe de belles fleurs blan-ches.
ZER
ZÉR
7j. s. m. Lettre consonne, la vingt-cinquième etdernière de l’alphabet. Suivant l’appellation ancienneet usuelle, on la nomme Zède, et suivant la nou-velle, on la nomme Ze, en prononçant comme dansla dernière syllabe du mot Onze . || Fam., Il est faitcomme un Z, se dit D’un homme tortu. Dans cettephrase, on conserve la dénomination ancienne.
ZA.GAIE. s. f. Javelot dont se servent les habitantsdu Sénégal et la plupart des peuples sauvages.
ZAÏM. s. m. Soldat turc, dont le bénéfice militaireest un peu au-dessus de celui du timariot.
ZAIN. adj. m. Il se dit D’un cheval dont la robeou le poil, simple et uniforme, n’a aucune marquede blanc.
ZANI. s. m. Personnage bouffon dans les comédiesitaliennes.
ZÈBRE, s. m. Quadrupède d’Afrique, qui est dela grandeur et à peu près de la forme d’un mulet, etqui a la peau blanche ou jaunâtre, avec des raiesnoires parallèles sur le dos, la croupe et les jambes.
ZÉBRÉ, ÉE. adj. Marqué de raies semblables àcelles du zèbre.
ZÉBU. s. m. t. d’hist. nat. Bœuf domestique qui a,sur le garot, une ou deux bosses charnues.
ZÉLATEUR, TRICE. s. (grec zèlos, émulation.)Celui, celle qui agit avec zèle pour la patrie, pourla religion. U ne s’emploie jamais sans complément.
* ZÈLE. s. m. Affection vive, ardente pour le main-tien ou le succès de quelque chose, pour les intérêtsde quelqu’un. I! se dit, particulièrement, en matièrede religion. Le zèle de la religion . Zèle pour la pa-trie , pour le bien public. Exciter, modérer le zèle dequelqu’un. || T. de l’Écriture, Le zèle de la maisonde Dieu le dévore, Il a un zèle extrême pour le ser-vice de Dieu. || Zèle indiscret, zèle inconsidéré, Zèlequi n’est pas réglé par la prudence ; et, Faux zèle,zèle aveugle, Zèle mal conduit, mal eutendu ; et,par opposition, Zèle prudent, zèle éclairé.
ZÉLÉ, ÉE. adj. Qui a du zèle. Prédicateur, servi-teur, employé zélé. || Subst. et fam., C’est un zélé.
ZEND-AVESTA ou ZEND. s. m. (On prononceZainde.) Livre sacré des Persans, disciples de Zo-roastre.
ZÉNITH, s. m. (On prononce le T.) t. d’astron.Le point du ciel qui, pour chaque lieu , est situé au-dessus de la surface terrestre, sur le prolongement dela ligne Verticale. Il est opposé à Nadir.
ZÉNONIQUE. adj. des 2 genres. Conforme à ladoctrine de Zénou. || Points zénoniques, Les pointsindivisibles que Zénon admettait dans sa philoso-phie.
ZÉNONISME. s. m. Philosophie de Zénon.
ZÉOLITHE. s. m. (grec zèin, bouillir, lithos,pierre. ) t. d’hist. nat. Substances pierreuses qui, dis-soutes dans les acides, prennent une consistance gé-latineuse.
ZÉPHIRE. s. m. (grec Zéphyros, Zéphire.) Nomque les anciens donnaient au vent d’occident. || Levent d’occident personnifié et qualifié de dieu par laFable. Il ne prend jamais l’article. Les amours deFlore et de Zéphire.
ZÉPHYR, s. m. Toute sorte de vents doux et agréa-bles. Les doux zéphyrs.
ZÉRO. s. m. (ital. zéro, zéro.) en arithmétique,signe ou chiffre en forme d’O qui de lui-même Remar-que aucun nombre, mais qui, étant mis après les autres