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MOINILLON. s. ra. Petit moiue sans considération.8e dit par mépris.
MOINS, adv. de comparaison, (lat. minus , moins.)Qui est opposé à Plus, et qui sert à marquer l’infé-riorité d’une personne ou d’une chose comparée à unenutre ou à elle-même, sous quelque rapport de qua-lité, de quantité, d’action, etc. Elle est moins jolieque sa sœur. Il n'en sera ni plus ni moins. Soyezmoins en colère. (j il ne le menace pas de moins quede lui rompre bras et jambes, Il porte ses menacesjusqu’à dire qu’il lui rompra bras et jambes. || C'estmoins que rien, se dit D’une chose de nulle considé-ration , et aussi D’une personne qu’on méprise. ||Moins, s’emploie subsl. dans plusieurs phrases diffé-rentes. Le moins que vous puissiez faire , La moindrechose que vous puissiez faire. Ils en sont sur le pluset sur le moins , Il n’y a plus entre eux de débat quesur la quantité. Il faut qu'il y ait du plus ou dumoins, Il faut qu’on ait supposé des circonstances quine sont pas vraies, ou qu’on eu ait omis qui le sont.
J| Prov., Qui peut le plus, peut le moins. || Moins,subst., t. d’algèbre, Trait horizontal qui est le signede la soustraction. |J T. d’imprim., Tiret long qui or-dinairement sert à séparer des phrases, ou à remplacerdes mots qu’on juge inutile de répéter, jj Sur et tantmoins, loc. prépositive. Eu déduction. Vieux. || À moinsde. loc. prépositive. À un prix au-dessous de. || SansUne certaine condition. || Absol., Vous ne l’aurez pasà moins, Pour une moindre somme. On rirait à moins,Pour une moindre cause. || À moins que. loc. conjonc-tive qui régit le subjonctif avec une négation. Si cen’est que. A moins que vous ne lui parliez. j| Il seconstruit, dans le même sens, avec riuunitif et la pré-position de, sans négation. A moins que de le que-reller. On peut aussi supprimer le que. À moins detre(ou. |j Au moins , du moins, loc. conjonctives qui ser-vent à marquer quelque restriction dans les chosesdont on parle. Si vous ne voulez pas être pour lui, aumoins ne soyez pas contre. On dit à peu près de même,Tout au moins, tout du moins, pour le moins. Donnez-lui tout au moins de quoi vivre. |[ Au moins , Sur touteschoses, sert à avertir celui à qui l’on parle de se sou-venir particulièrement de ce qu’on lui dit. Au moinsprenez-y garde . || I)e moins. Ioc. adv. De manque. ||Il sert aussi à exprimer quelque diminution, quelquerabais. On vous demande cinq francs de ce volume,vous l'aurez pour quelque chose de moins. || En moinsde , dans moins de. loc. prépositives. Dans un moindreespace de temps, jj En moins de rien. loc. adv. Très-promptement, et en fort peu de temps. || Rien moins,précédé du verbe Être, et suivi d’un adjectif, a lesens de la négation. Il n’est rien moins que sage, Iln’est point sage. — Suivi d’un substantif, il peut avoirle seus positif ou négatif, selon la circonstance. Vous>■ lut devez de la reconnaissance, car il n’est rien moinsque. votre bienfaiteur, 11 est votre bienfaiteur. Vouspouvez vous dispenser de reconnaissance envers lui,car il n’est rien moins que votre bienfaiteur, Il n’estpas votre bienfaiteur. || Rien moins, ou plutôt Riende moins, avec un verbe impers., a aussi un sensnég. Il ny a rien de moins vrai que cette nouvelle,Celte nouvelle n’est pas vraie. — Avec un verbe actifou neutre, le sens de Rien moins serait équivoque,s’il n’était déterminé par ce qui précède. Vous lecroyez votre concurrent ; il n’aspire à rien moins qu’àvous supplanter, Il n’est point votre concurrent. Vousle regardez pas comme votre concurrent ; cepen-dant il n’aspire à rien moins qu’à vous supplanter,11 est votre concurrent. Dans le premier sens, Il nas-
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pire à rien moins qu’à vous supplanter, veut dire,Vous supplanter est la chose à laquelle il aspire h*moins; et dans le second sens, Il n’aspire à rienmoins qu’à vous supplanter, veut dire, Il n’aspire pasà moins qu’à vous supplanter. —Au reste, il est bond’éviter cette façon de parler, à cause de l’equivoquequ’elle entraîne.
MOIRE, s. f. Apprêt que reçoivent, à la calandreou au cylindre, par l’écrasement de leur grain, cer-taines étoffes de soie, de laine, de enton ou de lin,et qui leur communique un éclat changeant, une ap-parence ondée et chatoyante. {( Étoffe qui a reçu cegenre d’apprèt.
MOIRER. v. a. Donner à une étoffe, par la pres-sion de la calandre ou du cylindre, un éclat chan-geant, une apparence ondee et chatoyante. || Moiré,ée. participe. |J Subst., Moiré métallique, Fer-blancauquel on a donné une apparence cristalline et cha-toyante.
MOIS. s. m. (ital. me.se , même signif.) Une de#douze parties de l’année. |j En général, Espace de trentejours consécutifs, de quelque jour que l’on commenceà compter. Il y a un mois qu'il est parti. || T. de palais,Les parties viendi'ont au mois, Il a été ordonné qu’ellesviendraient plaider dans un mois. || Mois, Prix con-venu pour un mois d’allaitement, de location, de le-çons, de travail, etc. || Il se dit absol. Des mois degrossesse d’une femme. Cette femme est dans sonseptième mois. JJ En astronom., Mois solaire, L’espacede temps que le soleil met à parcourir un des signesdu zodiaque. Mois lunaire, L’espace de temps quis’écoule d’une nouvelle lune à une autre. |j Fig., Moisromains, L’imposition qu’on levait sur les États del’Empire dans les besoins extraordinaires. || Prov., Ona tous les ans douze mois, On vieillit malgré qu’onen ait, ou On vieillit sans s’eti apercevoir. || Mors,plur., Écoulement périodique des femmes.
MOÏSE, s. f. t. de cliarpeut. Il se dit de Certainespièces de bois plates assemblées deux à deux avec desboulons, et servant à maintenir la charpente.
MOISER. v. a. t. de cliarpeut. Mettre des moises.|} Moïse , ée. participe.
MOISIR, v. a. (lat. muceve, même signif.) Fairequ’une matière se couvre d’une certaine mousse quimarque un commencement de corruption. || Il s’emploieplus ordinairement avec le pron. pers. Un fromage quise moisit. || Il s’emploie aussi comme neutre. Ce pâtécommence à moisir. || Moisi, ie. participe. || Subst.masc., Ce qui est moisi. JJ Moisissure. Cela sent lemoisi.
MOISISSURE, s. f. Espèce de végétation qui naîtsur les corps où se trouve une matière végétale unieà une certaine quantité d’eau, et qui se développe sur-tout quand cette matière commence à entrer en pu-tréfaction. || Endroit moisi, le moisi.
MOISSINE. s. f. Faisceau de branches de vigne oùles grappes sont encore attachées.
MOISSON, s. f. (lat. messis, même signif.) Récoltedes blés et autres grains. Riche, abondante moisson.jj Temps de la moisson. La moisson approche, jj Prov.et fig., Il ne faut pas mettre la faucille dans la moissond'autrui, Il ne faut point empiéter sur les attributions,sur les droits d’autrui. || Moisson, s’emploie fig. dansplusieurs phrases. Ce savant a fait une riche moissondans les archives, Il y a recueilli des matériaux pré-cieux. Cette quêteuse a fait une abondante moisson,Sa quête a produit beaucoup d’argent, jj Fig. et poét.,Une moisson de lauriers, Beaucoup de succès, ungrand nombre de victoires. Ou dit dans le même sens,
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