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elle est enduite. || T. d'imprim., la frisquette mord,se dit Lorsqu’un ou plusieurs des bords de la fris-quette couvrent quelques portions de page, et lesempêchent de recevoir l’impression. La vignette mordsur les lettres, Elle avance sur les lettres. || T. de cou-turière et de tailleur, Il faut mordre plus avant dansVétoffe, Il faut faire la couture un peu plus loin debord de l’étoffe, pour qu’elle ne se défasse pas. ||Les dents de cette roue ne mordent pas assez sur lesailes du pignon, Elles n'engrènent pas assez. || Mor-dre, fig., Médire, reprendre, critiquer, censureravec malignité. || Mordu, ue. participe.
MORE. s. m. (lat. maurus, noir.) Nom de peuplequi entre dans diverses phrases. [| Prov. et fig., Traiterquelqu'un de Turc à More, en user avec lui de Turc àMore, Le traiter avec une extrême dureté. || Prov. etfig., A laver la tête d’un More on perd sa lessive , Inu-tilement on se donne beaucoup de peine pour fairecomprendre à un homme quelque chose qui passe saportée, ou pour corriger un homme incorrigible.
MOREAU, adj. m. Il se dit D’un cheval qui estextrêmement noir. Vieux.
MORELLE. s. f. Plante vénéneuse de la familledes Solanées.
MORESQUE, adj. des 2 genres. Qui a rapport auxcoutumes, aux usages, au goût des Mores. Le genre,moresque. || Subsf. féni., Danse à la manière des Mores,jj Peinture moresque , à la moresque, absol., Mores-que, peinture de caprice, représentant pour l’ordi-naire des branchages, des feuillages qui n’ont riende naturel.
MORFIL. s. m. (lat. mortuus, mort, filum , fil.)Certaines petites parties d’acier presque impercep-tibles, qui restent au tranchant d’un couteau, d’unrasoir, etc., lorqu’on les a passés sur la meule, etqu’il faut achever d’emporter pour se servir utile-ment ou du couteau ou du rasoir. || Morfid, Dentsd’éléphant séparées du corps de l’animal, et qui nesont pas encore travaillées.
MORFONDRE, v. a. (lat. —fundere, verser.) Re-froidir, causer un froid qui incommode, qui pénètre.Il Avec le pron. pers. Vous vous morfondez dans cejardin. |] Fig. et fani., avec le pron. pers., Perdrebien du temps dans l’attente d’une personne qui n’ar-rive pas, d’un succès qu’on n'obtient point. || Fig.,t. de boulaug., La pâte se morfond, Elle perd laforce de fermentation qu’elle doit avoir pour faire debon pain. || Morfondu, ue. participe.
MORFONDURE. s. f. t. d’art vétérinaire. Maladiequi vient aux chevaux lorsqu’ils ont été saisis de froidaprès avoir eu chaud.
MORGELINE. s. f. Plante à petites fleurs et à feuil-les pointues, autrement Alsine.
MORGUE, s. f. Mine, contenance grave et sérieuse,où il paraît quelque fierté, quelque orgueil. || Parext., Excès de suffisance, orgueil. Affecter de la mor-guc.
MORGUE, s. f. Endroit à l’entrée d’une prison,où l’on tient quelque temps ceux que l’on ccroue,afin que les guichetiers puissent les reconnaître ensuite.U Endroit où l’on expose les corps des personnes trou-vées mortes hors de leur domicile, afin qu’elles puis-sent être reconnues.
MORGUER. v. a. Braver quelqu’un en le regardantd’un air fier et menaçant. Vieux. || Morgue, ée. par-ticipe.
* Morguienne. Sorte de jurement.
MORIBOND , ONDE. ( lat. moribundus, mêmesignif.) Qui va mourir. Subst. Un moribond. || Être
MOR
tout moribond, Être dans un état de langueur, commesi l’on allait mourir.
MORICAUD, AUDE. adj. (grec mauros, obscur.)Qui a le visage de couleur brune. Subst. Un mori -caud. Fam.
MORIGÉNER, v. a. (lat. mores, mœurs, genero,former.) Former les mœurs de quelqu’un, l’instruireaux bonnes mœurs. Il a vieilli. || Corriger, remettre dansl’ordre et dans le devoir. Fam. || Morigéné, ée. part.
MORILLE, s. f. (On mouille les L.) sorte de cham-pignon qui vient au printemps, et dont le chapeau ade petites cavités comme une éponge ou comme unrayon de miel.
MORILLON, s. m. Sorte de raisin noir.
MORILLONS. £ m. pl. t. de joaillerie. Émeraudesbrutes qui se vendent à l’once.
MORION. s. m. (ital. morione, morion.) Sorted’armure de tête plus légère que le casque. En par-lant des anciens chevaliers.
MORNE, adj. des 2 genres, (angl. mourn, pleurer.)Triste, sombre et abattu. Visage, air, œil morne. |]Fig. , Temps morne, Temps obscurs et couvert. || Fig.,Couleur morne, Couleur sombre, obscure, qui n’ani vivacité ni éclat.
MORNE, s. m. En Amérique, petites montagnes.Le morne au Bœuf
MORNÉ, ÉE. adj. Il s’est dit, dans les tournois,Des armes dont le fer était émoussé, et qu’on appelaitaussi Armes courtoises.
MORNIFLE. s. f. Coup de la main sur le visage.Pop.
MOROSE, adj. des 2 genres, (lat. morosus, mémosignif.) Chagrin, dificile, bizarre. Humeur morose.
MOROSITÉ, s. f. Caractère morose.
MORPHINE, s. f. t. de chimie et de pharrn. Alcalivégétal qui donne à l’opium sa vertu soporifique etcalmante.
MORPION, s. m. (lat. mordere, mordre, pilus,poil.) Espèce de pou qui s’attache d’ordinaire auxendroits du corps où l’on a du poil, et qui adhèreà la peau avec tant de force, qu’on a de la peine àl’en séparer. On doit éviter de se servir de ce mot.
MORS. s. ni. (lat. mordere, mordre.) Assortimentde toutes les pièces de fer qui servent à brider uncheval, comme les branches, la gourmette, etc. ||La pièce qui se place dans la bouche du cheval pourle gouverner. Mors rude, donx. Mors à bossettes. ||Prendre les mors aux dents, se dit D’un cheval dontla bouche est tellement échauffée, qu’elle devientabsolument insensible, et qu’il s’emporte, sans quele cavalier ou le cocher puisse le retenir, le morsn’opérant pas plus d’effet sur les barres, que si lecheval le tenait serré entre les dents. || Fig. et fam.,Prendre le mors aux dents, se dit D’un homme qui,n’écoutant plus les avis ni les remontrances de ceuxqui dirigeaient sa conduite, se livre tout entier à sespassions. D’une personne qui se met en colère subi-tement. D’une personne qui, ayant été quelquetemps dans l’indolence, dans l’inaction, change toutà coi»]), et se livre au travail avec ardeur.
MORSURE, s. f. Action de mordre; Plaie, meur-trissure, marque faite en mordant. || Morsure, fig.et au sens moral, Effets de la médisance, de la ca-lomnie.
MORT. s. f. (Iat. mors, mort.) Fin, cessation dela vie. Mort naturelle, violente, prématurée. Souhai-ter, braver la mort. En poésie et dans le style sou-tenu , la mort est souvent personnifiée. La mort estsourde à nos vœux, à nos cris. || Fam., Mourir de sa