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Lu cour de Rome, du pape même. || Le saint office,La congrégation de 1’inquisitiou établie à Rome ; Letribunal de l’inquisition. || Le saint empire , L’em-pire d’Allemagne. || Les lieux saints, Les lieux oùse sont opérés les principaux mystères de notre ré-demption. Le saint sépulcre, Le lieu où Notre-Sei-gneur fut inhumé. La terre sainte, La Palestine. ||Terre sainte, Terre qui a été bénite pour inhunieiles fidèles. || La semaine sainte. On nomme ainsi Lasemaine qui précède le jour de Pâques; et tous lesjours de cette semaine s’appellent saints. || Semainesainte, Livre qui contient l'office de la quinzaine dePâques. || L’année sainte, L’année du grand jubile,qui est la dernière année de chaque siècle; et mêmeL’année de chaque jubilé, qui arrive de vingt-cinqen vingt-cinq ans. |] Saint, se dit, par extens., D’unechose qui est digne d’un grand respect, d’une vénéra-tion particulière. La sainte hospitalité. [| Saint, estaussi substantif en parlant Des personnes. C’est unsaint. || La communion des saints, La société desfidèles. || La Saint-Jean, etc., Le jour où l’on célèbrela fête de saint Jean, etc. L’église Saint-Germain,etc., et absolument, Saint-Germain, etc., L’égliseconsacrée à Dieu sous l’invocation de saint Germain,etc. Le village de Saint-Cloud. La porte Saint-An-toine. || Fig. et fam., C’est un pauvre saint, se ditD’un homme qui a peu de mérite, qui ne peut êtred’aucun secours. || Prov. et fig., Il ne sait à quel saintse vouer, Il n’a plus de ressource, il ne sait plus à quiavoir recours. || Prov. et fig., Comme on connaît lessaints on les honore, Quand on veut se rendre quel-qu’un favorable, on se conforme à ses goûts, à ses opi-nions. || Prov. et fig., Il vaut mieux s’adresser à Dieuquà ses saints, Il vaut mieux s’adresser au roi qu’àses ministres ; à un homme puissant qu’à ses subal-ternes. || Prov. et fig., Prêcher pour son saint, Louerune personne, une chose dans des vues d’intérêt per-sonnel. || Fig. et fam., Le saint du jour, se dit d Unhomme qui est à la mode ou en crédit depuis peu. ||Pop., Mal Saint- Jean, et plus communément, Malde saint, Le haut mal, l’épilepsie. Feu Saint-Antoine,Espèce d’érésipèle qui brûlait et desséchait la partieattaquée. || Le saint des saints, La partie la plusintérieure et la plus sacrée du tabernacle, et ensuitedu temple de Salomon, celle où l’arche était ren-fermée.
SAINT-AUGUSTIN, s. m. t. d’imprimerie. Carac-tère qui est entre le gros-texte et le cicéro, et dontle corps est de douze points environ.
SAINTE-BARBE, s. f. t. de marine. U désignaitautrefois L’endroit d’un vaisseau où l’on sériait lapoudre et les ustensiles d’artillerie. Le feu prit à lasainte-barbe. La partie d’un vaisseau où l'on serreles poudres se nomme aujourd’hui Soute aux poudres.
SAINTEMENT, adv. D’une manière sainte.
SAINTE NITOUCHE. s. f. Voyez Nitouche.
SAINTETÉ, s. f. Qualité de ce qui est saint. Ilest mort en odeur de sainteté. || Il se dit par excel-lence en parlant de Dieu. Dieu est la sainteté même.|| Sainteté , Titre dont on se sert en pariant aupape ou du pape, et dont on se servait autrefois enparlant ou en écrivant aux évêques, et même auxprêtres.
SAINT-GERMAIN, s. m. Sorte de poire.
SAÏQUE. s. f. t. de marine. Bâtiment de chargedont on se sert sur la Méditerranée.
SAISIE, s. f. (angl. seize, saisir.) t. de procédure.L’acte d’un créancier qui, pour la sûreté de sa créancet! afin d’en avoir le parement, arrête et inet sous la
SAI
ntain de la justice, les biens meubles ou immeublesde son débiteur. L’acte par lequel on arrête juridi-quement des biens meubles qu’on prétend avoir droitde revendiquer. |] En matière de douanes, de con-tributions indirectes et de police, L’action de s’em-parer provisoirement des choses qui sont l’objet d’unecontravention , ou qui peuvent fournir la preuved’un crime, d’un délit.
SAISINE, s. f. I. de jurispr. La possession qui appartienl de plein droit à un héritier; et, en général,La possession où l’on est d’un bien immeuble. || Com-plainte en cas de saisine et de nouvelletè , Actionqu’on intente pour être maintenu dans la possessiond’un immeuble, ou pour y être réintégré. Voyez Com-plainte. |j En jurispr. féodale, Droit de saisine. Ledroit qui était dû au seigneur pour la prise de posses-sion d’im héritage qui relevait de lui.
SAISIR, v. a. Prendre tout d’un coup et avec vi-gueur ou avec vitesse. Saisir quelqu’un au collet. Sai-sir au vol. || Quelquefois simplement, Prendre quel-que chose pour le tenir ou le porter. Saisir par l'anseune marmite qui est sur le feu. Ij Fig., Saisir l’occa-sion, saisir le moment favorable, En profiter. Saisirun prétexte, S’en servir, sans se donner le tempsd’examiner s’il est bon ou mauvais. || Saisir, fig.,Discerner, comprendre, interpréter. Vous avez malsaisi ce que j’ai dit. L’acteur n’avait pas bien saisison rôle. || Saisir, avec le pron. pers. et la préposi-tion De, S’emparer, se rendre maître d’une personneou d’une chose. Il faut se saisir de cet homme-là. jjSaisir, se dit fig. Des maux du corps, et des pas-sions qui s’emparent vivement et fortement d’unepersonne. Le froid l'a saisi. Le désespoir Va saisi.Cela saisit et entraîne. || Absol., Être saisi, Êtrefrappé subitement, touché de plaisir, pénétré de dou-leur. jj Saisir , s’emploie aussi dans le sens qui précèdeavec le pron. pers. Il vieillit. || Saisir , en t. de pro-eéd., et en matière de douanes, de contributions in-directes et de police, Faire une saisie, arrêter, rete-nir par voie de saisie. Saisir des meubles. On a saisitous ses papiers. On a saisi ce journal, jj En jurispr.,Le mort saisit le vif, À l’instant où quelqu’un meurt,son héritier devient propriétaire de son bien, sansqu’il soit besoin de formalités de justice. j| Saisir d’uneaffaire un tribunal, une juridiction, Procéder devantun tribunal, porter devant lui une affaire. || Saisi,ie. participe, [j Le voleur a été trouvé saisi du vol,On a trouvé sur lui le vol qu’il avait fait. Dans lemême sens, On Va trouvé saisi d’une lettre qui a dé-couvert toute l’intrigue, etc . || Saisi, substantiv., ent. de procéd., signifie, Le débiteur sur lequel on afait une saisie, la partie saisie. Le saisi et le saisis-sant. || Tiers saisi , Celui entre les mains duquel ona fait une saisie-arrêt, une opposition.
SAISISSABLE. adj. des 2 genres. Qui peut êtresaisi. On ne l’emploie guère qu’en termes de procé-dure.
SAISISSANT, ANTE. adj. Qui saisit, qui sur-prend tout d’un coup. En ce sens, il ne se dit guèreque Du froid. || Il est employé en t. de procéd. etd’administr. fiscale, et se dit De celui qui saisit, aunom de qui se fait une saisie. || Substantiv. dans lemême sens. Le saisissant.
SAISISSEMENT, s. m. Impression subite et vio-lente causée par le froid. En se jetant dans la rivière,il a éprouvé un saisissement qui Va rendu malade. ||Il s’emploie plus ordinairement au sens moral. Il estmort d'un saisissement.
SA ISON. s f. f anglais season, saison. ) L’une