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mines. |[ En général, Toute exhalaison dangereuse.
MOHATRA. adj. m. Contrat mohatra, Marchéusuraire, par lequel un marchand vend très-cher, àcrédit, ce qu’il rachète à très-vil prix, mais argentcomptant. Vieux.
MOI. (grec moi, à moi.) Pron. sing. de la premièrepersonne, des 2 genres, dont Nous est le plur.Syno-nyme réel de Je et de Me; mais non synonyme gram-matical, puisqu'il s'emploie différemment, et que,dans aucun cas, il ne peut être remplacé ni par Je nipar Me. Jj Moi, employé seul comme réponse, peut êtresujet ou régime direct, et tenir lieu d’une phrase en-tière. Qui veut aller avec lui? Moi, Je veux bien alleravec lui : il est sujet. Qui a-t-on 'voulu désigner?Moi, On a voulu me désigner : il est régime direct.Il est aussi régime direct après ne que, mis pour seu-lement. Je ne plains que moi. {( Il est encore régimedirect dans les phrases où il est ajouté à d’autres motsqui sont régimes directs. Il a renvoyé son frère etmoi. || Il entre aussi dans le sujet lorsqu’il est joint àd’autres mots qui forment le sujet. Sa mcre et moi,le lui avons défendu. |j Moi, se joint à Je, par ap-position et réduplication, pour donner plus d’énergieà la phrase, soit qu’il vienne après le verbe, Je du,moi; soit qu’il précède Je et le verbe, Moi, je dis.|| Par ellipse, Moi, trahir le meilleur de mes amis!Moi, je pourrais trahir le meilleur de mes amis! jjMot, se met de même par apposition devant ou aprèsMe. Voudriez-vous me perdre, moi votre allié? |j IIse met aussi par apposition avec Nous et Vous, lors-qu’il est accompagné d’un nom ou d’un autre pron.Vous et moi nous sommes contents de notre sort. Moiet le nom ou pron. qui lui est joint, sont tout en-semble l’apposition el l’explication de Nous. || Moi,joint à un nom ou à un autre pron., ne doit, d’aprèsles convenances de noire politesse, être placé qu’ensecond, Vous et moi, un tel et moi; à moins que lenom auquel il est joint ne soit celui d’une personnetrès-inférieure: ainsi un père dira, Moi et mon fils;\m maître, Moi et mon domestique. j| Moi, se construitencore avec les pron. Ce et 11. C’est moi qui vous enréponds. Il ny eut que lui et moi de cet avis, [j Aprèsune préposition, il n’y a que le prou. Moi qui puisseexprimer la première personne. Il a parlé de moi.|| Il en est de même après une conjonction. Monfrère et moi. || De moi, après un nom de personneou un pronom personn. également précédé de la pré-position de, se met quelquefois pour Le mien, etc.C’est le sentiment de mon frère et de moi. || Quandle verbe est à l'impératif, et que le pron. qu’il régitn’est point suivi du mot en, c’est Moi qu’il faut em-ployer après le verbe, soit comme régime simple,Louez-moi, soit comme régime indirect, où la pré-position à est sous-entendue, Reiulezmoi compte;et alors Moi se joint au verbe parmi tiret. || Quelque-fois, mais dans le discours fam. seulement, il se metpar redondance, et pour donner plus de force à cequ’on dit. Faites-mci taire ces gens-là. || Dans lemême cas, le pron. Moi se met après l’adv. de lieu y,soit comme régime direct, soit comme régime indi-rect. Vous allez à l’Opéra, menez-y-moi. ( Voyez Me.)Au contraire., l’adv. y, dans le même sens, se metaprès le pron. Nous. Menez-nous-y. |j À moi. Sorted’exclamation, pour faire venir promptement quel-qu’un auprès de soi. À moi, à moi, soldats! || Devous à moi. Façon de parler dont on se sert pourtémoigner à une personne qu’on lui parle avec sin-cérité , mais qu’on lui demande le secret. On dit dansle même sens, Ceci est de vous à moi. |l Quant à
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moi, pour moi , Autres façons de parler dont on se sertpour marquer plus particulièrement ce qu’on pense.Vous en direz ce qu’il vous plaira ; quant à moi, pourmoi, je sais bien ce qui en est. || Quant-à-moi, subst. elcomme un seul mot, Air fier ou réservé. Garder sonquant-à-moi. Fam. || Moi, subst., Attachement dequelqu’un à ce qui lui est personnel. Le moi choquel’amour-propre des autres. ]| En philos., Individualitémétaphysique d’une personne. Malgré le changementde lindividu physique, le meme moi subsiste.
MOIGNON, s. m. (lat. mancus, manchot.) Ce quireste d’un bras, d’une jambe, d’une cuisse coupés. |jPar analogie, Ce qui reste d’une grosse branche d’arbrecoupée ou rompue.
MOINAILLE, s. f. (grec monos , solitaire.) t. demépris dont on se sert pour désigner Les moines.Fam.
MOINDRE, adj. comparatif des 1 genres, (lat. mi-nor, moindre.) Plus petit en étendue ou en quantité.Cette colonne est moindre que l’autre en hauteur eten grosseur. |j Plus petit dans son genre, suivant lesdifférents subst. auxquels il se joint. Votre douleuren sera moindre. (( Moins considérable. Une étoffe demoindre valeur qu’une autre. |] Qui n’est pas si bon,ou qui est plus mauvais. Ce vin-là est moindre quel’autre. || Moindre, avec l’article, espèce de super].,Le moins considérable, le moins important, le pluspetit, etc. C’est une chose que le moindre ouvrier peutfaire. Fam., par une sorte d’exagération : Au moindrepetit bruit. || Moindre , avec l'article, et précédé d’unenégation, Aucun. Je n’en ai pas la moindre appréhen-sion. || Absolum., Les quatre moindres, Les quatreordres inférieurs ou mineurs. Voyez Mineur.
MOINE, s. m. (grec monos, solitaire.) Religieuxfaisant partie d’un ordre dont les membres vivent sousune règle commune, el séparés du monde. ||Prov.,Gras comme un moine, Fort gras. |j Prov. el lîg., L’habitne fait pas le moine, On ne doit pas juger des per-sonnes par les apparences, par les dehors. || Prov.,Attendre quelqu’un comme les moines font l’abbé, Nepas l’attendre pour dîner, quoiqu’il doive venir, jj Prov.et fig., Pour un moine l’abbaye ne faut pas, ou Pourun moine on ne laisse pas de faire un abbé, L’absenced’une personne n'empêche pas, ne doit pas empêcherqu’une affaire ne se conclue, qu’une partie ne se fasse.I) Moine lai, Laïque, ordinairement homme de guerreinvalide, que le r )i plaçait dans une abbaye de nomi-nation royale, pour y être entretenu. || Moine bourru,Prétendu fantôme que l’ignorance faisait craindre dansles campagnes. Fam., Homme de mauvaise humeur. ||Moine, Meuble de bois où l’on suspend une sorte deréchaud plein de braise pour chauffer le lit; Cylindrede bois creusé, doublé de tôle, dans lequel ou intro-duit un fer chaud pour ce même usage.
MOINEAU, s. m. Passereau, petit oiseau de plu-mage gris, qui aime à faire sou nid dans des trous demuraille. || Pot à moineau, Pot de terre qu'on attacheen dehors d'une fenêtre, afin que les moineaux yviennent faire leurs nids. || Prov. et fig., Tirer sapoudre aux moineaux, Employer pour des bagatellesson crédit, ses amis, son argent, dont on aurait puse servir plus utilement. j| Moineau, t. de fortifie..Petit bastion obtus, que l’on met au milieu d’unecourtine, pour compléter le flanquement.
MOINERIK. s. f. collectif. Les moines en général.|| L’esprit et l’humeur des moines. Ne se dit que parmépris.
MOINESSE. s. f. Religieuse. Peu usité.