tion. || Marcher à vue de pays , Marcher sans savoirprécisément la route de l’endroit où l’on va , et en sedirigeant d’après l’aspect des lieux. || Fig. et fam.,Juger à 'vue de pays, Juger des choses en gros et sansentrer dans le détail, juger sur le premier aperçu etavant que d’avoir approfondi, || Être en 'vue, être ex-posé à la vue, Être en un lieu où l’on est vu, où l’onest exposé aux regards. Mettre une chose en vue. Faireune chose à la vue de tout le monde, jj Vue , La ma-nière dont les objets se présentent à la vue. Vue decoté, de haut en bas, de bas en haut. Plan à vue.d’oiseau, Un plan de batiment, de jardin, etc., vude haut en bas. || Vue, Toute l'étendue de ce qu’onpeut voir du lieu où l’on est. La vue de ce châteauest très-variée. || Point de vue, L’objet sur lequel lavue se dirige et s’arrête dans un certain éloignement.Objet ou assemblage d’objets qui frappe, qui invite àle regarder. Un beau point de vue. En t. de perspec-tive, Point vers lequel le peintre dirige tous les rayonsqui sont censés partir de l’œil du spectateur. Déter-miner, choisir le point de vue. L’endroit précis où ilfaut se placer pour bien voir un objet. Celui où l’objetdoit être placé pour être bien vu. Ce tableau n’est pasdans son point de vue. Eig., Les différentes manièresdont une affaire, une question peut être considérée.Voit une affaire sous son vrai point de vue. [) Fig. etfam., C’est là son point de vue, se dit D’une choseà laquelle un homme aspire, de ce qu’il tente d’obte-nir, de posséder. || Vue, Tableau, dessin, estampe quireprésente un lieu, un palais, une ville, etc., regardésde loin. La vue d’un pont, d’une ruine, etc. |j Vue*Fenêtre, ouverture d’une maison par laquelle on voitsur les lieux voisins. Ouvrir, boucher, condamner desvues. Vue de servitude, de souffrance. || Vue, fig.,Dessein qu’on a, but, fin que l’on se propose dans uneaffaire. Cet homme a des vues cachées, intéressées,droites, pures, honnêtes . || En vue de, En considé-ration de. || Avoir une chose en vue, Se la proposerpour objet. Borner ses vues à telle chose, N’avoir pourobjet que telle chose, jj Avoir des vues pour quelqu’un,Avoir dessein de lui procurer quelque avantage; Avoirdes vues sur quelqu’un , Avoir dessein de l’employerà quelque chose; et, Avoir des vues sur quelque chose,Former le dessein, se proposer de l’acquérir, de l’ob-tenir. || Vue, Action par laquelle l’esprit connaît, dé-couvre. Grandes vues. Vues bornées. Bonnes vues.Vues saines , éloignées, profondes. Bien n’est cachéà la vue de Dieu.
VULGAIRE. adj. des i genres, (lat. vulgaris, vul-gaire.) Qui est commun, qui est reçu communément.Préjugé, croyance, opinion, expression vulgaire. |jLangues vulgaires, par opposition à Langues savan-tes, Les différentes langues que les peuples parlentaujourd’hui. L’idiome vulgaire. || Vulgaire, Trivial.Pensées, sentiments vulgaires, Pensées triviales, sen-timents tels que le commun du peuple est accoutuméd’en avoir. || Par mépris, Homme vulgaire, âme vul-gaire, esprit vulgaire, se dit d’Un homme qui ne sedistingue en rien du commun. || Vulgaire, subst.masc., Le peuple, le commun des hommes. L’opinion,les erreurs du vulgaire. || Le vulgaire des auteurs, desartistes, des grands, etc., Ceux des auteurs, des ar-tistes, des grands, etc., qui ne se distinguent point,qui forment cette classe nombreuse qu’on ne remarquepas.
VULGAIREMENT, adv. Communément.
VULGATE. s. f. (lat. vulgatus, publié.) Versionlatine de l'Écriture sainte, qui est en usage dans l’Églisecatholique.
VULNÉRABLE, adj. des a genres, (lat. vulnerare,blesser.) Qui peut être blessé. Peu usité.
VULNÉRAIRE, s. f. t. de kotan. Plante légnmî-neuse, à fleurs jaunes, recommandée pour les plaieset les blessures récentes.
VULNERAIRE, adj. des 2 genres, (lat. vulnerarius,même sign.) t. de médec. Il se dit Des médicamentsregardés comme plus particulièrement propres à guérirles plaies. Plante vulnéraire. || Eaux vulnéraires, Cel-les qu’on emploie dans le traitement des blessures, cel-les qu’on tire des herbes vulnéraires. J| Vulnéraire,subst. masc. Un bon vulnéraire. Vulnéraires suisses.
VULVE, s. f. (lat. vulva, vulve.) t. d’anat. L’ori-1 fice extérieur du vagin.
WHIG. s. m. (On prononce Ouigue.) Nom d’unparti célèbre en Angleterre, qui fait profession de dé-fendre la liberté. || Adj. Parti, ministère whig.
WHIST, s. m. (Mot angl.) (On prononce Ouiste.) Jeu1 decartesquisejoueentrequatrepersonnes, deux contredeux. Quelques-uns disent, Wisk (prononcez Ouiske.)
WISK. s. m. Voyez Whist.
WISKEY. s. m. (On prononce Ouiski.) Eau-de-vie, de grains, dont on fait grand usage dans le Nord.
WISKI. s. m. (Mot anglais.) (On prononce Ouiski.)Cabriolet léger et très-élevé, dont la mode lions estvenue d’Angleterre.
XÉR
-X.. s. m. Lettre consonne, la vingt-troisième de l’al-phabet. Suivant l’appellation ancienne et usuelle, onla nomme les; et, suivant la méthode moderne, onl’appelle Xe, en prononçant comme dans la dernièresyllabe du mol Axe. || X, tantôt a le son de CS jointsensemble, comme dans Extrême; tantôt de GZ, aussijoints ensemble, comme dans Exercice; tantôt d’unC dur, comme dans Excepter; tantôt de l’S forte,comme dans Auxerre; tantôt enfin du Z ou de l’Sadoucie, comme dans Deuxième, etc. || A la fin desmots, tantôt il a le son de CS joints ensemble, commedans Styx, sphinx , etc., et dans Préfix; tantôt il ala valeur de PS à la fin d’un mol, c’est-à-dire que,devant une voyelle, il a le son du Z, comme Baux àlongues années, et que devant une consonne ou à lafin d’un sens, il ne sert qu’à rendre plus longue ladernière syllabe du mol, comme Paix, choix. |) Danscertains mots, PX sert à marquer le plur., au heu del’S, comme dans Choux, oiseaux, etc. || Dans quel-ques antres, tels que Dix et Six, il 11e se prononcepoint devant le subst. dont il marque le nombre, lors-que ce subst. commence par une consonne : il a le soudu Z devant une voyelle; et, quand il est final, ouqu’il est suivi d’un repos, il se prononce fortementcomme S.
XÉNÉLASIE. s. f. (grec xénos, étrange]', clasis,expulsion.) t. d’antiq. Exclusion des étrangers, inter-diction faite aux étrangers du séjour d’une ville.
XÉRASIE. s. f. (gr çcxèros, sec.) t. de médec. Ma-ladie des cheveux qui deviennent secs, cessent deCloître, et ressemblent à un duvet couvert de pous-sière.^
XÉROPHAGIE. s. f. (grec— phagein, manger.)Nom qu’on donnait, dans la primitive Eglise, à l’abs-tinence des premiers chrétiens, qui pendant le carêmene mangeaient que du pain et des fruits secs.
XÉROPHTHALMIE. s. f. (grec —ophthalmos, œil.)t. de médec. Ophtlialmie sèche, qui consiste en unecuisson, une démangeaison et une rougeur dans lesyeux, sans enflure ni écoulement de larmes.
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TOME II-