QUI
encore usage quelquefois dans la poésie familière.
QUIA. ( On prononce Cuia. ) t. emprunté du latin.Il n'est usité que dans ces phrases proverbiales, Êtreà quia , mettre à quia, Être réduit ou réduire quel-qu un à ne pouvoir répondre.
QIJIBUS. s. m. ( On prononce Cuibusse. ) Termepopulaire qui n’est guère usité que dans cette phrase,Avoir du quibus, Être riche.
QUICONQUE, (lat. quicumque , quiconque.) Pro-nom masculin indéfini, qui n’a point de pluriel. Toutepersonne qui, quelque personne que ce soit qui. ||Il est quelquefois féminin, et peut être suivi d’unadjectif de ce genre, lorsqu'il a déterminément rap-port à une femme. Mesdames , quiconque de vous se-ra assez hardie pour médire de moi, je F en ferai re-pentir.
QUIDAM, QUIDANE. s. (lat. quidam, quelqu’un.)(On prononce Kidan.) t. de palais et d’officialilé,emprunté du latin. Il s’emploie dans les monitoires,procès verbaux, informations, etc., pour désignerLes personnes dont on ignore ou dont on n’exprimepoint le nom. Il aurait appris de certains quidams,que... || Quidam , se dilquelquefois encore par mépris,dans la conversation. On n’emploie jamais de cette ma-nière le féminin Quidane.
QUIDDITÉ. s. f. (lat. quid, quoi.) ( On prononeeCui, et on fait sentir les deux D. ) t. de philosophiescolastique. Ce qu’une chose est en elle-même.
QUIESCENT, ENTE. adj. (lat. quiescere, reposer.)(On prononce Cui.) t. de gramm. hébraïque. Il se ditDes lettres qui ne se prononcent point.
QUIET, ÈTE. adj. ( On prononce Cui dans ce motet dans les trois suivants. ) adj. Tranquille, point agi-té. Il est vieux.
QUIÉTISME, s. m. Erreur de certains mystiques,qui, par une fausse spiritualité , font consister toutela perfection chrétienne dans le repos ou l’inactioncomplète de l’âme, et négligent entièrement les œu-vres extérieures.
QUIÉTISTE. adj. des deux genres. Qui suit les er-reurs du quiétisme. || Subst. Un quiétiste.
QUIÉTUDE, s. f. t. du langage mystique. Tranquil-lité, repos. || Il s’emploie quelquefois dans le langageordinaire.
QUIGNON, s. m. Gros morceau de pain. Famil.
QUILLAGE. s. m. (ital. chiglia , quille.) (Onmouille les L dans ce mot et les suivants.) Il n’estusité que dans celte locution, Droit de quitlage,Droit que les navires marchands payent dans les portsde France la première fois qu’ils y entrent.
QUILLE, s. f. t. de marine. Longue pièce de boisqui va de la poupe à la proue d’un navire, et qui luisert comme de fondement.
QUILLE, s. f. Morceau de bois long et rond , plusmince par le haut que par le bas, servant à un jeu oùil y a neuf de ces morceaux de bois, qu’on range ordinai-rement trois à trois en carré, pour les abattre avec unehoule. Il est planté comme une quille. || Prov., fig. etpop., Recevoir quelqu’un comme un chien dans unjeu de quilles, Lui faire un très-mauvais accueil. \\Prov., fig. et pop., Prendre , trousser son sac et sesquilles , Plier bagage, se sauver, se retirer prompte-ment. Donner à quelqu’un son sac et ses quilles, Lechasser. Ne laisser aux autres que le sac et les quilles,Prendre pour soi ce qu’il j a de meilleur, et nabau-donner aux autres que ce qui a peu de prix.
QUILLER. v. n. Il se dit Lorsque, avant de faire unepartie de quilles, chaque joueur en jette une, et viseà la placer le plus près de la boule, pour savoir ceuxTOME II.
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qui seront ensemble, ou celui qui jouera le premier.
QUILLETTE. s. f. t. d'agricult. Il se dit Des brinsd’osier gros comme le petit doigt, et longs d’un pied,qu’on enfonce en terre d’un demi-pied, pour qu’ilsprennent racine.
QUILLIER. s. rn. L’espace carré dans lequel onrange les neuf quilles. || L’assemblage de toutes lesquilles prises ensemble.
QUINA. s. m. Voyez Quinquina.
QUINAIRE, adj. (lat. quinarius, même signif. )( Ou prononce Cui. ) t. de iiiaihcm. Il se dit D’unnombre divisible par cinq.
QUINAIRE, s. m. t. d’anfiq. Nom par lequel lesmonétaires anciens et les antiquaires désignent lespièces de monnaie de la troisième grandeur, fabri-quées soit en or, soit en argent.
QUINAUD, AUDE. adj. Confus, honteux d’avoireu le dessous dans quelque contestation. Vieux.
QLTNCAILLE. s. f. Toute sorte d’ustensiles, d’in-struments de fer ou de cuivre, comme chandeliers,ciseaux, etc. || Fig., et par mépris, La monnaie decuivre. Peu usité.
QUINCAILLERIE, s. f. marchandise de toute sortede quincaille.
QUINCAILLIER, s. m. marchand, vendeur de quin-caille.
QUINCONCE, s. m. (lat. quincunx, quinconce.)Disposition de plant qui est faite à distances égales enligne droite, et qui présente plusieurs allées d’arbresen différents sens. || Lieu planté de cette manière.
QUINDÉCAGONE, s. m. (lat. quindecim, quinze,grec gonia , angle.) (On prononce Cuin.) t. de géoiu.Figure qui a quinze angles ou quinze cotés.
QUINDÉCEMVIRS, s. m. pl. (lat.— vu\ homme.)(On prononce Cuin.) t. d’anliq. rom. Officiers pré-posés à la garde des livres sibyllins, et chargés de lacélébration des jeux séculaires, ainsi que de quelquescérémonies religieuses, dans certaines conjonctures oùla république se croyait menacée : ces officiers furentainsi appelés parce que leur nombre avait été porté àquinze par Sylla.
QUINE. s. m. (lat. quinio, quine.) t. du jeu de tric-trac. Coup de dés qui amène deux cinq. |l Quine , Cinqnuméros pris ensemble à la loterie, et sortis ensemblede la roue de fortune. || Fig. et fam., C’est un quineà la loterie, se dit D’un avantage qu’il est très-difficiled’obtenir, qu’on ne peut guère espérer. || Quine, auloto, Cinq numéros gagnant ensemble sur la mêmeligne horizontale, ou de la même couleur.
QUININE, s. f. t. de ehim. Substance alcaline etamère qu’on extrait de diverses espèces de quinquina.
QUINOLA. s. m. Nom du valet de cœur, au jeude reversi.
QUINQUAGÉNAIRE, adj. des 2 genres, (lat. quin-quaginta, cinquante.) (On prononce Cuincouagé-naire.) Qui est âgé de cinquante ans. U est aussi subst.
QUINQUAGÉSIME. s. f. (On prononce Cuin-couagésime.) U se dit Du dimanche qui précède le pre-mier dimanche de carême.
QUINQUE. s. m. (On prononce Cuincué.) X. demusique, emprunté de l’italien. Morceau de musiqueà cinq parties.
QUINQUENNAL, ALE. adj. (lat. quinquennalis,même signif.) (On prononce Cuincuennal.') Qui durecinq ans, ou Qui se fait de cinq en cinq ans. || Fêtesquinquennales, et substantir., Quinquennales, Fêlesqui se célébraient du temps des empereurs, à Romeet dans les provinces, au bout des cinq premières an-nées de leur règne, et ensuite de cinq en cinq ans.
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