métiers. || Qucue-dc-lion, ou Léonurus, Plante labiéequi croît principalement en Afrique, et dont lesfleurs, d’un beau rouge de feu, naissent en verti-cilles à l'extrémité des rameaux. || Queue-de-pour-ceau, Plaute ombellifère dont la racine est grosse,longue, et pleine d’un suc jaune félide. || Queue-de-rat, Lime ronde, terminée en pointe, qui sert àagrandir et à limer des trous. — En t. d’art vétéri-naire, Espèce de dartre allongée qui survient auxjambes des chevaux, et qui forme une ligne dégarniede poil.-—En t. de marine, Forme que l’on donneau bout d’une manœuvre, en la travaillant en pointe,pour faciliter son entrée dans certaines poulies ouconduits. || Qucue-du-chat, Figure de contredanse. ||Queue-de-renard, Petite plante à laquelle on trouvequelque ressemblance avec, la queue du renard, clqui vient ordinairement dans les lieux humides. [|Queue-de-souris, Plante qui croit dans les champs,les prés et les jardins, et qui porte des fleurs dont leréceptacle s’allonge après la floraison, de manière àprendre la forme d’une queue de souris. || Queue, enparlant Des oiseaux, se dit Des grandes plumes quileur sortent du croupion, et qui leur servent ordi-nairement comme de gouvernail pour se conduiredans l’air. || Queue-d'aronde, Espèce de tenon, enqueue d’hirondelle, fait à une pièce de bois ou defer, et qui doit entrer dans une entaille de mêmeforme. || Queue , eu parlant Des poissons, des ser-pents , et de quelques insectes, La partie qui s’étenddu ventre jusqu’à l’extrémité opposée à la tète. ||Prov. et fig., Écorcher Vanguille par la queue, Com-mencer par l’endroit le plus difficile, et par où l’ondevrait finir. || Queue, en parlant Des fleurs, desfeuilles,, des fruits, Cette partie par laquelle ils tien-nent aux arbres, aux plantes. Cerises à courte queue.En parlant De certaines fleurs, comme les tulipes,les lis, les narcisses, on appelle Queue, lorsqu’ellessont cueillies, ce. qu’on nomme Tige dans ces mêmesfleurs, lorsqu’elles sont encore sur pied. || Prov. etpop., Il n'en reste pas la queue d’un, d’une, l! n’enreste, il n’en est resté aucun, aucune. j| Queue, enparlant Des hommes, se dit Des cheveux de derrière,lorsqu’ils sont attachés avec un cordon et couvertsd’un ruban roulé tout autour. || Queue, se dit encorede Plusieurs autres choses qui ressemblent en quel-que façon à une queue. |j En t. de chancellerie,Lettres scellées sur simple queue, Celles dont le sceauest sur celte partie du parchemin qu’ou coupe enforme de queue pour y attacher le sceau ; et, Lettresscellées sur double queue, Celles dont le sceau est surune bande de parchemin qui passe au travers deslettres. |j La queue d’un g, d’un p, d’un q, etc., Cequi excède par en bas le corps de ces différenteslettres. || La queue d’une note, Le trait qui tient aucorps de la note, et qui monte ou descend perpendi-culairement à travers la portée. || La queue d'une co-mète , La longue traînée de lumière qui suit le corpsde la comète. |j La queue d'une poêle , La longue piècede fer qui sert à tenir une poêle. La queue d’un gril,d’une casserole , etc. || Prov. et fig., Il n’y en a pointde si empêché que celui qui tient la queue de la poêle,Celui qui est le principal agent d’une affaire est leplus embarrassé. || La queue d’un moulin, Cettegrande pièce de bois qui sert à faire tourner un mou-lin à vent sur son pivot, [j Piano à queue, Piano dontla forme se rapproche beaucoup de celle des anciensclavecins, et dont les cordes se prolongent horizon-talement sur une surface plus étendue que dans lespianos ordinaires. || La queue d’un manteau, d’une
robe, etc., L’exlrémité d’un manteau, d’une robe,etc., lorsqu’elle traîne par derrière. |{ Queue, en ar-cliit., L’extrémité d’une pierre longue qui entre dansla construction d’un mur ou d’une voûte. || Queue,au jeu de billard, Instrument dont on se sert le pluscommunément à ce jeu pour pousser les billes, [j Queue,à procédé, Celle dont le petit bout est garni d’unmorceau de cuir, et avec laquelle on exécute descoups qui seraient impossibles avec la queue ordi-naire, tels que celui d’imprimer à la bille un mouve-ment composé et rétrograde. ]| Faire fausse queue,Toucher la bille à faux avec la queue. |[ Queue , fig.,Le bout, la fin de quelque chose. La queue du bois,de l’hiver. Le proverbe dit : Mi-mai, queue d’hiver. j|Fam., La queue d’une affaire , Les derniers soinsquelle exige quelquefois, apres qu’elle semble termi-née. I| Fam., On a pris cette affaire par la tête etpar la queue, On l’a tournée et examinée de toutesles manières. || Prov. et fig., Prendre le roman parlaqueue, Avant le mariage, vivre maritalement. ||Queue, à certains jeux, se dit d’Une somme indé-pendante de l’enjeu principal. Mettre à la queue.|| Queue, La dernière partie, les derniers rangsde quelque corps, de quelque compagnie. La queued’un cortège, d’un régiment. Mettre un soldat ala queue de la compagnie pour jait d’indiscipline.Prendre en fane et en queue. JJ si laqueue, enqueue, À la suite, immédiatement après. Ce régimentétait à laqueue des chariots. || A la queue, en queue,À la poursuite de quelqu’un, aux trousses de quel-qu’un. Avoir les ennemis en queue. || Fam., Fairequeue, Se ranger par ordre, les uns derrière les au-tres, afin de passer chacun à son tour à une audience,à une distribution, etc. On faisait queue à la portedes boulangers. |( Queue à queue, A la file, immédia-tement l’un après l’autre. |J Fig., A la queue leu leu.Jeu d’enfants, ainsi appelé parce qu’à ce jeu oumarche à la suite les uns des autres, comme marchentles loups, qu’on appelait autrefois Leux.
QUEUE, s. f. Sorte de futaille contenant emironun inuid et demi. || Demi-queue, Futaille contenantla moitié de ce que contient une queue.
QUEUE, s. f. Sorte de pierre à aiguiser. On écritaussi, Queux.
QUEUSSI-QUEIJML loc. adv. et fam. Absolumentde même.
QUEUTER, v. n. t. de billard. Pousser d’un seulcoup les deux billes avec sa queue.
QUEUX, s. m, (lat. coquus, cuisinier.) Vieux motqui signifiait autrefois, Cuisinier. || Queux, Pierre àaiguiser. On écrit plus ordinairement, Queue.
QUI. (lat. qui, qui.) Pronom relatif des 2 genres etdes 2 nombres. Lequel, laquelle. Précédé d’une pré-position, il ne s’emploie ordinairement qu’en parlantDes personnes. Celui pour qui je plaide. || Il s’emploied’une manière absolue. Vous trouverez à qui parler.C’est à qui l’aura. Je ne sais qui. || Il s’emploie quel-quefois de cette même manière en parlant Des choses.Voilà qui est beau. Qui pis est. |j Subst. et fam., Linje ne sais qui, Un homme de mille considération, (jQui que ce soit, qui que ce puisse être, etc., Quiconque,quelque personne que ce soit, etc. Quand il est em-ployé avec, la négative, il signifie, Nul, aucune per-sonne. Je n’y ai trouvé qui que ce soit. J| Qui, absol.,et par interrogation, Quel homme, quelle personne?A qui pensez-vous parler ? || Qui, répété, est quel-quefois distributif, et signifie, Ceux-ci, ceux-là, lesuns, les autres. Ils étaient dispersés qui ça, qui lu.Il vieillit dans celle acception; cependant on en fait