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titre, jj Réprimande. Son père lui a fait une morale,une bonne morale. || La morale d'un ouvrage, Laleçon de morale qui en résulte.
MORALEMENT, adv. Suivant les règles de la mo-rale. Action moralement bonne. || Moralement parlant,Vraisemblablement, et selon les règles de la certitudemorale. Cela est vrai moralement parlant. Cela estmoralement impossible.
MORALISER, v. n. Faire des réflexions, des dis-sertations, des leçons morales. || Activ. et fam., Mo-raliser t quelqu'un, Lui faire de la morale, ou unemorale. || Moralisé, f.e. participe.
MORALJSEUR. s. ni. Celui qui affecte de parlermorale. Se dit en plaisanterie.
MORALISTE, s. m. Écrivain qui traite des mœurs.
MORALITÉ, s. f. Réflexion morale. || Moralitéschrétiennes, Réflexions conformes aux principes et àlVsprit de la religion. || Moralité, Le sens moral querenferme un discours fabuleux ou allégorique. || Mo-ralité, Conscience, discernement moral. || La mora-lité des actions humaines, Le rapport de ces actionsavec la morale. || Moralité, Principes, mœurs d’unepersonne.
MORBIDE, adj. des 2 genres, (lat. morbus, ma-ladie.) t. de peint, et de sculpt. Il se dit Des chairsmollement et délicatement exprimées. j| Morbide, t.de méd., Qui a rapport à la maladie.
MORBIDESSE. s. f. ( ital. morbidezza, même sign.)t. de peint, et de sculpt., Mollesse et délicatesse deschairs.
MORBIFIQUE, adj. des 1 genres, (lat. morbijicus,même signif.) t. de médec. Qui cause la maladie.
* Morbleu, interjection qui indique un sentimentde colère.
MORCEAU, s. m. (lat. morsus, morsure.) Partieséparée d’un corps solide et coulinu. Un morceaud’étoffe, de bois, etc. || Absol., Portion séparée d’unechose solide qui peut être mangée. || Fam., Mangerun morceau, Faire un repas fort léger. || Aimer lesbons morceaux, Aimer la bonne chère. || Fig. et fam.,Doubler les morceaux, doubler ses morceaux, mettreles morceaux doubles, en double, Se hâter de man-ger. JJ Fam., Le morceau honteux, Le morceau quireste le dernier sur le plat. || Fig. et fam., S'ôter lemorceau, les morceaux de la bouche, Se priver dunécessaire pour secourir ou obliger quelqu’un. || Fig.et fam., Tailler les morceaux à quelqu'un, Regler,prescrire la dépense qu’il doit faire. |j Fig. et fam.,Tailler les morceaux bien courts à quelqu’un , Luifaire sa part bien petite. || Fig. et fam., Il a ses mor-ceaux taillés, ses morceaux sont taillés, Il n’a pré-cisément que ce qu’il lui faut. || Fig. et fam., Il ases morceaux taillés, On lui a prescrit tout ce qu’ildoit faire. || Fi", et fam., Rogner les morceaux àquelqu'un, Diminuer ses profits, ses revenus; et,Compter les morceaux à quelqu'un, Ne lui donnerque le juste nécessaire. || Prov. etfig., Morceau avalén'a plus de goût, On fait peu de cas des plaisirs pas-sés. || Morceau, Portion, partie non séparée, maisdistincte et considérée à pari, d’un corps solide etcontinu. Morceau de terre. || Fam., Il a attrapé unbon morceau de cette succession , Il en a eu une lionnepartie. || Il se dit Des parties, des fragments d’un ou-vrage d’esprit. Il y a de beaux morceaux dans cepanégyrique. || Morceau, se dit d’Un objet entier,d’un tout. Le Panthéon est un beau morceau d'ar-chitecture. || Fig, et fam., C'est un morceau trop cher,ou C'est un morceau de prince, se dit D’une chosequi est d’un prix trop élevé. Dans le même sens t II
MOR tji
ne tâtera pas de ce morceau-là. || Fig. et fam., C’esttin friand morceau, un morceau de roi, se dit D’unejolie personne. || En musiq., Morceau d’ensemble,Morceau à diverses parties, chanté par plusieurs voix.
MORCELER, v. a. Diviser par morceaux. || Mor-celé , ée. participe.
MORCELLEMENT, s. m. L’action de morceler.
MORDACITÉ. s. f. (lat. mordere, mordre.) f.didact. Qualité corrosive, par laquelle un corps agitsur un autre, et le dissout en tout ou en partie. Lamordacité de l’eau-forte. |j Fig., Médisance aigre etpiquante. Dans scs épigrammes, il y a une grandemordacité.
MORDANT, ANTE. adj. Qui mord. T. de chasse,Bêtes mordantes. || Fig., Qui a une qualité corrosive.
Ij Au sens moral, Qui censure, qui critique avec ma-lignité.
MORDANT, s. m. Vernis qui sert à fixer l’or enfeuilles que l’on applique sur du cuivre, du bronze,etc. || Mordant, en teinture, Substances au moyendesquelles on parvient à fixer les couleurs sur lalaine, la soie , le colon , etc. || Fig., Cette voix a dumordant, Le timbre en est sonore et pénétrant. ||Fig., Avoir du mordant dans l’esprit , Avoir de laforce, du piquant, de l’originalité dans l’esprit.
MORDICANT, ANTE. adj. t. didact. Âcre, pico-tant, corrosif. Sel f suc mordicant. || Fig. et famil.,Qui aime à médire, à railler amèrement, à critiquer.
MORDICUS, adv. (lat. mordicus, même sign.)(Onfait sentir l’S.) Avec ténacité. Fig. et fam., Soutenirson opinion mordicus, La soutenir avec obstination.
MORDIENNE. s, f. adv. et pop., J la grosse mor-dienne, Sans façon, sans finesse, avec sincérité.
MORDILLER, v. a. (lat. mordere, mordre.) (LesL sont mouillées.) Mordre légèrement et à plusieursreprises. Abs. Les jeunes chiens aiment à mordiller.j| Mordillé, ée. participe.
MORDORÉ, ÉE. adj. Qui est d’une couleur brunemêlée de rouge. || Subst. masc. Le mordoré.
MORDRE, v. a. (lat. mordere., mordr t.)(Jemords,tu mords, il mord; nous mordons. Je mordais. Jemordis. Je mordrai. Mords. Que je morde. Que jemordisse. Mordant. Mordu.) Serrer avec les dents. ||Absol. Ce chien mord, mord bien serré. || Prov. etfig., Se mordre la langue, S’arrêter au moment dedire ce qu’on ne doit ou qu’on ne veut pas exprimer.Se mordre la langue d’avoir parlé, S’en repentir. ||Prov. et fig., S’en mordre les doigts, s’en mordre lespouces, Se repentir d’une chose qu’on a faite. || Prov. etfig., Chien qui aboie ne mord pas, Ceux qui font beau-coup de bruit ne sont pas les plus à craindre. || Prov. etfig., Mordre à Vhameçon, se dit D’une personne quise laisse séduire par une proposition qu’on lui a faitepour la surprendre. || Fig. et fam., Mordre à la grap-pe , Saisir avidement une proposition, croire aveuglé-ment à une promesse. || Poétiq. Mordre la poussière,Être tué dans un combat. |i Fig. et fam., Il n'y sau-rait mordre, se dit D’un homme qui aspire à unechose à laquelle il ne saurait parvenir. De celui quine peut comprendre une chose, ou qui n’a pas degoût pour l’étudier. Dans le sens contraire, Cet enfant-commence à mordre au latin. || Mordre , se dit Desoiseaux, de quelques insectes, et de la vermine. ||Fig. De plusieurs choses inanimées qui rongent, quicreusent ou qui percent. L’eau-forte mord sur les mé-taux. || T. de gravure, Mordre une planche, ou Fairemordre une planche, Lui faire éprouver l’effet del’eau-forte, après avoir découvert en différants en-dxoits, à l’aide d’une pointe à graver, le vernis dont