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Une moisson de gloire. || Moisson, dans le langage del’Écriture, La conversion des âmes. Ce missionnairea fait une grande moisson.
MOISSONNER, v. a. Faire la récolte des blés etautres grains. || Moissonner un champ , Faire la mois-son des grains qu’il a produits. ]| Moissonner, s’em-ploie absol. On a moissonné ici. || Fig. et poét. Mois-sonner des palmes, des lauriers , Avoir de nom-breux succès, remporter beaucoup de victoires. ||Prov., d'après la Bible, Celui qui sème le -vent mois-sonnera la tempête y Celui qui veut exciter des trou-bles, sera lui-même victime de troubles plus grandsencore. || Moissonner , fig , Détruire, faire périr. Lamort a moissonné un grand nombre d’hommes. [| Mois-sonné , ée. participe.
MOISSONNEUR, EUSE. s. Celui, celle qui mois-sonne , qui coupe les blés et autres grains.
MOITE, adj. des 2 genres. ( lat. mador , humidité.)Qui a quelcjue humidité, qui est un peu mouillé.
MOITEUR, s. f. Légère humidité, qualité de cequi est moite.
MOITIÉ, s. f. (lat. medium, même signif.) L’unedes parties d’un tout divisé, partagé également endeux. || Portion, part qui est à peu près de la moitié.La moitié d’un pain , d’un poulet. || Couper, parta -ger une-chosepar la moitié, La couper, la partageren deux moitiés. |j Partager un différend, le diffé-rend par la moitié , en parlant D’un marché, Se re-lâcher des deux côtés sur ce qui empêche de con-clure. || Partager quelque chose par moitié, Prendrechacun la moitié d’une chose. || Offrir la moitié deson lit à quelqu’un, Offrir place dans son lit à quel-qu’un. On dit, dans un sens analogue, Prendre lamoitié du lit de quelqu’un. || A moitié, se dit en par-lant De terres et d’affaires commerciales, pour signi-fier que le produit doit être partagé par moitié. || Amoitié chemin, À la moitié du chemin. || À moitiéprix , Pour la moitié du prix ordinaire. || Être demoitié, se mettre de moitié avec quelqu’un, Faire unesociété dans laquelle la perte et le gain se partagentpar moitié. || Prov. et fig., En rabattre de moitié oude la moitié, en parlant D’une personne, L’es-timer bien moins qu’on 11e faisait. O11 dit aussi, pourdonner à entendre qn’un récit, un éloge, une plaintesont exagérés, fl en faut rabattre la moitié. || Moitié,fig. et fam., Une femme à l’égard de son mari. Il aperdu sa moitié. || Moitié, adv., À demi. Du painmoitié seigle, moitiéfroment. || Vaisseau moitié guêtre,moitié marchandise, Vaisseau chargé de marchan-dises , qui est armé et en état de se défendre. || Prov.et fig., Moitié guerre, moitié marchandise, se ditD’un procédé équivoque et douteux. Il signifie aussi,Moitié de force, moitié de gré. || Prov. et fig., Moitiéfigue, moitié raisin, Partie à coutre-cœur, partie debonne volonté; Partie bien, partie mal; Moitié sé-rieusement, moitié en plaisantant; etc. || Fig. et fam.,Cet homme est moitié chair, moitié poisson, O11 apeine à dire de quelles mœurs, de quel naturel ilest, ce qu’il aime, ce qu’il hait, ce qu’il veut, cequ’il ne veut pas. |] À moitié, loc. adv. En partie, àdemi. [| De moitié, loc. adv., Il a été trop long de.moitié ■ dans son discours ; etc ., Il a été beaucoupplus long qu’il ne fallait; etc.
MOKA. s. m. Le café qui vient de Moka.
MOL, OLLE. adj. Voyez Mou.
MOLAIRE, adj. f. (Iat. molaris, même signif.) Ilse dit Des grosses dents qui servent à broyer les ali-ments, et qu’on appelle autrement Mâchelières. ||-Subst. Les molaires.
MOL
MÔLE. s. f. (lat. moles, masse.) Masse informe etinanimée, dont les femmes accouchent quelquefois.
MÔLE. s. m. Jetée de pierres fondée dans la mer,à l’entrée d’un port, pour rompre l'impétuosité desvagues, et pour mettre les vaisseaux plus en sûreté.
MOLECULAIRE, adj. des 2 genres. Qui appartient,qui a rapport aux molécules.
MOLÉCULE, s. f. Petite partie d’un corps.
MOLÈNE. s. f. l. de botan. Genre de piaules lai-neuses.
MOLESTER, v. a. (lat. molestare, même signif.)Vexer, tourmenter de quelque manière que ce soit,inquiéter par des embarras suscités mal à propos. ||Molesté, ée. participe.
MOLETTE, s. f. (lat. mola, meule.) Partie del’éperon qui sert à piquer le cheval. || Molette, (lat.mollis, mou.) Maladie des chevaux, qui consiste enune tumeur molle à la jambe. || Molette, (lat. mola,meule.) Morceau de marbre, de verre, etc., dont labase sert à broyer des couleurs ou d’autres corps, surle marbre, le verre, etc.
MOLINISME, s. ni. Sentiment, opinion de Molinaet de scs sectateurs sur la grâce.
MOLINISTE. s. et adj. des 2 genres. Qui suit l’opi-nion de Molina.
MOLLAH, s. m. (On fait sentir les deux L.) Prêtremusulman qui fait, à certaines heures, la prière surle toit de la mosquée.
MOLLASSE, adj. des 2 genres. (lat. mollis, mou.)Qui est désagréablement mou au toucher. || Étoffe quin’a pas assez de consistance.
MOLLEMENT, adv. D’une manière molle. Êtrecouché mollement, être assis mollement, Être couchédans un bon lit, être assis sur un siège bien mollet.|| Mollement, fig., Avec un abandon gracieux. ||Faiblement, lâchement, sans vigueur. Agir , travaillermollement, jj D’une manière molle et efféminée.
MOLLESSE, s. f. Qualité de ce qui est mou. Sonplus grand usage, au propre, est dans le style didac-tique. La mollesse des chairs. || En parlant Du cli-mai, température douce et molle. || Il se dit aussi Dela coinpîexion, du tempérament des personnes. || T.de peint, et de sculpt., La mollesse des chairs, L’imi-tation vraie de la flexibilité, de la morbidesse deschairs. La mollesse du pinceau, Le défaut de fermetédans le maniement du pinceau. || Mollesse, fig.,Manque de vigueur et de fermeté dans le caractère,dans la conduite, dans les mœurs. Il agit avec mol-lesse. || Excès d’indulgence. || Délicatesse d’une vieefféminée. || Mollesse, en littérature, Abandon gra-cieux , douceur de pensées et de style.
MOLLET, ETTE. adj. Diminutif de Mou. Qui aune mollesse agréable et douce au toucher. Un litmollet. || Pain mollet , Sorte de petit pain blanc qui estléger et délicat. || OEufs mollets, Œufs à la coque,œufs cuits de manière que le blanc et le jaune restentliquides. || Fam., Avoir les pieds mollets, seditd’Cnepersonne qui marche encore avec peine après uneattaque de goutte.
MOLLET, s. m. Le gras de la jambe.
MOLLETON, s. m. Étoffe de laine, de coton oude soie, tirée à poil, d’un seul côté ou des deuxcôtés, douce, chaude et mollette.
MOLLIFIER. v. a. (Iat. — facere, faire.) t. demédec.Rendre mou et fluide. Mollifierles humeurs. ||Mollifié, ée. participe.
MOLLIR, v. 11. Devenir mou. || Manquer de force,faiblir, fléchir. Ce cheval commence à mollir. || Ausens moral, Céder trop aisément dans uue occasion