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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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MOINILLON. s. ra. Petit moiue sans considération.8e dit par mépris.

MOINS, adv. de comparaison, (lat. minus , moins.)Qui est opposé à Plus, et qui sert à marquer linfé-riorité dune personne ou dune chose comparée à unenutre ou à elle-même, sous quelque rapport de qua-lité, de quantité, daction, etc. Elle est moins jolieque sa sœur. Il n'en sera ni plus ni moins. Soyezmoins en colère. (j il ne le menace pas de moins quede lui rompre bras et jambes, Il porte ses menacesjusquà dire quil lui rompra bras et jambes. || C'estmoins que rien, se dit Dune chose de nulle considé-ration , et aussi Dune personne quon méprise. ||Moins, semploie subsl. dans plusieurs phrases diffé-rentes. Le moins que vous puissiez faire , La moindrechose que vous puissiez faire. Ils en sont sur le pluset sur le moins , Il ny a plus entre eux de débat quesur la quantité. Il faut qu'il y ait du plus ou dumoins, Il faut quon ait supposé des circonstances quine sont pas vraies, ou quon eu ait omis qui le sont.

J| Prov., Qui peut le plus, peut le moins. || Moins,subst., t. dalgèbre, Trait horizontal qui est le signede la soustraction. |J T. dimprim., Tiret long qui or-dinairement sert à séparer des phrases, ou à remplacerdes mots quon juge inutile de répéter, jj Sur et tantmoins, loc. prépositive. Eu déduction. Vieux. || À moinsde. loc. prépositive. À un prix au-dessous de. || SansUne certaine condition. || Absol., Vous ne laurez pasà moins, Pour une moindre somme. On rirait à moins,Pour une moindre cause. || À moins que. loc. conjonc-tive qui régit le subjonctif avec une négation. Si cenest que. A moins que vous ne lui parliez. j| Il seconstruit, dans le même sens, avec riuunitif et la pré-position de, sans négation. A moins que de le que-reller. On peut aussi supprimer le que. À moins detre(ou. |j Au moins , du moins, loc. conjonctives qui ser-vent à marquer quelque restriction dans les chosesdont on parle. Si vous ne voulez pas être pour lui, aumoins ne soyez pas contre. On dit à peu près de même,Tout au moins, tout du moins, pour le moins. Donnez-lui tout au moins de quoi vivre. |[ Au moins , Sur touteschoses, sert à avertir celui à qui lon parle de se sou-venir particulièrement de ce quon lui dit. Au moinsprenez-y garde . || I)e moins. Ioc. adv. De manque. ||Il sert aussi à exprimer quelque diminution, quelquerabais. On vous demande cinq francs de ce volume,vous l'aurez pour quelque chose de moins. || En moinsde , dans moins de. loc. prépositives. Dans un moindreespace de temps, jj En moins de rien. loc. adv. Très-promptement, et en fort peu de temps. || Rien moins,précédé du verbe Être, et suivi dun adjectif, a lesens de la négation. Il nest rien moins que sage, Ilnest point sage. Suivi dun substantif, il peut avoirle seus positif ou négatif, selon la circonstance. Vous> lut devez de la reconnaissance, car il nest rien moinsque. votre bienfaiteur, 11 est votre bienfaiteur. Vouspouvez vous dispenser de reconnaissance envers lui,car il nest rien moins que votre bienfaiteur, Il nestpas votre bienfaiteur. || Rien moins, ou plutôt Riende moins, avec un verbe impers., a aussi un sensnég. Il ny a rien de moins vrai que cette nouvelle,Celte nouvelle nest pas vraie. Avec un verbe actifou neutre, le sens de Rien moins serait équivoque,sil nétait déterminé par ce qui précède. Vous lecroyez votre concurrent ; il naspire à rien moins quàvous supplanter, Il nest point votre concurrent. Vousle regardez pas comme votre concurrent ; cepen-dant il naspire à rien moins quà vous supplanter,11 est votre concurrent. Dans le premier sens, Il nas-

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pire à rien moins quà vous supplanter, veut dire,Vous supplanter est la chose à laquelle il aspire h*moins; et dans le second sens, Il naspire à rienmoins quà vous supplanter, veut dire, Il naspire pasà moins quà vous supplanter.Au reste, il est bondéviter cette façon de parler, à cause de lequivoquequelle entraîne.

MOIRE, s. f. Apprêt que reçoivent, à la calandreou au cylindre, par lécrasement de leur grain, cer-taines étoffes de soie, de laine, de enton ou de lin,et qui leur communique un éclat changeant, une ap-parence ondée et chatoyante. {( Étoffe qui a reçu cegenre dapprèt.

MOIRER. v. a. Donner à une étoffe, par la pres-sion de la calandre ou du cylindre, un éclat chan-geant, une apparence ondee et chatoyante. || Moiré,ée. participe. |J Subst., Moiré métallique, Fer-blancauquel on a donné une apparence cristalline et cha-toyante.

MOIS. s. m. (ital. me.se , même signif.) Une de#douze parties de lannée. |j En général, Espace de trentejours consécutifs, de quelque jour que lon commenceà compter. Il y a un mois qu'il est parti. || T. de palais,Les parties viendi'ont au mois, Il a été ordonné quellesviendraient plaider dans un mois. || Mois, Prix con-venu pour un mois dallaitement, de location, de le-çons, de travail, etc. || Il se dit absol. Des mois degrossesse dune femme. Cette femme est dans sonseptième mois. JJ En astronom., Mois solaire, Lespacede temps que le soleil met à parcourir un des signesdu zodiaque. Mois lunaire, Lespace de temps quisécoule dune nouvelle lune à une autre. |j Fig., Moisromains, Limposition quon levait sur les États delEmpire dans les besoins extraordinaires. || Prov., Ona tous les ans douze mois, On vieillit malgré quonen ait, ou On vieillit sans seti apercevoir. || Mors,plur., Écoulement périodique des femmes.

MOÏSE, s. f. t. de cliarpeut. Il se dit de Certainespièces de bois plates assemblées deux à deux avec desboulons, et servant à maintenir la charpente.

MOISER. v. a. t. de cliarpeut. Mettre des moises.|} Moïse , ée. participe.

MOISIR, v. a. (lat. muceve, même signif.) Fairequune matière se couvre dune certaine mousse quimarque un commencement de corruption. || Il semploieplus ordinairement avec le pron. pers. Un fromage quise moisit. || Il semploie aussi comme neutre. Ce pâtécommence à moisir. || Moisi, ie. participe. || Subst.masc., Ce qui est moisi. JJ Moisissure. Cela sent lemoisi.

MOISISSURE, s. f. Espèce de végétation qui naîtsur les corps se trouve une matière végétale unieà une certaine quantité deau, et qui se développe sur-tout quand cette matière commence à entrer en pu-tréfaction. || Endroit moisi, le moisi.

MOISSINE. s. f. Faisceau de branches de vigneles grappes sont encore attachées.

MOISSON, s. f. (lat. messis, même signif.) Récoltedes blés et autres grains. Riche, abondante moisson.jj Temps de la moisson. La moisson approche, jj Prov.et fig., Il ne faut pas mettre la faucille dans la moissond'autrui, Il ne faut point empiéter sur les attributions,sur les droits dautrui. || Moisson, semploie fig. dansplusieurs phrases. Ce savant a fait une riche moissondans les archives, Il y a recueilli des matériaux pré-cieux. Cette quêteuse a fait une abondante moisson,Sa quête a produit beaucoup dargent, jj Fig. et poét.,Une moisson de lauriers, Beaucoup de succès, ungrand nombre de victoires. Ou dit dans le même sens,

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