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QUERCITRON. s.m. (lat. quercus, chêne, citrus,citronnier.) t. de botan. Espèce de chêne vert del'Amcrique septentrionale, dont l’écorce sert à teindreen jaune.
QUERELLE, s. f. (lat. querela, plainte.) Démêlé,dispute mêlée d’aigreur et d’animosité. Chercher que-relle à quelqu’un. Prendre querelle. Ils sont en que-relle. || Entrer dans une querelle, S’intéresser dansune querelle, y prendre parti. || Embrasser, épouser,prendre la querelle de quelqu’un, Prendre le parti dequelqu’un contre ceux avec qui il a querelle. Prendreauerelle pour quelqu’un, Déclarer qu’on entreprendde le venger de ceux qui l’ont offensé, prendre sonparti avec chaleur, mal-mener ceux qui sont contrelui. || Prov., Querelle d’Allemand, Querelle faitelégèrement, sans sujet. || En t. de droit romain, Que-relle d’inojficiosité. Voyez ïnofficiositk.
QUERELLER, v. a. Faire querelle à quelqu’un. ||Avec le pron. réciproque, Disputer l’un contre l’autreavec des paroles aigres. Ils se querellent toujours. ||Quereller, Gronder, réprimander. Son père l’aquerellé. [| Absol. Cet homme aime fort à quereller. ||Querellé , ée. participe.
QUERELLEUR, EUSE. adj. Qui fait, qui cherchesouvent querelle aux gens. Cette femme est méchanteet querelleuse. || Subst. C’est un grand, querelleur.
QUÉRIMONIE. s. f. (lat. querimqnia , plainte.)(On prononce Cué.) t. d’oflicialité. Requête présentéeau juge d'Êglise, pour obtenir la permission de fairepublier un monitoire.
QUERIR, v. a. (lat. quœrcre , chercher.) Chercheravec charge d’amener la personne, ou d'apporter lachose dont il est question. Il ne s’emploie qu’à l’in-finitif, et avec les verbes Aller, venir, envoyer. Il avieilli.
QUESTEUR, s. m. (lat. quæstor, questeur.) (Onprononce Cués.) t. d’antiq. romaine. Celait le nomde Certains magistrats chargés, à Rome, dans lesarmées ou dans les provinces, de l’administration desfinances, ot de diverses autres fonctions, comme derecevoir les ambassadeurs, etc. || Questeijb , se dit,dans certains corps, Des membres qui sont chargésde diriger et de surveiller l’emploi des fonds.
QUESTION.s. f. (lat .quœstio, question.)Demandeque l’on fait pour s’éclaircir de quelque chose. Il m’afait question sur question. || Ironiq., Belle question !se dit À une personne qui fait une question inutileou ridicule. On dit dans le même sens , Quelle ques-tion ! || Question , Proposition qu’il y a lieu d’exa-miner, de discuter. Soulever une question. Question dedroit , de fait, d'état. Ce n’est pas là la question. Sortirde la question. Aborder la question. Le. ferai-je ou ne1e ferai-je pas ? voilà la question. || Il est question,il n’est pas question de, il s’agit, ou il ne s’agit pasde. On dit de même : Voici la chose, la personnedont il est question ; et fam., Voici la personne enquestion. || Dans le langage des délibérations publi-ques, Demander la question préalable, Demanderqu’on décide s'il y a ou s’il n’y a pas lieu de délibérersur une proposition qui vient d’être faite; et, dansl’usage ordinaire, Demander qu’on ne délibère passur cette proposition. || Question, La torture, lagêne donnée aux accusés et aux condamnés, en ma-tière criminelle, pour leur arracher des aveux. Ques-tion préparatoire. On l’a mis à la question. || Pop. ,Il ne faut pas hd donner la question pour lui faire diretout ce qu’il sait, se dit D’un homme qui parle trop,et qui dit tous scs secrets.
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QUESTIONNAIRE, s. m. Celui qui donnait laquestion aux accusés et aux condamnés.
QUESTIONNER, v. a. Interroger quelqu’un, luifaire des questions. Avec le pron. réciproque, Se ques-tionner l'un l’autre. || U se prend souvent en mau-vaise part, et se dit De ceux qui ont coutume defaire des questions importunes. || Questionné, ée.participe.
QUESTIONNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui faitsans cesse des questions. Adject. Cette femme est bienquestionneuse.
QUESTURE, s. f. (lat. quœstura, questure.) (Onprononce Cués.) Dignité, charge de questeur. || Duréedes fonctions de questeur. || Bureau des questeursd’une assemblée.
QUÊTE, s. f. (Iat. quœrere, chercher.) Action parlaquelle on cherche. Se mettre en quête. || En t. dechasse, L’action d’un valet de limier qui va détour-ner une bête pour la lancer, et L’action du chienqui démêle la voie d’un cerf, d'un sanglier, etc.,qu’on veut détourner. || Il se dit de même en parlantDe la chasse des perdrix. || Quête, L’action de de-mander et de recueillir des aumônes pour les pauvres,ou pour des œuvres pieuses.
QUÊTE, s. f. t. de marine. Saillie que font l’étraveet l'étambot hors de la quille.
QUÊTER, v. a. t. de chasse. Chercher. || U s’em-ploie quelquefois absol. Un épagneul qui quête bien.j| Fig., Quêter des louanges, des suffrages, etc.,Chercher à se faire donner des louanges, des suf-frages, etc. Quêter des voix pour quelqu’un. j| Quê-ter , Demander et recueillir des aumônes. Quêter deporte en porte. || Quêté , ée. participe.
QUÊTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui quête pourquelqu’un.
QUEUE, s. f. (lat. cauda, queue.) La partie quitermine le corps de la plupart des animaux , par der-rière. || En parlant Des quadrupèdes, Cette partie quiest un prolongement de l'épine du dos. || Queue pre-nante , La queue de certains animaux qui peut s’en-rouler avec force autour des objets, et dont ils se ser-vent pour s’attacher, pour se suspendre. || En parlantDes chevaux, Queue à l’anglaise, Celle qui a étécoupée selon la méthode anglaise. Queue en catogan ,Celle qui a été coupée très-court, près de la racine.Queue en balai, Celle dont les crins sont plus abon-dants à la partie inferieure qu’à la partie supérieure.Queue de rat, Celle qui est dégarnie de crins. Queueen trompe, Celle qui est relevée dans l’exercice. ||Chez les Turcs, Pacha à une queue, à trois queues, Pa-cha qui a droit de faire porter devant lui une queue,trois queues de cheval, comme marque de sa dignité.Voyez TouG.|jQ«<?we de mouton, Pièce de viande quiest prise du quartier de derrière d'un mouton, et oùordinairement la queue tient. || Queue de martre, Lapeau et le poil de la queue d’une martre, passée etaccommodée, pour servir de fourrure. || Prov. et fig.,Brider son cheval, son âne par la queue, S’y prendremaladroitement et à contre-sens dans une affaire. j|Prov., fig. et pop., Il s’en est retourné honteusementla queue entre les jambes, se dit D’un homme qui aparu confus de ce qu’une affaire ne lui avait pasréussi. || Prov. et fig., Quand on parle du loup on envoit la queue, se dit Lorsqu’un homme arrive dansune société, au moment où l’on parle de lui. || Prov.et lig., Tirer le diable par la queue, Avoir beaucoupde peine à se procurer de quoi vivre, [j Queue-de-cheval, Plante. Voyez Prèle. || Queue-de-cochon,Tarière terminée en vrille, qui sert dans différents