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les avoines y Faire passer un rouleau sur les avoinesdéjà levées, pour aplanir la terre. || Rabattre les or-nières y les sillonsy Les remplir de la terre qui s’estélevée au bord. || Rabattre un arbre, Le couper demanière qu’il ne soit plus aussi élevé. On dit de même,Rabattre une branche y afin que (a partie conservéeproduise un rameau plus vigoureux. || Rabattre , fig.,Abaisser, réprimer. Rabattre l’orgueil, le ton de quel-qu’un. IJ Rabattre, Diminuer, retrancher de la va-leur d’une chose, et du prix qu’on en demande.//faut rabattre beaucoup du prix que tous demandez. |jAu sens moral. Rabattre ae l'estime qu'on avait pourquelqu’un. || Il n’en veut rien rabattre, se dit D’unhomme qui, dans une affaire, ne veut rien diminuerde ses prétentions. || Fam., J’en rabats beaucoup, sedit en parlant D’une personne qui a donné lieu del'estimer moins qu’on ne faisait auparavant, j] En t.«le paicirs, Rabattre un défaut, se dit Lorsque à l’au-dience le juge révoque le défaut qu’il avait donnécontre une des parties, faute par elle d’avoir comparu.|1 En t. de manège, Rabattre les courbettes, se ditLorsqu'on force un cheval qui travaille à courbettes,de poser à terre, en un seul et même temps, les deuxpieds de derrière. || En t. de chasse, Rabattre le gi-bier, battre la campagne, pour rassembler le gibierdans l’endroit où sont les chasseurs. ]) Rabattre ,neutre, Quitter un chemin, se détourner tout d’uncoup pour passer dans un autre. || Dans le meme sens,avec le prou. pers. L’armée , après divers mouvements,se rabattit sur telle place, Elle quitta tout d’un coupla route qu’elle tenait, pour se porter au siège decette place. |[ Il se dit, au sens moral, De celui qui,après avoir parlé de quelque matière, change toutd’un coup de propos. Après avoir parlé quelque tempsde choses indifférentes, il se rabattit sur la politique.j| Se borner, se restreindre. Après avoir exigé telleset telles conditions, il se rabattit à demander simple-ment que... y Rabattu, ue. participe. || Épée rabattue,Epée qui n’a ni pointe ni tranchant. || Dames rabat-tues, Sorte de jeu qu’on joue sur le tablier d’un tric-trac avec les dés et les dames. || Prov., Tout biencompté et rabattu, Tout bien examiné.
RABBANISTE. s. m. Voyez Rabbiniste.
RABBIN, s. m. On appelle ainsi Les docteurs desjuifs. || Grand rabbin, Le chef d’une synagogue ond’un consistoire israélite. || Lorsque le mot Rabbinprécède immédiatement le nom d’un docteur juif, onsupprime Yn finale, et l’on retranche aussi l’article.On doit, toujours dire Rabbi, en adressant la paroleà un rabbin.
RABBINAGE. s. m. L’étude qu’on fait des livresdes rabbins. Il ne se dit guère que par une sorte dedérision, de dénigrement.
RABBINIQUE. adj. des 2 genres. Qui appartientaux rabbins, qui est particulier aux rabbins.
RABBINISME, s. m. La doctrine, les écrits desrabbins.
RABBINISTE. s. m. Celui qui suit la doctrine desrabbins, ou qui étudie leurs livres. On a dit aussi,Rabbaniste.
RABDOLOGIE. s. f. (grec rhahdos, baguette, lo-gos, compte.) Espèce d’arithmétique , qui consiste àfaire des calculs par le moyeu de petites baguettessur lesquelles sont écrits les nombres simples.
RABDOMANCE ou RABDOMANCIE. s. f. (grec— mantia , divination.) Prétendue divination qui sefaisait avec une baguette, et de plusieurs manièresdifférentes. || Particulièrement, Moyen par lequel ouprétend découvrir les sources, les mines, les trésors
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enfouis, etc., en tenant par les deux bouts une ba-guette de coudrier, qui tourne à l’approche de l’objetqu’on cherche.
R ABÊTIR, v. a. (lat. bestia, bête.) Rendre bêle,stupide. || Neutral., Devenir bête. Il rabètit de jouren jour. Fam. dans les deux sens. || Rabéti , 1 e. par-ticipe.
RABIOLE. s. f. Voyez Rave.
RÂBLE, s. m. La partie de certains quadrupèdesqui s’étend depuis le bas des épaules jusqu’à la queue.Il ne se dit guère que I)u lièvre et du lapin. || Il scdit, par plaisanterie, en parlant Des personnes quisont fortes et robustes. || Rablê, en cliiin., Barre defer en crochet, dont on se sert pour remuer des sub-stances que l’on calcine.
RÂBLU, UE. adj. Qui a le râble épais, qui est bienfourni de râble. Quelques-uns disent, Râblé. || Il sedit, par plaisanterie, D’un homme fort et robuste.
RABONNIR. v. a. (lat. bonus, bon.) Rendre meil-leur. Il n’est usité qu’en parlant De certaines chosesqui, n’étant guère bonnes d’elles-mêmes, ou quiayant été gâtées, deviennent ensuite meilleures. ||Neutre. Il a rabonni. |] Rabonni , ie. participe.
RABOT, s. ni. Outil de menuisier , composé d’uneespèce de ciseau ajusté dans un fut de bois, et servantà dresser, à aplanir, à unir la surface du bois. \\ Fig.et fam., Passer le rabot sur un ouvrage de vers, deprose, Le corriger, le polir, y Rabot, Outil dont 011se sert pour unir et polir différents métaux, ou poury faire des filets et des moulures. || Rabot, Certaininstrument en forme de T, qui est composé d’un mor-ceau de bois avec un long manche, et dont on sesert pour remuer, pour détremper la chaux, y Rabot,Espèce de pierre dure dont on se sert pour paver.
RABOTER, v. a. Dresser, aplanir, rendre uni avecle rabot. || Fig et fam. en parlant Des ouvrages des-prit, Retrancher, réformer, corriger, polir. Il y abien à raboter dans cet ouvrage. |j Fig. et fam., Il ya bien encore a raboter, se dit en parlant D’un jeunehomme qui n’est pas encore formé, façonné pour lemonde. || Raboté, ée. participe.
RABOTEUR, s. m. Ouvrier qui se sert du rabotpour les huisseries, les cadres, les moulures, lesmarches d’escalier, etc.
RABOTEUX , EUSF.. adj. U se dit proprementDu bois, et siguifie , Noueux, inégal. || Il se dit aussiDe toute superficie inégale, et principalement deschemins, du sol où l’on marche. Des chemins rabo-teux. || U se dit fig. Du style, des ouvrages de versou de prose, et signifie, Grossier, rude, mal poli.Vers raboteux.
RABOUGRIR, v. n. U ne se dit proprement quYnparlant Des arbres et des plantes que la mauvaise nature de la (erre, les mauvais vents, ou quelque autrecause, empêchent de profiter. || Avec le pron. pers.Quand les racines touchent le tuf, les arbres se ra-bougrissent. y Rabougri, ie. participe. || Il se dit,fig. et adjectiv., D’une petite personne de mauvaiseconformation et de mauvaise mine.
RABOUILLÈRE. s. f. Trou, espèce de terrierpeu profoud, que les lapines creusent pour y faireleurs petits.
RABOÜTIR. v. a. Il n’est guère usité qu’en par-lant De morceaux d’étoffe qu’on met bout à bout l’unde l’autre. Popul. || Rabouti, ie. participe.
RÀRROUER. v. a. Rebuter quelqu’un avec ru-desse. Il est fam. et s’emploie surtout quand il s’agitDe propositions que l’on désapprouve, que l’on re-jette. y RXbroué, ée. participe.