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sources. || Fig. et fam., Cela montre la corde, C’estune finesse grossière et facile à découvrir. || Fig. etfam., Montrer à quelqu’un son béjaune, Lui fairevoir sa sottise, son ineptie. || Montrer , Indicjuer.Montrez-moi l’homme dont 'vous parlez. || Fig., Mon-trer le chemin aux autres, Faire quelque chose queles autres font ensuite, ou Faire quelque chose à des-sein que d’autres le fassent. || Fig., Montrer quelqu’unau doigt, S’en moquer publiquement, comme d’unepersonne décriée ou ridicule. || Fam., Montrer la portea quelqu’un, Faire signe «à quelqu’un dont on est mé-content, qu’il ait à sortir. || Montrer, Faire voir uneaffection, un sentiment réel ou simulé. Montrer de ladouleur, etc. Montrer un visage gai. || Donner desmarques, des preuves de quelque qualité bonne oumauvaise. Montrer du courage, de la faiblesse. || Mon-trer , Faire connaître , prouver. Je lui montrerai qu’ila tort. || Montrer , Enseigner. Montrer la grammaire.Montrer une langue. Montrer à vivre. Ce dernier estfamilier, surtout quand on dit par menace, Je lui mon-trerai bien à vivre. || Absol. Ce maître montre fortbien. || Montrer, avec le prou, pers., Paraître, sefaire voir. Il n’a jait que se montrer. |] Il n oserait semontrer, se dit De celui que la crainte d’ètre mal-traité, ou la honte, soit de quelque affront qu’il areçu, soit de quelque mauvaise action qu’il a faite,oblige à se tenir caché. Il est bien hardi de se montrer.H Fig., Se montrer homme de courage, se montrerhumain, libéral, bon ami, etc., Faire voir par leseffets qu’on est tel. Se montrer digne de sa fortune. ||Se montrer tel qu’on est, Ne rien affecter, ne riendissimuler. || Fig-, Se bien montrer, se montrer mal,Faire bonne, mauvaise contenance dans les occasionsqui exigent de la résolution et de la fermeté. || Mon-tré , ée. participe. || Avoir été bien montré, mal mon-tré, Avoir eu un bon ou un mauvais maître, en quel-que genre de science, d’art ou d’exercice que ce soit.
MONTUEUX, EUSE. adj. (lat. mons, montagne.)Il se dit D’un terrain extrêmement inégal, et coupéd’espace en espace par des montagnes, des collines, etc.
MONTURE, s. f. Bête de charge qui sert à porterl’homme, jj Prov. et fig., Qui veut aller loin ménagesa monture, Il faut éviter les excès, si l’on veut pro-longer ses jours; il faut user avec ménagement detoutes les choses dont on veut se servir long-temps.|| Monture , t. d’arts et métiers, Ce qui sert à assem-bler, à supporter, à fixer la partie ou les parties prin-cipales d’un objet, d’un outil. j| La monture d’un fusil,d’un pistolet, Le bois sur lequel le canon et la platinesont montés. || La monture d’un éventail, L’assem-blage des morceaux de bois ou d’autre matière, quiservent à soutenir le papier ou l’étofte d’un éventail.Monture de bride, Ce qui porte et soutient la partieu mors qui entre dans la bouche du cheval. || Mon-ture, Métal employé pour assembler, réunir, enca-drer les différentes pièces dont se forment une taba-tière, un bijou quelconque. || Travail de l’ouvrier quia monté un ouvrage.
MONUMENT, s. m. (lat. monumentum, monument.)Ouvrage d’architecture ou de sculpture, fait pourtransmettre à la postérité la mémoire de quelque per-sonne illustre, ou de quelque événement important.Dresser, ériger, élever, consacrer un monument. j|Édifices publics ou particuliers, qui imposent par leurgrandeur ou par leur ancienneté. Les monuments d’uneville. || Tombeau. Il n’est usité que dans le discourssoutenu. Descendre au monument. Monument funé-raire, dans le langage ordin. || Fig., Certains grandsobjets de la nature. Les cavernes, les précipices, sont
mou
autant de monuments des révolutions du globe. || Ou-vrages durables de littérature, de sciences et d’arts.Cette médaille est un monument précieux. || Au sensmoral, Actions, écrits qui constatent quelque grandequalité, quelque grande vertu, quelque grand vice.Cette action est un monument de générosité.
MONUMENTAL, ALE. adj. Qui a rapport, quiest propre aux monuments, qui est de la nature desmonuments. On n'emploie guère le plur. masc. Mo-numentaux.
*Moquable, adj. des i genres, (grec mocos, moque-rie.) Dont on peut, dont on doit se moquer. 1
MOQUER (SE), v. pron. Se railler de quel-qu’un ou de quelque chose, en rire, en faire unsujet de plaisanterie ou de dérision. || Mépriser, bra-ver, témoigner par ses actions, par ses paroles,qu’on ne fait nul cas de quelque chose, qu’on nes’en inquiète point. C’est un homme qui se moquede tout. || Absol., Ne pas parler, ne pas agir sérieu-sement. Quand je dis cela, vous voyez bien que jeme moque. |j Par civilité, Vous vous moquez de moi,vous vous moquez, Vous me traitez avec trop de cé-rémonie, vous poussez.trop loin la politesse. || Pi’ov.et fig., La pelle se moque du fourgon, se dit Lors-qu’une personne se moque d’une autre qui aurait au-tant de sujet de se moquer d’elle. || Prov. et fig., Il nefaut pas se moquer des chiens qu’on ne soit hors duvillage, Il faut se mettre à l’abri du danger avant dese vanter qu’on le méprise. || Moquer, s’emploie avecle verbe Faire. Vous vous ferez moquer de vous.Absol., Vous vous ferez moquer. || Au participe avecle verbe Etre. Il fut moqué de tout le monde. || Ceverbe est fam. dans toutes ses acceptions. || Moqué , ée.participe.
MOQUERIE, s. f. Paroles ou actions par lesquelleson se moque. || Chose absurde, impertinente. C’estune moquerie que de soutenir une telle proposition .
MOQUETTE, s. f. Étoffe à chaîne et à trame de fil ,veloutée en laine, dont on fait des tapis ou dont oncouvre des sièges.
MOQUEUR, EUSE. adj. Qui se moque, qui raille,qui a l’habilude de se moquer. || Subst., Une personnequi ne parle pas sérieusement. Fam.
MORAILLES, s. f. pl. (lat. mordere, mordre.) In-strument de maréchal, avec lequel on pince le nezd’un cheval impatient, pour le ferrer ou lui faire subirquelque opération.
MORAILLON. s. m. Pièce de fer attachée au cou-vercle d’un coffre, garnie d’un anneau qui entre dansla serrure, et dans lequel passe le pêne.
MORAL, ALE. adj. (lat. mores, mœurs.) Qui con-cerne les mœurs. || Vertus morales, Celles qui ont pourprincipe les seules lumières de la raison. || Ce livre,ce discours estfort moral, Il renferme une morale fortsaine. || Moral, Qui a des mœurs, qui a des principeset une conduite conformes à la morale. || Moral, Cequi ne tombe point sous les sens, ce qui est unique-ment du ressort de l’intelligence. Il est opposé àPhysique. Le monde moral. Qualités morales. || Certi-tude morale, Certitude fondée sur de fortes probabi-lités , telle qu’on peut l’avoir dans les choses ordinairesde la vie. Il est opposé à Certitude physique. |[ Moral,subst., masc., L’ensemble de nos facultés morales. Lephysique influe beaucoup sur le moral.
MORALE, s. f. Doctrine relative aux mœurs. Bonne,mauvaise morale. Morale dépravée, dangereuse, re-lâchée, austère, exagère’c, commode. || Tmité de mo-rale. La Morale d’Aristote. On dit aussi, Les Moralesd’Aristote, parce qu’il a fait plusieurs traités sous ce