Druckschrift 
2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
Entstehung
Seite
172
Einzelbild herunterladen
 

17 2 MOR

elle est enduite. || T. d'imprim., la frisquette mord,se dit Lorsquun ou plusieurs des bords de la fris-quette couvrent quelques portions de page, et lesempêchent de recevoir limpression. La vignette mordsur les lettres, Elle avance sur les lettres. || T. de cou-turière et de tailleur, Il faut mordre plus avant dansVétoffe, Il faut faire la couture un peu plus loin debord de létoffe, pour quelle ne se défasse pas. ||Les dents de cette roue ne mordent pas assez sur lesailes du pignon, Elles n'engrènent pas assez. || Mor-dre, fig., Médire, reprendre, critiquer, censureravec malignité. || Mordu, ue. participe.

MORE. s. m. (lat. maurus, noir.) Nom de peuplequi entre dans diverses phrases. [| Prov. et fig., Traiterquelqu'un de Turc à More, en user avec lui de Turc àMore, Le traiter avec une extrême dureté. || Prov. etfig., A laver la tête dun More on perd sa lessive , Inu-tilement on se donne beaucoup de peine pour fairecomprendre à un homme quelque chose qui passe saportée, ou pour corriger un homme incorrigible.

MOREAU, adj. m. Il se dit Dun cheval qui estextrêmement noir. Vieux.

MORELLE. s. f. Plante vénéneuse de la familledes Solanées.

MORESQUE, adj. des 2 genres. Qui a rapport auxcoutumes, aux usages, au goût des Mores. Le genre,moresque. || Subsf. féni., Danse à la manière des Mores,jj Peinture moresque , à la moresque, absol., Mores-que, peinture de caprice, représentant pour lordi-naire des branchages, des feuillages qui nont riende naturel.

MORFIL. s. m. (lat. mortuus, mort, filum , fil.)Certaines petites parties dacier presque impercep-tibles, qui restent au tranchant dun couteau, dunrasoir, etc., lorquon les a passés sur la meule, etquil faut achever demporter pour se servir utile-ment ou du couteau ou du rasoir. || Morfid, Dentsdéléphant séparées du corps de lanimal, et qui nesont pas encore travaillées.

MORFONDRE, v. a. (lat.fundere, verser.) Re-froidir, causer un froid qui incommode, qui pénètre.Il Avec le pron. pers. Vous vous morfondez dans cejardin. |] Fig. et fani., avec le pron. pers., Perdrebien du temps dans lattente dune personne qui nar-rive pas, dun succès quon n'obtient point. || Fig.,t. de boulaug., La pâte se morfond, Elle perd laforce de fermentation quelle doit avoir pour faire debon pain. || Morfondu, ue. participe.

MORFONDURE. s. f. t. dart vétérinaire. Maladiequi vient aux chevaux lorsquils ont été saisis de froidaprès avoir eu chaud.

MORGELINE. s. f. Plante à petites fleurs et à feuil-les pointues, autrement Alsine.

MORGUE, s. f. Mine, contenance grave et sérieuse, il paraît quelque fierté, quelque orgueil. || Parext., Excès de suffisance, orgueil. Affecter de la mor-guc.

MORGUE, s. f. Endroit à lentrée dune prison, lon tient quelque temps ceux que lon ccroue,afin que les guichetiers puissent les reconnaître ensuite.U Endroit lon expose les corps des personnes trou-vées mortes hors de leur domicile, afin quelles puis-sent être reconnues.

MORGUER. v. a. Braver quelquun en le regardantdun air fier et menaçant. Vieux. || Morgue, ée. par-ticipe.

* Morguienne. Sorte de jurement.

MORIBOND , ONDE. ( lat. moribundus, mêmesignif.) Qui va mourir. Subst. Un moribond. || Être

MOR

tout moribond, Être dans un état de langueur, commesi lon allait mourir.

MORICAUD, AUDE. adj. (grec mauros, obscur.)Qui a le visage de couleur brune. Subst. Un mori -caud. Fam.

MORIGÉNER, v. a. (lat. mores, mœurs, genero,former.) Former les mœurs de quelquun, linstruireaux bonnes mœurs. Il a vieilli. || Corriger, remettre danslordre et dans le devoir. Fam. || Morigéné, ée. part.

MORILLE, s. f. (On mouille les L.) sorte de cham-pignon qui vient au printemps, et dont le chapeau ade petites cavités comme une éponge ou comme unrayon de miel.

MORILLON, s. m. Sorte de raisin noir.

MORILLONS. £ m. pl. t. de joaillerie. Émeraudesbrutes qui se vendent à lonce.

MORION. s. m. (ital. morione, morion.) Sortedarmure de tête plus légère que le casque. En par-lant des anciens chevaliers.

MORNE, adj. des 2 genres, (angl. mourn, pleurer.)Triste, sombre et abattu. Visage, air, œil morne. |]Fig. , Temps morne, Temps obscurs et couvert. || Fig.,Couleur morne, Couleur sombre, obscure, qui nani vivacité ni éclat.

MORNE, s. m. En Amérique, petites montagnes.Le morne au Bœuf

MORNÉ, ÉE. adj. Il sest dit, dans les tournois,Des armes dont le fer était émoussé, et quon appelaitaussi Armes courtoises.

MORNIFLE. s. f. Coup de la main sur le visage.Pop.

MOROSE, adj. des 2 genres, (lat. morosus, mémosignif.) Chagrin, dificile, bizarre. Humeur morose.

MOROSITÉ, s. f. Caractère morose.

MORPHINE, s. f. t. de chimie et de pharrn. Alcalivégétal qui donne à lopium sa vertu soporifique etcalmante.

MORPION, s. m. (lat. mordere, mordre, pilus,poil.) Espèce de pou qui sattache dordinaire auxendroits du corps lon a du poil, et qui adhèreà la peau avec tant de force, quon a de la peine àlen séparer. On doit éviter de se servir de ce mot.

MORS. s. ni. (lat. mordere, mordre.) Assortimentde toutes les pièces de fer qui servent à brider uncheval, comme les branches, la gourmette, etc. ||La pièce qui se place dans la bouche du cheval pourle gouverner. Mors rude, donx. Mors à bossettes. ||Prendre les mors aux dents, se dit Dun cheval dontla bouche est tellement échauffée, quelle devientabsolument insensible, et quil semporte, sans quele cavalier ou le cocher puisse le retenir, le morsnopérant pas plus deffet sur les barres, que si lecheval le tenait serré entre les dents. || Fig. et fam.,Prendre le mors aux dents, se dit Dun homme qui,nécoutant plus les avis ni les remontrances de ceuxqui dirigeaient sa conduite, se livre tout entier à sespassions. Dune personne qui se met en colère subi-tement. Dune personne qui, ayant été quelquetemps dans lindolence, dans linaction, change toutà coi»]), et se livre au travail avec ardeur.

MORSURE, s. f. Action de mordre; Plaie, meur-trissure, marque faite en mordant. || Morsure, fig.et au sens moral, Effets de la médisance, de la ca-lomnie.

MORT. s. f. (Iat. mors, mort.) Fin, cessation dela vie. Mort naturelle, violente, prématurée. Souhai-ter, braver la mort. En poésie et dans le style sou-tenu , la mort est souvent personnifiée. La mort estsourde à nos vœux, à nos cris. || Fam., Mourir de sa